revue de web libertes et internets

Une revue de web thématique compilée (presque) quotidiennement par Yann Le Grand et Grégoire Seither
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[REVUE DE WEB] INTERNETS ET LIBERTÉS
06.12.03
http://www.libertes-internets.net/


LA DATE DU JOUR

6 Décembre 1793

Madame du Barry, maîtresse de Louis XV et femme d'influence est guillotinée à Paris sur la place de la Concorde. La gazette écrit "Elle criait si fort, dénoncait l'injustice de son sort avec tant d'ardeur, suppliait la foule horrible qui entourait l'échaffaud avec des paroles si enflammées que le peuple se mit à gronder et le bourreau dut se dépécher de faire son office, de peur qu'une révolte n'éclate". Trotsky le bolchévik et Heydrich le nazi s'inspireront de cet évènement pour recommander que les exécutions se fassent dans la discrétion, loin des regards et des "tentations théâtrales de la victime".

6 Décembre 1989

A Montréal, au Québec, Mark Lepine fait irruption dans un amphi de l'université de Montréal. Après avoir séparé les hommes des femmes, il ouvre le feu sur les étudiantes avant de se suicider. 14 femmes sont tuées. Amateur de violence, obsédé par les films de guerre, Mark n'avait pas beaucoup de succès auprès des femmes et il s'était convaincu que c'était la faute aux féministes qui pervertissent les femmes. Dans sa lettre d'adieu il écrit "Je dois mettre ces viragos hors d'état de nuire... les féministes ont gâché ma vie"


INFORMATIONS GENERALES

MANIFESTATION DU 6 DÉCEMBRE : TOUS CONTRE LE RMA

[Politis 04.12.03]
La solidarité morale ne suffit pas. Face aux mesures gouvernementales qui organisent la précarité, il faut opposer un front commun. Tel est en substance le credo des animateurs de l’appel Pour une alternative à gauche, plus connu sous le nom de Ramulaud, le restaurant où ce texte a été élaboré. À quelques jours de la manifestation du 6 décembre « contre le chômage et la précarité », appelée par les collectifs AC !, MNCP, APEIS et CGT-Chômeurs, les « Ramulaud » entendent mobiliser contre le Revenu minimum d’activité (RMA). Ils veulent aussi réaffirmer, à cette occasion, la nécessité d’un travail en commun des partis, syndicats et associations, sans lequel les uns se perdent dans les logiques institutionnelles, tandis que les autres s’épuisent dans des luttes isolées.

« L’instauration du RMA n’est pas seulement une attaque contre les précaires. Elle constitue une remise en cause de fond du code du travail » , a fait valoir Henri Mermet, lors d’une conférence de presse. Forts de ce constat, les « Ramulaud » ne sont pas loin de penser que le peu d’empressement des organisations politiques et syndicales à soutenir les chômeurs dans ce combat constitue une faute lourde.

Non seulement le RMA, présenté comme un dispositif d’insertion, va enfermer un peu plus les chômeurs dans l’exclusion en privant les « RMAstes » des droits au chômage et à la retraite normalement attachés à la fiche de paie, mais il est aussi « une machine de guerre contre le Smic » , prévient Bernard Calabuig. Pour 20 heures hebdomadaires, un RMAste touchera 545 euros mais l’employeur ne déboursera que 183 euros, le reste de la somme (l’équivalent du RMI) étant versé à ce dernier par le conseil général. « On détourne ainsi de l’argent public pour en faire du lucratif » , analyse Alain Ternot, étonné que cela ne fasse pas plus réagir les citoyens-contribuables.
http://www.politis.fr/article.php3?id_article=775


Stéphane Beaud et Michel Pialoux analysent les raisons du basculement dans le vote FN.

LES OUVRIERS, VICTIMES ET COCUS DE L'HISTOIRE
Raisons d'un vote identitaire

[Joss - Chiche ! 27 septembre 2003]
La figure du « travailleur », fier de son travail et de sa contribution à la production, ou celle de l’ouvrier adossé et soutenu par sa classe, porteuse d’histoire et d’espoirs politiques, a largement disparu. Les raisons en sont tout d’abord, la crise qui, en détruisant les bastions industriels, en fragilisant les ouvriers professionnels, a laminé la représentation du monde ouvrier qu’avaient porté aussi bien le PCF et la CGT que la CFDT et les courants catholiques de gauche. En ce sens, l’affaiblissement du monde ouvrier ne tient pas seulement à une série de basculements économique, mais aussi à une série de transformations intellectuelles fondée sur des analyses à demi savantes, comme celle prévoyant la troisième révolution industrielle et l’extinction des ouvriers devenus archaïques. (...)

Précarisation, désaffiliation, stigmatisation : les ouvriers se tournent vers le vote FN, vote qui doit être analysé comme un symptôme de la spirale de dévalorisation et d'auto-dévalorisation qui s'est emparée de feu la classe ouvrière. Le racisme s'enracine dans les classes populaires, notamment parce que le FN rend sa fierté à une partie de l'ancien peuple de gauche, la nationalité (assimilée à la « race ») étant désormais la seule identité possible des oubliés du système.

Face à cela, les traditionnelles luttes anti-fascistes sont impuissantes : pire, exprimant souvent un racisme de classe débridé (les « prolos abrutis » qui votent Le Pen), elles peuvent même aviver chez ces électeurs frontistes le sentiment d'être dans leur camp en votant FN, celui des honnêtes gens qui travaillent dur, qui voudraient bien retirer les dividendes de leur nationalité française, qui voudraient bien être plus protégés contre toutes les menaces auxquelles ils font face dans leur vie quotidienne.
http://www.chicheweb.org/article.php3?id_article=252



SPECIAL DEDICACE

Putain ! Mille dollars par jour ? On signe où ?

BLACK-OUT SÉCURITAIRE DES AMÉRICAINS EN IRAK
Les attaques contre les expatriés travaillant à la reconstruction sont dissimulées.

[Libération jeudi 04 décembre 2003]
L'administration provisoire américaine dissimule-t-elle les attaques de la guérilla irakienne contre les civils étrangers, qu'ils soient entrepreneurs, ingénieurs, pétroliers ou gardes de sécurité, travaillant à la reconstruction de l'Irak ? A l'évidence, oui. Certes, elle enregistre chaque incident armé mais se garde de le porter à la connaissance du public. Même pas lorsqu'il en résulte des victimes parmi ces civils, tués ou blessés. C'est la grande différence avec les armées de la coalition qui, chaque jour, font état des pertes qu'elles ont pu subir. Pourtant, les expatriés civils paient aussi leur tribut en Irak. Ainsi, pendant la seule période du 15 au 19 novembre, selon une source au sein de l'administration, au moins une action armée les prenant pour cible s'est produite chaque jour en Irak, ce qui en fait le pays le plus dangereux du monde pour le personnel expatrié. (...)
http://www.liberation.fr/page.php?Article=162260


Un américain vaut mille fois plus qu'un Irakien

«ENTHOUSIASTES».

[Libération jeudi 04 décembre 2003]
Interrogé à Bagdad sur ces attaques, Francis Canavan, un porte-parole de Bechtel, le premier groupe américain d'ingénierie et de BTP, s'est refusé au moindre commentaire, invoquant «des raisons de sécurité». Il s'est borné à indiquer que chaque incident était rapporté à l'Autorité provisoire et que les salariés de cette compagnie étaient «enthousiastes» à l'idée de travailler en Irak. Il faut dire que les salaires sont à la hauteur des risques encourus. Un ingénieur américain ou britannique gagne quelque 1 000 dollars par jour en Irak, 1 200 pour un garde de sécurité étranger travaillant pour une firme américaine. A titre de comparaison, un vigile irakien touche un peu plus de 1 dollar pour le même travail.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=162260



ISRAEL - PALESTINE - LA PAIX MAINTENANT ?

Du PS à Proche-Orient.info, en passant par la LDH et le CRIF partout le LIKOUD avance ses pions.
Objectif: le Grand Israël et la déportation des palestiniens une fois pour toutes. (greg)

PROCHE-ORIENT : LE TROUBLE DES SOCIALISTES

[Denis Sieffert - Politis n°777]
L’apparition d’un cercle animé par des amis de M. Strauss-Kahn accentue le malaise de nombreux socialistes à propos de l’attitude du parti à l’égard du conflit israélo-palestinien. L’absence de débats met en évidence des prises de position individuelles qui finissent par identifier le PS à la politique coloniale israélienne. Comme si les socialistes français avaient suivi la dérive d'une certaine gauche israélienne. Retour sur une longue histoire.

Le conflit israélo-palestinien fait tanguer le parti socialiste. Certes, le vieux navire en a vu d’autres. Mais plusieurs responsables de fédérations constatent que le fossé se creuse dangereusement entre une base très majoritairement pro-palestinienne et une direction perçue, à tort ou à raison, comme pro-israélienne. L’affaire Boniface, au printemps dernier, avait agi comme un révélateur. Et la récente création dans la mouvance socialiste d’un Cercle Léon-Blum, aux desseins pour le moins ambigus, relance le débat. On se souvient qu’au lendemain du congrès de Dijon, en mai dernier, le directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) avait été sèchement relevé de ses fonctions de délégué national. Le torchon brûlait avec une partie de la direction depuis que l’expert en relations internationales avait adressé à François Hollande, Premier secrétaire du PS, et Henri Nallet, alors président de la commission internationale, une note dans laquelle il conseillait un rééquilibrage de la position du parti dans le conflit israélo-palestinien.

Pascal Boniface estimait notamment « qu’on ne peut mettre sur un même plan l’occupant et l’occupé ». Il notait encore qu’on « ne combattra pas l’antisémitisme en légitimant l’actuelle répression des Palestiniens par Israël ». Et il concluait en mettant en garde la direction du PS contre le sentiment de jeunes Beurs de banlieue : « Une attitude jugée déséquilibrée au Proche-Orient ú et bien sûr, pensent-ils, une fois de plus en défaveur des Arabes vient confirmer que la communauté arabo-musulmane n’est pas prise en compte ou est même rejetée par la famille socialiste. » Il n’en fallait pas plus pour que cette note, et une tribune dans Le Monde du 4 août 2001 qui en reprenait l’essentiel, soit jugée « à la limite de l’antisémitisme » par l’ambassadeur d’Israël en France, Élie Barnavi. Le signal était donné pour ce que Pascal Boniface a qualifié de « fatwa à Paris » (1). Messages de haine, insultes, menaces physiques, pressions sur le conseil d’administration de l’Iris pour obtenir le licenciement du paria, l’affaire a rapidement pris une ampleur insoupçonnée. Ainsi, le député UMP Pierre Lellouche, membre du CA de l’Iris, démissionna de cette instance et ne manqua pas de le faire savoir à l’hebdomadaire Actualités juives.

L’étonnant, au-delà de la disproportion des réactions d’hostilité en regard du propos de Pascal Boniface, c’est la rapide propagation de l’information sur la place publique. Un homme joua dans cette campagne un rôle particulier. Il s’agit de l’un des responsables de la fédération socialiste du Val-de-Marne, Laurent Azoulay. La haine tenace, il diffusait dans le parti, au lendemain du 21 avril 2002, une lettre circulaire sobrement titrée : « Le Pen doit remercier Pascal Boniface. » Il y spéculait sur le fait que la prise de position du délégué national aurait poussé « une grande partie de la communauté juive » à « massivement » apporter son soutien à Alain Madelin... « l’un des rares candidats, ajoutait-il, à prendre une position claire et courageuse sur le Proche-Orient ». Puis, comme se ravisant devant l’énormité de son propos, Laurent Azoulay ajoutait : « Le vote juif n’existe pas... sauf quand on le provoque. »

Un an et demi après, et avec ses prolongements du congrès de Dijon, l’affaire Boniface reste aujourd’hui encore comme un traumatisme au sein du parti. « La direction n’a pas été courageuse », avoue un haut responsable socialiste qui a requis l’anonymat. Ce qui tendrait à prouver que le courage en la matière n’est décidément pas facile. Rares ont d’ailleurs été ceux qui ont osé s’émouvoir directement du départ de l’expert auprès de François Hollande. C’est le cas notamment de la sénatrice Monique Cerisier Ben Guiga. Dans une lettre adressée au Premier secrétaire en juillet 2003, elle estimait que « l’engagement pro-israélien inconditionnel de la direction de notre parti contredit ses principes et lui fait perdre beaucoup d’audience en France et dans le monde ». Guy Lengagne, député du Pas-de-Calais, au retour d’une mission en Israël et en Palestine, écrivait avoir eu « honte » « en tant que socialiste » en apprenant la mise à l’écart de Pascal Boniface. Mais à la base du parti, on n’a guère eu vent de ces protestations. Et on ignore plus encore les critiques formulées dans les couloirs de la rue de Solferino. D’où le sentiment qu’une chape de plomb s’était abattue sur le parti.

La plaie encore vive s’est rouverte avec l’apparition publique d’un Cercle Léon-Blum où se retrouvent quelques-uns des censeurs les plus opiniâtres de Pascal Boniface, à commencer par Laurent Azoulay lui-même, qui en est le président. Créé en mai dernier, ce cénacle se présente comme l’instrument d’une bataille sans concessions pour les valeurs de la République, pour la laïcité, et contre l’antisémitisme. Autant d’objectifs louables. Mais dans sa première expression publique, un quatre pages diffusé à l’université d’été du PS, fin août à La Rochelle, les responsables du cercle ne manquaient pas de s’en prendre vivement à Pascal Boniface, décidément l’homme à abattre.

Plus éclairant encore : la secrétaire générale adjointe du cercle, Véronique Bensaid, signait le seul article de ce document (hormis la présentation du cercle lui-même) sous le titre « Sionisme antisionisme », qui laissait supposer que la défense des valeurs de la République ne serait peut-être pas la seule vocation du nouveau club de discussion. L’auteur y définissait le sionisme comme « le mouvement politique de libération national du peuple juif », et une « variante du socialisme européen ». Ce qui en effet condamne les Palestiniens à un antisocialisme définitif...

Plus fâcheux encore, Véronique Bensaid constatait avec effroi que « l’antisionisme nous dépeint le sionisme comme un mouvement colonial. » Connaissant mal l’histoire du mouvement dont elle se réclame, la responsable du Cercle Léon-Blum semble ignorer que ce ne sont pas les « antisionistes », mais le fondateur du sionisme, Theodor Herzl lui-même, qui définissait le sionisme comme « un mouvement colonial » (2).

Enfin, et pour faire bonne mesure, elle récusait le mot « colonie », qui ne peut être, selon elle, que « l’exploitation d’un territoire étranger ». « Peut-on parler de territoire étranger, s’interrogeait-elle, lorsque le lien qui unit les juifs à Israël est ancestral ? »

À lire ces lignes, on éprouve un sérieux malaise. En effet, s’il n’est plus permis d’employer le mot « colonie » pour désigner les implantations israéliennes en Cisjordanie et à Gaza, c’est que ces territoires sont unis à Israël par un « lien ancestral ».

On le voit, un tel discours reproduit jusqu’à la caricature l’embrouillamini habituel confondant l’existence d’Israël dans les frontières de 1967 et les rêves annexionnistes de la droite israélienne dans les territoires palestiniens. D’où l’idée qui se répand, chez beaucoup de militants, que le Cercle Léon-Blum est surtout destiné à instrumentaliser la lutte pour la laïcité et contre l’antisémitisme au profit d’un soutien à la politique d’Ariel Sharon. D’autant plus que le document n’évoque à aucun moment les droits des Palestiniens à un État aux côtés d’Israël. Les craintes n’ont pas été dissipées, c’est le moins que l’on puisse dire, par la furieuse réunion du cercle, dimanche 23 novembre. Ils étaient quelque cinq cents personnes dans une salle des fêtes de la mairie du XIIIe arrondissement en surchauffe où dérapages et surenchères se sont multipliés, mêlant tout : antisémitisme, antisionisme, forum social européen, islamisme...

Une salle saisie par le délire quand un orateur s’est exclamé : « Oui, antisionisme égale antisémitisme » pour mieux inviter une assistance tout acquise « à comprendre l’attitude de Sharon ». À la sortie, un militant parisien qui avait espéré autre chose commentait, désabusé : « J’ai assisté à une grand-messe bien pro-israélienne et bien sectaire ». Mais il est vrai que le cercle Léon-Blum, s’il s’inscrit dans la mouvance socialiste, n’est pas une officine du parti. Il n’empêche ! Son discours, d’une impeccable homogénéité (3), couvrira pour longtemps la parole officielle du parti.
http://www.politis.fr/article.php3?id_article=765



CYBER-GUERRE - SONS DE BOTTES - PROPAGANDE

Henry Kissinger: une véritable ordure du XXè Siècle
et il est loin d'être à la retraite !!! (greg)

COMMENT HENRY KISSINGER A APPORTÉ SON SOUTIEN À LA JUNTE MILITAIRE ARGENTINE

[AP 04.12.03]
L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger a donné son accord verbal à la "sale guerre" menée entre 1976 et 1983 par la dictature militaire argentine contre les opposants et militants de gauche, selon des archives américaines obtenues par un organisme de surveillance de la liberté de l'information. "Nous souhaitons votre réussite", a déclaré l'ancien chef de la diplomatie américaine au ministre argentin des Affaires étrangères de l'époque, l'amiral Cesar Augusto Guzzetti, au cours d'une rencontre à New York le 7 octobre 1976, selon les archives du gouvernement américain rendues publiques jeudi par les "Archives de la sécurité nationale", un organisme basé à Washington.

Henry Kissinger n'a pas répondu aux sollicitations de l'Associated Press pour commenter ces révélations, mais, par le passé, il a plusieurs fois nié avoir jamais fermé les yeux sur des violations des droits de l'homme. L'ancien secrétaire d'Etat est de plus en plus critiqué aux Etats-Unis pour le soutien apporté dans les années 1970 par l'administration américaine à des gouvernements autoritaires en Amérique latine et en Asie du sud-est dans le cadre de sa lutte contre l'expansion du communisme dans le monde. Tout au long des sept pages de transcription marquées "secret", Kissinger explique à Guzzetti que la question des violations des droits de l'homme se fait plus pressante en Argentine.

Il apporte néanmoins son soutien à la junte militaire alors au pouvoir depuis un coup d'Etat du mois de mars. "Ecoutez, notre position de base est que nous souhaitons votre réussite", déclare-t-il, selon ces documents rapportés dans un premier temps par le "Miami Herald". "Je suis vieux jeu et je crois que les amis doivent être soutenus. Le plus vite vous réussirez, le mieux ce sera", ajoute-t-il.

Le prix Nobel de la paix 1973 (sic !!!!) explique encore que les parlementaires américains qui posaient la question des droits de l'homme ne comprenaient pas totalement la situation en Argentine. "Ce que comprennent les Etats-Unis, c'est qu'il y a une guerre civile. On lit des choses sur les problèmes des droits de l'homme, mais pas sur le contexte", affirme-t-il. "Si vous pouviez terminer avant le retour du Congrès, ce serait mieux", ajoute-t-il. "Nous ne vous poserons aucune difficulté non-nécessaire. Quelles que soient les libertés que vous restaurerez, cela aidera". L'amiral Guzzetti lui assure alors que la "lutte" de la junte contre les militants de gauche sera terminée avant la fin de l'année 1976. La junte militaire a lancé sa répression contre les opposants et militants de gauche en mars 1976, débutant ainsi six années d'une dictature au cours de laquelle 8.900 personnes disparaîtront, selon les chiffres gouvernementaux. Les groupes de défense des droits de l'homme évoquent, eux, 30.000 disparitions.
http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20031205.FAP4493.html?0533


Kissinger n'a pas fait que cela, Vietnam, Amérique du Sud, Europe, Indonésié... la liste de ses crimes est longue...

KISSINGER WATCH

[International Campaign against Impunity]
To many, Henry Kissinger epitomizes the failure of the Western world to pay serious attention to the grave crimes committed by its leadership. In response, the KissingerWatch bulletin is designed to examine this specific case of impunity, to provide information about Kissinger's alleged role in the violation of human rights worldwide, to kindle debate, and to facilitate the exchange of opinions among experts and activists.
http://www.icai-online.org/kissingerwatch


Bavure sécuritaire ? Racisme anti-musulman ?
En tout cas l'aumonier musulman de Guantanamo n'était pas un espion.

GUANTÁNAMO CHAPLAIN AND HIS WIFE SPEAK OUT

[The NY Times 05.12.03]
(Mr. Yee) quickly became a cause célèbre for advocacy groups across the country who accuse the government of trumping up an espionage case against him. On Thursday, Captain Yee spoke publicly for the first time with some of those supporters, many of whom have likened his case to that of the Los Alamos scientist Wen Ho Lee, to thank them for letter-writing campaigns and protests on his behalf.

Captain Yee was held in solitary confinement in a South Carolina Navy brig for nearly three months while he was under investigation, permitted only two 15-minute telephone calls a day after a month and, his lawyers said, barred from speaking Arabic to his wife, whom he met while studying Islam in Syria in 1997.

He was released last week without any espionage charges brought against him. But in a twist that Mrs. Yee said was more devastating than the espionage investigation, the military has charged him with adultery — a violation of military code — and possession of pornography, in addition to charges that he had disobeyed orders by taking classified information home.
http://www.nytimes.com/2003/12/05/national/05YEE.html?th



LIBERTES PUBLIQUES - LSQ - LSI - LEN - CENSURE

Le Pentagone aurait tenté de monter sa propre officine de propagande

PENTAGON AND BOGUS NEWS: ALL IS DENIED

[The NY Times 05.12.03]
Early last year Defense Secretary Donald H. Rumsfeld disbanded the Pentagon's Office of Strategic Influence after it became known that the office was considering plans to provide false news items to unwitting foreign journalists to influence policymakers and public sentiment abroad. But a couple of months ago, the Pentagon quietly awarded a $300,000 contract to SAIC, a major defense consultant, to study how the Defense Department could design an "effective strategic influence" campaign to combat global terror, according to an internal Pentagon document. Sound familiar?

Senior Pentagon officials said Thursday that they were caught unawares by the contract and insisted its language was a "poor choice of words" by a low-level staffer. They said the work did not reflect any backdoor effort to resurrect the discredited office and was merely a study to understand Al Qaeda better and find ways to combat it. "We are not recreating that office," said Thomas O'Connell, the assistant secretary of defense for special operations and low-intensity conflict, the policy arm of the Pentagon that deals with the military's most secretive operators and whose staff wrote the document.
http://www.nytimes.com/2003/12/05/politics/05STRA.html?th


Le gouvernement anglais voudrait récupérer vos cartes de fidélité de supermarché afin de savoir ce que vous achetez et, le cas échéant vous suggérer un régime - ou bien vous faire payer la sécu plus cher si vous achetez trop de sucreries, matières grasses et alcool..

TESCO REJECTS MPS' PLEAS TO HELP CUT OBESITY IN CHILDREN

[The UK Telegraph 05/12/2003]
Tesco yesterday rejected several requests from MPs for help in reducing childhood obesity , saying it had a duty to put its customers and shareholders ahead of healthy eating concerns. Members of the health select committee investigating the obesity crisis put forward several suggestions to supermarket executives, asking them to encourage their customers to buy healthier, lower fat foods.

The MPs suggested that loyalty cards could be used to identify customers who bought excessive amounts of foods high in fat, sugar and salt, and asked whether supermarkets could use this information to promote healthier alternatives to these customers.
http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2003/12/05/ntesco05.xml&sSheet=/news/2003/12/05/ixhome.html


SUPERMARKET LOYALTY CARDS COULD BE USED TO MONITOR EATING HABITS

[The Guardian UK 05.12.03]
David Hinchliffe, the MP who was instrumental in securing a ban on tobacco advertising earlier this year, suggested supermarkets' loyalty cards could be used to monitor eating habits."
http://media.guardian.co.uk/advertising/story/0,7492,1099981,00.html


Vive la réforme de la sécurité à la sauce néo-libérale :
les soins sont moins bons mais les entreprises pharmaceutiques gagnent plus...
Transmis à Madelin, Mattei et Raffarin qui veulent imposer la même chose.

HOSPITALS SAY THEY'RE PENALIZED BY MEDICARE FOR IMPROVING CARE

[The NY Times 05.12.03]
A network of hospitals in Utah and Idaho says its life-saving initiatives have resulted in lower Medicare reimbursements. "The health care system is perverse. The payments are perverse. It pays us to harm patients, and it punishes us when we don't." (DR. BRENT C. JAMES, of Intermountain Health Care, on Medicare reimbursements).
http://www.nytimes.com/2003/12/05/business/05UTAH.html?th


Par contre vous pouvez encore acheter du "Vin Mussolini"
ainsi que du "Vin Pinochet" et même du "Vin Berlusconi"...

LEGAL ACTION TAKEN ON 'HITLER WINE'

[Reuters December 05, 2003]
Belgium's official anti-racism center said on Friday it was preparing legal action to stop imports of an Italian wine with labels depicting Adolf Hitler and other leading Nazis.
http://reuters.us.ed10.net/t/RNWXS/PR52G/FW/7257F



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