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NON A LA CENSURE - boycottez les majors liberticides !

05/06/04



LA DATE DU JOUR

6 JUIN : COMMÉMORATION OU MYSTIFICATION ?

[Nico Hirtt 05.06.04]
Par leur accumulation et par leur caractère unilatéral, les commémorations du soixantième anniversaire du Débarquement sont en train d'installer, dans la conscience collective des jeunes générations, une vision mythique, mais largement inexacte, concernant le rôle des Etats-Unis dans la victoire sur l'Allemagne nazie. L'image véhiculée par les innombrables reportages, interviews d'anciens combattants américains, films et documentaires sur le 6 juin, est celle d'un tournant décisif de la guerre. Or, tous les historiens vous le diront : le Reich n'a pas été vaincu sur les plages de Normandie mais bien dans les plaines de Russie.

Rappelons les faits et, surtout, les chiffres.

Quand les Américains et les Britanniques débarquent sur le continent, ils se trouvent face à 56 divisions allemandes, disséminées en France, en Belgique et aux Pays Bas. Au même moment, les soviétiques affrontent 193 divisions, sur un front qui s'étend de la Baltique aux Balkans. La veille du 6 juin, un tiers des soldats survivants de la Wehrmacht ont déjà enduré une blessure au combat. 11% ont été blessés deux fois ou plus. Ces éclopés constituent, aux côtés des contingents de gamins et de soldats très âgés, l'essentiel des troupes cantonnées dans les bunkers du mur de l'Atlantique. Les troupes fraîches, équipées des meilleurs blindés, de l'artillerie lourde et des restes de la Luftwaffe, se battent en Ukraine et en Biélorussie. Au plus fort de l'offensive en France et au Benelux, les Américains aligneront 94 divisions, les Britanniques 31, les Français 14. Pendant ce temps, ce sont 491 divisions soviétiques qui sont engagées à l'Est.

Mais surtout, au moment du débarquement allié en Normandie, l'Allemagne est déjà virtuellement vaincue. Sur 3,25 millions de soldats allemands tués ou disparus durant la guerre, 2 millions sont tombés entre juin 1941 (invasion de l'URSS) et le débarquement de juin 1944. Moins de 100.000 étaient tombés avant juin 41. Et sur les 1,2 millions de pertes allemandes après le 6 juin 44, les deux tiers se font encore sur le front de l'Est. La seule bataille de Stalingrad a éliminé (destruction ou capture) deux fois plus de divisions allemandes que l'ensemble des opérations menées à l'Ouest entre le débarquement et la capitulation. Au total, 85% des pertes militaires allemandes de la deuxième guerre mondiale sont dues à l'Armée Rouge (il en va différemment des pertes civiles allemandes : celles-ci sont, d'abord, le fait des exterminations opérées par les nazis eux-mêmes et, ensuite, le résultat des bombardements massifs de cibles civiles par la RAF et l'USAF).

Le prix payé par les différentes nations est à l'avenant. Dans cette guerre, les Etats Unis ont perdu 400.000 soldats, marins et aviateurs et quelques 6.000 civils (essentiellement des hommes de la marine marchande). Les Soviétiques quant à eux ont subi, selon les sources, 9 à 12 millions de pertes militaires et entre 17 et 20 millions de pertes civiles. On a calculé que 80% des hommes russes nés en 1923 n'ont pas survécu à la Deuxième Guerre Mondiale. De même, les pertes chinoises dans la lutte contre le Japon - qui se chiffrent en millions - sont infiniment plus élevées - et infiniment moins connues - que les pertes américaines.

Ces macabres statistiques n'enlèvent bien évidemment rien au mérite individuel de chacun des soldats américains qui se sont battus sur les plages de Omaha Beach, sur les ponts de Hollande ou dans les forêts des Ardennes. Chaque GI de la Deuxième guerre mondiale mérite autant notre estime et notre admiration que chaque soldat russe, britannique, français, belge, yougoslave ou chinois.

Par contre, s'agissant non plus des individus mais des nations, la contribution des Etats Unis à la victoire sur le nazisme est largement inférieure à celle que voudrait faire croire la mythologie du Jour J.

Ce mythe, inculqué aux générations précédentes par la formidable machine de propagande que constituait l'industrie cinématographique américaine, se trouve revitalisée aujourd'hui, avec la complicité des gouvernements et des médias européens. Au moment ou l'US-Army s'embourbe dans le Vietnam irakien, on aura du mal à nous faire croire que ce serait le fait du hasard...

Alors, bien que désormais les cours d'histoire de nos élèves se réduisent à l'acquisition de « compétences transversales », il serait peut-être bon, pour une fois, de leur faire « bêtement » mémoriser ces quelques savoirs élémentaires concernant la deuxième guerre mondiale :

- C'est devant Moscou, durant l'hiver 41-42, que l'armée hitlérienne a été arrêtée pour la première fois.

- C'est à Stalingrad, durant l'hiver 42-43, qu'elle a subi sa plus lourde défaite historique.

- C'est à Koursk, en juillet 43, que le noyau dur de sa puissance de feu - les divisions de Pantzers - a été définitivement brisé (500.000 tués et 1000 chars détruits en dix jours de combat !).

- Pendant deux années, Staline a appelé les anglo-américains à ouvrir un deuxième front. En vain.

- Lorsqu'enfin l'Allemagne est vaincue, que les soviétiques foncent vers l'Oder, que la Résistance - souvent communiste - engage des révoltes insurrectionnelles un peu partout en Europe, la bannière étoilée débarque soudain en Normandie...

Nico Hirtt
Enseignant, écrivain (auteur de "L'école prosituée", ed Labor).
http://users.skynet.be/aped


6 JUIN 44 : CE QU'ON NE VOUS DIRA PAS DEMAIN
POURQUOI FORD, GM ET ESSO ONT-ELLES ARMÉ HITLER ?

[MICHEL COLLON 05.06.04]
"Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45!" Combien de fois, l'ai-je entendue celle-là! Sur les bancs de l'école. Mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA. 1940-1945, la seule 'bonne' guerre US? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l'historien Jacques Pauwels (1).

Ses documents irréfutables prouvent qu'une grande artie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan...

Pire. La grande nouveauté stratégique d'Hitler, ce fut le "Blitzkrieg", la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au coeur de l'adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l'essence.. L'Allemagne n'ayant aucun des deux, c'est Esso qui a fourni l'essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

"Que cette guerre dure le plus longtemps possible!"

Pauwels montre que :
- Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40.

- Cela n'a changé qu'au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l'agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.

En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

D'un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l'autre côté, ils s'enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d'ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

Henry Ford : "Ni les Alliés, ni l'Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu'à ce que tous deux s'effondrent."

Le futur président Harry Truman, 1941 : "Si l'Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l'Allemagne, afin qu'il en meure le maximum de chaque côté."

Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l'URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.

Demain 6 juin, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu'Hitler perdit 90% de ses soldats à l'Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Demain, 6 juin, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?
michel.collon@skynet.be



SPECIAL DEDICACE

A lire, absolument !

CRITICAL ANALYSIS

[Axis of Logic 06.06.04]
Robert Fisk Interview on the Middle East, the Israeli- Palestinian issue, Osama bin Laden, the United States and the 'war on terror' (...)

"But I suppose that if you treat your job like any other, driving a bus, working in a bank, then I guess you’ve got a mortgage to pay, kids to send to school, then you start making allowances and compromises that perhaps you don’t even acknowledge.. but in the Middle East you can see where the compromises are made. You only need to open a newspaper particularly in the US where I travel a lot, and the occupied territories are referred to as the ‘disputed territories’ and it isn’t Jewish ‘colonies’, it’s Jewish ‘settlements’ or Jewish ‘neighbourhoods’.

Palestinians are always killed in clashes, rather than shot dead by Israelis, although Israelis are always killed by Palestinians, which of course they are, and ‘clash’ always sounds like some natural disaster.. so the very language is debased in this way, because editors don’t want to upset the Israelis, or in some cases if its an Arab newspaper, the Palestinians, so what happens is a kind of semantics drains away from the story until what you’ve got is something frankly meaningless.

You can turn on the news in US on ABC or CBS, and unless you know the background of what you’re listening to in the Middle East, the news is frankly incomprehensible. It’s been drained of so much meaning. It’s been compromised so much; it’s like listening to someone describing a public enquiry in Auckland into a new motorway. There’s no passion in it. Here we have one of the greatest tragedies of the modern world, and it’s being treated like a football match.

(...) One of the noticeable things when you look at the coverage of the Middle East is the widening gap between the way you see events in the ME and the rest of the Western media – what’s going on here?

Look… Ever since 1967 and you can find this reflected in a number of academic works in the US - the pressures on the Western press to report the ME, firstly from a pro-Israeli standpoint, and secondly from a pro-American standpoint, have built up. 2 reasons: The growing habit of the supporters of Israel to scream: Anti-Semite at anyone who criticises the state of Israel – it is a vicious thing to say, it is slanderous to say to innocent people. There are plenty of anti-Semites in the world and I’m against them all, but this continuing campaign is going to make the word anti-Semitism respectable, and its disgraceful to use this libellous, slanderous, actionable against a journalist who tries to do his job. In the US especially, to be labelled as someone who is anti-Semitic can lose you your job, even in newspapers.

(...) There’s a second element in all this: The way in which – it’s not just American journalism, but journalism in the West - have to constantly show no bias, no passion, no thought no nothing. Everyone has to have a say, equal time to the Israeli spokesperson, equal time to the Palestinian spokesperson. and that everything has to be told in such a way that you detach yourself from the tragic events going on and I think this is a totally useless form of journalism. For example if you were reporting the 18th century slave trade. Do you give equal time to the slave ship captain and the slaves? Or reporting the liberation of a concentration camp in Nazi Germany? Do I give equal time to the SS guards? No, I talk to the victims. When I report on a suicide bombing, am I going to give 50% of the space to the Hamas spokesperson? I am not! I reported on the vileness of the suicide bombing and the victims and the terrible scenes. But this habit of says that everything has to be balanced. If I go to the Sabra and Shatila massacre of 1982, and I was there. I crawled over heaps of corpses, with my hands and feet. I though it was an outrage, and atrocity a war crime, and I wrote about it as such. And I said the Israelis sent the murderers into the camp.

And that is true, it was a fact. And that is the way to report it. Not to say we are going to do a whole article as to why the Israelis sent them into the camp. I’m sorry, I was there.

McNaught: So those are the hidden forces, governing the Western media…

Fisk: They’re not hidden, Anita, they’re quite open about it. The forces putting pressure on the media are right there on your TV screen and you can see them speaking. They put their spokesmen on. I was speaking on a TV programme in Ireland the other day, when we were supposed to be discussing Iraq, and then the journalist suddenly turned around to me and said “you said the troops were a rabble in Janine, that’s a blood libel!” He suddenly started shouting. And I asked the anchorman, for libel reasons, to dissociate himself from that comment. I said that’s a lie, that’s slanderous, that’s and actionable statement, how dare you say that. You must fight back. The one thing you must not do with lobbyists, and I get this from the Arab side too by the way. You should see some of the cartoons of me as a rabid dog. Rabid dogs must be exterminated, it’s not so funny. The one thing you must not do is say: I didn’t mean that, I’m sorry. You must stand your ground, get your story right, and in the end, they’ll leave you alone.
http://www.axisoflogic.com/artman/publish/article_8469.shtml



INFORMATIONS GENERALES

Un plan pour étendre l'hégémonie US

LA GUERRE DES CIVILISATIONS

[Voltaire 01.06.04]
La théorie du complot islamique mondial et du clash des civilisations a été progressivement élaborée, depuis 1990, pour fournir une idéologie de remplacement au complexe militaro-industriel états-unien après l'effondrement de l'URSS. L'orientaliste britannique Bernard Lewis, le stratège états-unien Samuel Huntington et le consultant français Laurent Murawiec en ont été les principaux inventeurs. Elle permet de justifier, de manière pas toujours rationnelle, la croisade états-unienne pour le pétrole.
http://www.reseauvoltaire.net/article14101.html


« Démocratie de marché »

FRIEDRICH VON HAYEK, PAPE DE L'ULTRA-LIBÉRALISME

[Voltaire 01.06.04]
L'économiste autrichien Friedrich von Hayek s'est appliqué à discréditer toute forme de régulation de l'économie au motif que celle-ci est trop complexe pour que l'on prétende l'organiser. Sa théorie de « l'État minimal » est devenue la religion du Parti républicain états-unien en opposition aussi bien au « New Deal » des démocrates qu'au marxisme des soviétiques. Son école, financée par les fondations des grandes multinationales, s'est structurée autour de la Société du Mont-Pèlerin, et a obtenu sept fois le prix Nobel d'économie. Elle a inspiré les gouvernements de Pinochet, Reagan et Thatcher.
http://www.reseauvoltaire.net/article12761.html


Antisémitisme et anti-maçonnisme

HISTOIRE SECRÈTE DE L'ORÉAL

[Voltaire 01.06.04]
Le géant de la cosmétique, L'Oréal, vient d'annoncer la restructuration de son capital. Ainsi disparaît le holding de contrôle créé par Eugène Schueller pendant la Seconde Guerre mondiale. Le fondateur du groupe était aussi l'un des grands financiers du complot de la Cagoule et du nazisme français. A la Libération, la société et ses filiales étrangères servirent de refuge aux criminels en fuite. Aujourd'hui, l'héritière du groupe, Liliane Bettencourt, est devenue la femme la plus riche de France. L'histoire du groupe éclaire la face cachée de la politique française contemporaine.
http://www.reseauvoltaire.net/article12751.html


Syndicalisme chic

L'OIT VEUT CANALISER LES ALTERMONDIALISTES

[Voltaire 01.06.04]
Pour l'Organisation Internationale du Travail (OIT), le principal problème de la mondialisation n'est pas d'ordre économique ou social, c'est le terrorisme mondial qui menace les sociétés ouvertes. Dans un nouveau rapport, les experts syndicaux et patronaux élaborent un discours destiné à ordonner celui des altermondialistes. Petit à petit se dessine une récupération du mouvement antiglobalisation dans ce qu'il est convenu d'appeler « le dialogue entre Davos et Porto Alegre ». Déjà l'organisation du Forum social de Barcelone est placée sous contrôle.
http://www.reseauvoltaire.net/article12723.html


Un transfert de fonds qui ne doit pas se substituer au l'aide au développement..

LES PAYS DU G8 VEULENT MIEUX UTILISER L'ARGENT DES IMMIGRÉS POUR FINANCER LE DÉVELOPPEMENT 

[LE MONDE 26 Mai 2004]
100 milliards de dollars sont envoyés chaque année par les travailleurs vers leur pays d'origine. L'objectif du sommet est de faire baisser sensiblement les coûts de ces virements. TROUVER de l'argent pour le développement. Cette lancinante question, relancée par l'engagement de l'ONU de réduire la pauvreté de moitié d'ici à 2015, donne lieu à toutes sortes d'initiatives. En Grande-Bretagne, le chancelier Gordon Brown tente de convaincre la communauté internationale de faire appel aux marchés financiers.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resumedoc/1,13-0,37-854843,0.html


AU SCEPTICISME, AUX ATTENTES, AUX INTERROGATIONS, NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET OPPOSE UN « PRINCIPE DE BON SENS »

[LE MONDE 26 Mai 2004]
TROIS PERSONNALITÉS ont interrogé, pour Le Monde, Nathalie Kosciusko-Morizet, rapporteuse du projet de loi à l'Assemblée nationale, sur la Charte de l'environnement. La députée (UMP) leur répond.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resumedoc/1,13-0,37-854828,0.html


PRINCIPE DE PRECAUTION : TROIS QUESTIONS À  PHILIPPE KOURILSKY

[LE MONDE - 1 Juin 2004]
Directeur général de l'Institut Pasteur, vous aviez rédigé en 1999, avec Geneviève Viney, à la demande de Lionel Jospin, un rapport sur le principe de précaution. Pour vous, un tel principe est-il de nature à entraver la pratique scientifique ?
http://www.lemonde.fr/web/recherche_articleweb/1,13-0,36-367074,0.html


LES TENTATIVES SE MULTIPLIENT POUR RECRÉER UNE CONVIVIALITÉ URBAINE

[LE MONDE 26 Mai 2004]
La cinquième édition d'Immeubles en fête a lieu mardi 25 mai. Ses promoteurs espèrent rassembler 3 millions de personnes. Cette manifestation sera suivie, le 4 juin, par la journée annuelle des Repas de quartier. Ces initiatives, même limitées, intéressent de plus en plus les élus . IL A PRIS onze mois de congé sabbatique pour faire le tour du voisinage : voisins de palier, voisins de province, voisins européens. Atanase Périfan, fondateur de l'association Immeubles en fête et chef d'une entreprise d'informatique, exporte son idée. Et la formule essaime.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resumedoc/1,13-0,37-854878,0.html


LES JARDINS PARTAGÉS PARISIENS, « PRÉTEXTE À RENCONTRES » ENTRE VOISINS

[LE MONDE 26 Mai 2004]
« J'AI planté les capucines sur la butte et le long de la grille. » « Si jamais les radis ont deux ou trois belles grosses feuilles, ce serait bien de les éclaircir en les séparant de 5 cm environ. » Les jardiniers de l'impasse Druinot, dans le 12e arrondissement de Paris, composent, jour après jour, un étrange carnet de bord. Il y a les poètes qui se pâment sur les semis et les jeunes pousses, ceux qui racontent leur partie de belote et ceux qui se contentent d'un sec mais bien utile : « Arrosage général ! ». Sur ces 236 m2 aménagés dans un ancien terrain vague, la terre est collective.
http://abonnes.lemonde.fr/web/recherche_resumedoc/1,13-0,37-854879,0.html



ISRAEL PALESTINE LA PAIX MAINTENANT ?

Noël Mamère ne peut pas venir, il à un mariage à Bègles...

'GAY PRIDE' IN HOLY CITY : ULTRA-ORTHODOX COMMUNITY PROTESTS JERUSALEM PARADE

[World Net daily June 4, 2004]
Jerusalem's ultra-religious Jewish community orchestrated demonstrations against yesterday's third annual "Gay Pride" parade, while several threats were reportedly made against politicians who participated in the event.

The parade, which began at 6:30 p.m., marched from the popular Ben Yehuda pedestrian mall outside the Old City to Jerusalem's Liberty Bell Park, where the celebration concluded with a large party. Israeli television showed hundreds of marchers waving rainbow flags, including a few men dressed in drag and others wearing very colorful outfits, parading up the street amongst tight security. Approximately 3,000 people attended the event.
http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=38780


INCOMPRÉHENSION CROISÉE ENTRE FRANÇAIS ET ISRAÉLIENS

[Xavier Ternisien - LE MONDE 26 Mai 2004]
ELIE BARNAVI n'hésite pas : « S'il fallait choisir entre l'indifférence et la passion dans les relations entre nos deux pays, je préférerais la passion, même si elle est plus difficile à vivre. » L'ancien ambassadeur d'Israël en France préside, avec Pierre Cohen-Tanugi, le Forum des intellectuels franco-israélien mis en place en septembre 2002 pour rapprocher les deux pays. Il est à l'origine d'un colloque intitulé « Regards croisés », qui s'est déroulé en Israël du 16 au 18 mai.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resumedoc/1,13-0,37-854781,0.html


FRACTURES ISRAÉLIENNES

[Le Monde des Livres - 26 Mai 2004]
Deux livres, traitant de l'histoire récente et du rapport à l'histoire, reflètent les tendances antagoniques à l'œuvre dans la société israélienne.

CRITIQUE DU POST-SIONISME - Réponse aux "nouveaux historiens" israéliens. Sous la direction de Tuvia Friling. Ed. In Press, 586 p., 27 €. HISTOIRE DE L'AUTRE. Introduction de Sami Adwan, Dan Bar-On, Adnan Musallam et Eyal Naveh. Ed. Liana Levi, 96 p., 10 €.

L'un, épais et savant, réunit quatorze membres de la fine fleur des sciences humaines israéliennes ; l'autre est un petit livre rédigé par douze enseignants, six Israéliens et six Palestiniens. Les deux traitent de l'histoire récente et du rapport à l'histoire. L'un et l'autre reflètent deux tendances antagoniques qui, aujourd'hui, traversent la société israélienne.

La Critique du post-sionisme se veut une réfutation des thèses énoncées depuis vingt ans par divers universitaires israéliens qui "revisitent" ce qu'ils jugent être des dogmes erronés des sciences humaines dans leur pays. Les historiens, les premiers, s'y attelèrent, réévaluant l'histoire de l'implantation juive en Palestine avant l'Etat, et surtout la première guerre israélo-arabe de 1947-1949, qui accompagna la naissance d'Israël. D'où leur surnom de "nouveaux historiens". Ils remettaient en cause l'assertion dans laquelle ont été éduquées des générations d'Israéliens, qui voulait que leur pays n'ait à l'époque "pas expulsé un seul Arabe". Se fondant sur l'ouverture d'archives, les "nouveaux historiens" israéliens mirent en évidence qu'une expulsion de grande ampleur des Palestiniens avait eu lieu.

(...)Concept vague, le "post-sionisme" est apparu dans la seconde moitié des années 1980 en Israël. Des intellectuels ont alors estimé que le succès irréversible du mouvement national juif permettait aux Israéliens de pouvoir enfin "se regarder dans la glace" sans contrainte idéologique, d'"assumer leur passé" dans le conflit avec les Palestiniens sans déni ni maquillage des faits. Parmi eux, certains (Benny Morris, Simha Flapan - décédé depuis - ou Zeev Sternhell) ont revendiqué leur sionisme. Les auteurs de la Critique les assimilent cependant tous au "post-sionisme", c'est-à-dire, explique le coordinateur de l'ouvrage, Tuvia Friling, à "la négation du nationalisme juif tel qu'il apparaît actuellement".(...)

1948 est, à l'inverse, au cœur de l'Histoire de l'autre. On retrouve, parmi ses initiateurs, l'historien Eyal Naveh, qui, avec son confrère et ex-ambassadeur à Paris Elie Barnavi, fut, en Israël, l'un des tout premiers à rédiger un manuel scolaire débarrassé des contre-vérités les plus flagrantes que véhicule la "conception nationale".

Ainsi les auteurs israéliens de l'Histoire de l'autre reconnaissent-ils qu'en 1948 la Hagana, ancêtre de Tsahal, "procéda à l'expulsion intentionnelle" de Palestiniens. Mais historiens israéliens et palestiniens, même les mieux intentionnés, restent encore loin de pouvoir élaborer un "narratif" commun. Le livre présente ainsi deux visions parallèles, chacune mettant l'accent sur le bien-fondé de son mouvement national et sur les failles de l'"autre". De même continuent-elles, écrit Pierre Vidal-Naquet dans sa préface, de véhiculer certains de leurs "mythes" les plus ancrés. Elles occultent aussi les questions les plus problématiques pour l'image de leur propre peuple.
http://abonnes.lemonde.fr/web/recherche_articleweb/1,13-0,36-367307,0.html



PROPAGANDA STAFFEL

Une vraie-fausse vidéo du Pentagone

JESSICA LYNCH, HÉROINE DE PROPAGANDE

[Voltaire 01.06.04]
La terrible histoire de la soldate Jessica Lynch a bouleversé l'Amérique : tombée dans une embuscade, elle se bat comme une lionne. Blessée, elle est capturée par les irakiens qui la torture et la violent. Mais les Forces spéciales viennent la délivrer et la ramènent aux États-Unis où elle est acclamée en héroïne. Présentée, vraie-fausse vidéo à l'appui, lors d'une conférence de presse du Commandement central, cette histoire entièrement inventée par un cabinet de communication, The Rendon Group, a été développée dans des articles bidonnés du New York Times et du Washington Post. Une intox à laquelle tout le monde voulait croire pour imaginer une apparence glorieuse à une expédition néo-coloniale.
http://www.reseauvoltaire.net/article14089.html


De Washington à Bagdad

AHMED CHALABI, PARCOURS D'UN AVENTURIER

[Voltaire 01.06.04]
Ahmed Chalabi commença sa carrière en montant une vaste escroquerie bancaire internationale pour le compte de services secrets occidentaux. Puis il joua successivement les utilités pour la CIA, le Mossad et le Pentagone. Son créneau : fournir les alibis irakiens nécessaires pour présenter une guerre coloniale comme la libération d'un peuple. Mais après avoir beaucoup menti, pour tout le monde, sur les armes de destruction massive et les liens entre Saddam Hussein et Ben Laden, il est usé et encombrant. La CIA a réussi à l'écarter, temporairement, au profit de son rival Iyad Allaoui.
http://www.reseauvoltaire.net/article14031.html


Les bidonnages du New York Times

JUDITH MILLER, JOURNALISTE D'INTOXICATION MASSIVE

[Voltaire 01.06.04]
La découverte du rôle du vice-président Cheney dans l'intox des « armes de destruction massive » irakiennes a occulté la responsabilité de la presse. Journaliste et écrivain vedette, Judith Miller a largement alimenté le dossier contre Ben Laden. Non contente de lui attribuer divers attentats survenus aux États-Unis depuis 1993, elle a convaincu le monde qu'il était aussi responsable des attaques à l'anthrax. Recevant elle-même une des mystérieuses lettres, elle déclara « je suis l'évènement ». Certes, mais elle n'était pas la vérité. Exemple emblématique du « blanchiment de l'information », Judith Miller fonde les scoops du New-York Times sur des sources anonymes proches de Dick Cheney et les voit publiquement confirmées par les autorités∑ représentées par Dick Cheney.
http://www.reseauvoltaire.net/article12729.html



CYBER-GUERRE - SONS DE BOTTES - PROPAGANDE

De toute évidence, George Tenet a fumé du shit, avant de prononcer son discours d'adieu

TENET REMARKS TO CIA COLLEAGUES

[Washington Post Thursday, June 3, 2004]
(The following is a transcript of remarks by CIA Director George J. Tenet to employees and members of the U.S. Intelligence Community. The text was released by the CIA.)

"This is the most difficult decision I have ever had to make. And while Washington and the media will put many different faces on the decision it was a personal decision and had only one basis in fact the well being of my wonderful family. Nothing more and nothing less.

Nine years ago when I became the deputy director, a wonderful young man sitting in the front row was in the second grade. He came right up to my belt I just saw a picture of the day Judge Freeh swore me in and he's grown up to be . . .

Anyway, the point is, John Michael is going to be a senior next year. I'm going to be a senior with him in high school.

We're going to go to class together. We're going to party together. I'm going to learn how to instant message his friends that would be an achievement!

You've just been a great son, and I'm now going to be a great dad. Thank God you look like your mother. You're damned good looking.

The most important woman in my life, who I refer to as the home minister. Look, if I could tell you the number of times I get an elbow in the middle of the night about what I've forgot to do for families at the CIA and our spouses and for our kids . . .honey, you'll be the best first lady this institution has ever had, and I love you. You are terrific.

You have all given us so much warmth, so much support and encouragement. The most difficult part of this decision was knowing that I would not be here with you every day in our offices, the cafeteria, conference rooms or the gym but I do hope I have earned a lifetime membership.

(...) And so, as I tell you about my plans to depart with sadness, but with my head held very, very high, as yours should always be because what you do is critical to everything our nation stands for its goodness, its decency and its courage.
http://www.washingtonpost.com/ac2/wp-dyn/A12889-2004Jun3



LIBERTES PUBLIQUES - LSQ - LSI - LEN - CENSURE

LANZMANN MONTRE « SHOAH » AUX LYCÉENS DU « 9-3 »

[Le Monde 26 Mai 2004]
QUAND LES LUMIÈRES se sont rallumées, lundi 24 mai au lycée Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis), il y a eu un silence comme une salle de cours n'en connaît jamais : total, pesant, accablé. La même qualité d'attention, sans ricanement ni chuchotement, avait auparavant accompagné la projection d'un extrait de Shoah de Claude Lanzmann. Thème : « Le processus de la mise à mort à Treblinka ». Sérénité encore lorsque l'auteur du film a longuement répondu aux questions d'une centaine d'élèves de première et de terminale.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resumedoc/1,13-0,37-854884,0.html

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S 21, la machine de mort khmer rouge - sortie en salles le 11 fevrier

S 21, la machine de mort
khmer rouge

Sortie le 11 Fevrier 2004

Rithy Panh : un homme face au génocide khmer : "Etre un passeur de mémoire me rend vie..." Rithy Panh avait 11 ans quand les Khmers rouges l'ont envoyé dans un camp. Rescapé parmi deux millions de fantômes, depuis, il filme. S 21, la machine de mort khmère rouge est ce récit de l'enfer.

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le quotidien
du Réseau Voltaire

Magazine quotidien d'analyses internationales

Depuis deux ans le Réseau Voltaire a développé ses publications jusqu'à proposer trois services quotidiens, deux services hebdomadaires et de nombreux articles et enquêtes supplémentaires. Progressivement, nous avons constitué un ensemble d'outils de veille documentaire, d'information, d'analyse et de prospective qui, regroupés de manière cohérente, lui permettent aujourd'hui de proposer un magazine quotidien de politique internationale.

le Cartel Bush - comment fabrique t'on un president des Etats Unis - par J. Hatfield

Le Cartel Bush
("Fortunate Son" de J. Hatfield)
Traduction française

Il y a les biographies de George W. Bush écrites par les communicants de la Maison-Blanche ou les journalistes « amis ». Et il y a Le Cartel Bush, la biographie non autorisée. Celle qui explore en détail l'entourage du président des États-Unis, ses affaires, ses retournements de veste, le financement de ses campagnes électorales, son addiction à la cocaïne… L'auteur, James Hatfield, fut menacé par deux proches conseillers du président devant témoins et retrouvé peu après, mort, dans un motel. La police assure qu'il s'est suicidé. Sa famille prétend qu'il a été assassiné.
Ce document exceptionnel a été traduit en français. Le Réseau Voltaire en assure la diffusion exclusive en France

THE FOG OF WAR - sortie en salles le 14 janvier

Un film
de Errol Morris
avec Robert S. McNamara
Sortie le 14 Janvier 2004

Ce documentaire est l'histoire de l'Amérique vue par l'ancien Secrétaire de la Défense américaine, Robert S. McNamara, personnalité parmi les plus controversées et les plus influentes de la scène politique internationale. A travers son analyse, nous redécouvrons les événements majeurs du XXe siècle.
Du bombardement de 100 000 civils japonais à Tokyo en 1945 au risque imminent de catastrophe nucléaire pendant la crise des missiles cubains, en passant par les effets dévastateurs de la guerre du Vietnam, The Fog of war examine la psychologie et les raisonnements des décisionnaires du gouvernement qui ont envoyé les hommes au combat.

CONDOR - l'axe du mal - sortie en salles le 21 janvier

Un documentaire
de Rodrigo Vasquez
Sélection au Festival de Cannes
Sortie le 21 Janvier 2004

C'est au nom de "la lutte contre le terrorisme" qu'une opération spéciale - nom de code CONDOR - a été menée dans les années 70 et 80 en Amérique du Sud. Cette lutte lancée par le Chili après le coup d'état du 11 septembre 1973 d'Augusto Pinochet, ciblait les mouvements de gauche.
Condor devint rapidement un réseau reliant les dictatures militaires, soutenu par le département d'Etat américain et la CIA.Le film de Rodrigo Vazquez, jeune cinéaste argentin, accompagne plusieurs victimes de CONDOR, toujours à la recherche de la vérité.. Il pousse certains leaders de Condor, hélas toujours en place, à témoigner. Depuis les évènements du 11 septembre 2001, ceux-ci revendiquent ouvertement être les pionniers de l'actuel combat contre le "terrorisme international"



Une revue de web thématique compilée (presque) quotidiennement par Yann Le Grand et Grégoire Seither
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