D.G./J.W. :
Il est indéniable qu'en NOUVELLE-CALEDONIE l'information subisse tantôt une orientation douce, tantôt un contrôle pur et simple : Qui peut le plus peut le moins, n'est-ce pas ?
L'orientation de l'information étant un domaine plus que subjectif, nous nous bornerons à énumérer des faits précis qui eux, ont l'avantage d'être objectifs car parfaitement vérifiables, accréditant ainsi la thèse de l'orientation douce de l'information :
THIO : juillet / août 1985.
C'était une période particulièrement chaude, car au cur des événements. Trois heures avant chaque opération des forces de l'ordre, toute la région de THIO était isolée de toute communication téléphonique.
OUVEA : Prise d'otages de la Gendarmerie en 1988 ( 22 avril au 05 mai ).
Avant et après le déclenchement de l'opération de libération des otages, toute l'île était isolée de toute communication téléphonique. ( OPERATION VICTOR ).
VOH : Mort de JACQUES LAPETITE le 20 septembre 1991.
Lors de l'accident de la route qui a coûté la vie à cette personne, la région de VOH connaissait de sérieux dérangements téléphoniques.
Il faut préciser que JACQUES LAPETITE était l'un des auteurs de la fusillade de TIENDANITE, et que j'ai moi-même acheminé le cercueil de ce dernier de NOUMEA vers VOH en compagnie de JEAN-PIERRE COURTOT.
Les problèmes téléphoniques étaient-ils dus à la personnalité de celui-ci ?
LIFOU : Événements de LIFOU pendant la période 1992 / 1993.
Durant la période s'étendant de la fusillade de THUAHAIK LIFOU et les négociations pour les nouvelles élections municipales, l'île de LIFOU a été plusieurs fois isolée de toute communication téléphonique.
Cette période couvre en outre les"tabassages'', bagarres diverses, fusillade, le congrès du F.U.L.K., la grève USOENC-FONCTION PUBLIQUE menée par ROSINE STRETTER, grève déclenchée par le licenciement au bon moment de personnes relevant de ce syndicat.
Ces isolements téléphoniques duraient parfois quelques heures.
D.G. :
Lors de ma dernière audition effectuée par MARTINE VARACHE, juge d'instruction au tribunal de NOUMEA, je mettais en cause le gouvernement français par l'intermédiaire de ses services secrets dans l'élaboration de la filière d'envois de kanaks en stage de formation au terrorisme en LIBYE
( il s'agit bien sûr de la dernière audition avant le dépôt de la présente plainte en date du 30 juillet 1994 ).
Après avoir dénoncé les agissements du chef de la brigade de recherches MARC REVAULT dans une lettre non suivie d'effet, je déposais ainsi que JOSEPH WANANIJE plusieurs plaintes le 08 juillet 1994.auprès d'YVES LEBOURDON, procureur de la république en NOUVELLE-CALEDONIE.
Une des plaintes, la plus importante, concernait la collusion des services secrets français avec la LIBYE par l'intermédiaire de FRANCK WAHUZUE.
Le jeudi 28 juillet 1994 à 9 heures 30 JOSEPH WANANIJE était convoqué par le procureur de la république YVES LEBOURDON, au sujet de ses plaintes.
En effet, celui-ci était le principal témoin à charge de FRANCK WAHUZUE dans le dossier LIBYEN, bien que ce point n'ait pas été abordé au cours de l'entretien.
Le lendemain vendredi 29 juillet 1994, la situation téléphonique empirait, mais bien sûr ce n'était qu'une coïncidence de plus...
Il faut dire que nous nous étions arrangés JOSEPH WANANIJE et moi, pour provoquer quelques fuites à l'extérieur depuis plus d'un mois et demi...
Il suffit de lire le journal Les NOUVELLES CALEDONIENNES, plus particulièrement le numéro 6971 du 03 août 1994, un article intitulé ''LES APPELS DU CALL-BACK AUX ABONNES ABSENTS'' où il est précisé :
'Depuis vendredi dernier ( 29 juillet 1994 ), l'une des deux sociétés vendeuses du CALL-BACK à NOUMEA voit son système bloqué sur toute la ligne. La seconde société est à peine mieux lotie que sa consur... Seulement un appel sur cinq parvient à passer...
Quant au président du conseil d'administration de l'office des postes et télécommunications, monsieur THIERRY LATASTE, ( également secrétaire général du territoire ), il rendait carrément son tablier :
" aucun commentaire particulier en ce sens que je ne suis pas au courant... "" Ben voyons !
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Lors de l'entretien du 28 juillet 1994, JOSEPH WANANIJE avait expliqué au procureur YVES LEBOURDON tout ce qu'il savait sur les marchés-corruption.
C'est d'ailleurs sous sa seule direction qu'ont été rédigées les pages portant le titre les MARCHES-CORRUPTION figurant dans la plainte du 30 juillet 1994.
Le procureur YVES LEBOURDON avait même déclaré à son interlocuteur : " Vous allez avoir la D.S.T., la SECURITE MILITAIRE etc. Il ne faudra pas me laisser sur le bord de la route, GUY DIJOU et vous... ".
C'est de retour du tribunal de NOUMEA que JOSEPH WANANIJE m'avait rapporté toute la teneur de cet entretien.
Ma réponse avait été très nette : " Je ne crois pas un seul mot de ce procureur ! ".
JOSEPH WANANIJE partageait entièrement ce sentiment, mais il n'avait pas dit à ce procureur que la présente plainte étant en cours de duplication.
En effet, je précise encore une fois que la présente plainte du 30 juillet 1994 n'a été déposée que le 16 août 1994 auprès du procureur YVES LEBOURDON, pour la simple et bonne raison qu'il me fallait impérativement faire un double de celle-ci avant de l'expédier au tribunal.
L'expérience de nos plaintes précédentes nous avait servi de leçon...
JOSEPH WANANIJE m'avait également déclaré : " Laisse GUY, il va avoir une sacrée surprise quand il va la recevoir cette plainte...Il va bien voir ce procureur... ".
En ce qui concerne l'orientation et le contrôle de l'information, le procès d'assises des 24 / 25 / 26 avril 1996 illustre parfaitement ces pratique plus que douteuses.
C'est encore plus grave quand c'est la justice elle-même qui se livre à ces malversations !
Extraits des pages 18-30-31 du magazine l'EXPRESS n° 2412 - Semaine du 25 septembre au 1er octobre 1997.
Article : "Les notes secrètes de FRANÇOIS MITTERRAND et CHRISTIAN PROUTEAU"
Ci-joint quelques notes confidentielles du chef d'escadron CHRISTIAN PROUTEAU destinées à FRANÇOIS MITTERRAND, et rédigées sur papier à en-tête de la présidence de la république, rappelons-le.
Emission télévisée annulée, journaliste sur écoute téléphonique, rumeurs diverses, pamphlet politique rédigé par un service officiel etc. etc. etc.
Un petit aperçu de ce que peut cacher une république parmi tant d'autres dans le monde.
Que les Calédoniens de toutes ethnies se rassurent, il n'y a rien de cela dans ce territoire d'outre-mer...
Dormez bien, le drapeau tricolore veille sur vous, encore et toujours !
LES AMIS DE JEAN-EDERN HALLIER : 29 FEVRIER 1984.
Note sur JEAN-EDERN HALLIER :
Non seulement la cellule l'avait placé sur écoutes, mais elle propose aussi à FRANÇOIS MITTERRAND d'enquêter sur ses relations. De ce fait, de nombreux proches seront à leur tour placés sur écoutes ou suivis.
'Comme vous me l'avez demandé lors de notre dernier entretien, voici la liste complémentaire des personnes avec lesquelles il est entré en contact.
Si vous souhaitez quelques précisions les concernant, cochez les noms qui vous intéressent sur la liste, s'il vous plaît''.
Le chef d'escadron CHRISTIAN PROUTEAU.
TELEVISION CENSUREE : 02 MARS 1984.
L'ELYSEE ira jusqu'à censurer une émission de télévision dont JEAN-EDERN HALLIER était l'invité.
C'est JEAN-CLAUDE COLLIARD, directeur du cabinet du président de la république, qui interviendra auprès de la direction d'antenne 2. Le responsable de l'émission, JACQUES MERLINO, a confirmé à l'EXPRESS qu'elle avait bien été déprogrammée in extremis sans explication.
'Par les moyens techniques dont nous disposons, nous avons appris hier qu' EDERN HALLIER devait être l'un des invités surprises d'une émission appelée"AUJOURD'HUI LA VIE'', qui devait être diffusée aujourd'hui en direct à 13 heures 50. J'ai donc averti immédiatement monsieur COLLIARD qui a pris les dispositions qui s'imposaient, et l'émission a été annulée.''
Le chef d'escadron CHRISTIAN PROUTEAU.
RAYMOND BARRE : 07 AVRIL 1988.
A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, où JACQUES CHIRAC et RAYMOND BARRE sont tous deux candidats, de curieux pamphlets les mettant en cause circulent...
'Nous avons réussi à nous procurer un pamphlet réalisé par le ministère de l'intérieur, contre monsieur BARRE. Vous trouverez en annexe différents renseignements concernant les personnes qui en ont été destinataires et une information concernant un pamphlet similaire, préparé par l'entourage de monsieur BARRE, relatif à monsieur CHIRAC''.
Le chef d'escadron CHRISTIAN PROUTEAU.
DEBAT TELEVISE MITTERAND-CHIRAC : 28 AVRIL 1988.
A la veille du débat télévisé entre les deux tours de l'élection présidentielle, CHRISTIAN PROUTEAU prévient FRANÇOIS MITTERAND que JACQUES CHIRAC pourrait utiliser le thème de la libération des otages. Cet épisode donnera en effet lieu à une passe d'armes célèbre,"les yeux dans les yeux'', même si l'argument soulevé par JACQUES CHIRAC ne sera pas exactement celui annoncé par la cellule.
'J'ai appris de source sûre que l'entourage de monsieur CHIRAC souhaitait qu'il utilise contre vous, dans le débat- qui vous opposera, une information concernant une tentative d'intervention de l'ELYSEE dans le problème des otages.
Il circule à BEYROUTH depuis un ou deux jours qu'AMINE GEMAYEL se serait mis d'accord avec la présidence de la république pour faire échouer l'entreprise de libération des otages menée par le gouvernement.
Dans ce but, avec l'appui du 2ème bureau libanais, monsieur DE GROSSOUVRE et son ami SAMI MAROUN se seraient rendus le 21 avril à BEYROUTH avec une forte somme d'argent, qu'ils auraient fait parvenir aux ravisseurs pour interrompre les négociations en cours.
Il semble que pour le moment, monsieur CHIRAC hésite sur l'emploi de cette information contre vous.
Par la même source, j'ai obtenu quelques renseignements sur le déplacement de monsieur MARCHIANI à BEYROUTH le vendredi 22 avril, qu'ont accompagné monsieur SAFA homme d'affaires libanais demeurant à PARIS, et monsieur HANKACH proche de SIMON KHASSIS du 2ème bureau libanais.
Le déplacement avait pour but de récupérer contre rançon un otage. Il semble sûr à 80 % que la rançon a été fournie, bien que l'otage n'ait pas été libéré''.
Le chef d'escadron CHRISTIAN PROUTEAU.
Toujours au sujet de manipulations de l'opinion publique, il y a des cas assez intéressants en FRANCE :
- Le premier concerne le procès de MAURICE PAPON au cours duquel est ressortie l'affaire du
17 octobre 1961. Il y eut ce jour là une grande manifestation du F.L.N. à PARIS, manifestation qui tourna au drame ; selon certaines sources comme FRANCE INTER notamment, il y aurait eu environ 200 morts algériens du fait des forces de l'ordre françaises.De plus, il a été précisé que les policiers avaient reçu des messages sur leur fréquence radio dans le genre :
" Deux policiers tués par ci, un policier blessé par là... ". Or, il s'est avéré par la suite que ces messages diffusés sur une fréquence réservée étaient complètement faux !
L'histoire est bien discrète sur ce point qui demande vérification, mais si"quelqu'un'' avait voulu mettre ces policiers sous pression psychologique, pour obtenir le maximum"d'efficacité'' de leur part,"il'' n'aurait pas procédé autrement !
C'était la guerre d'ALGERIE, ne l'oublions pas ! En 1961, l'équipement électronique permettant ce genre de manuvre n'était certainement pas disponible chez l'épicier du coin, n'est-ce pas ?
Toutes les pièces de ce dossier ne sont pas disponibles, paraît-il...
- Le deuxième cas, plus récent, concerne la mort accidentelle de la princesse DIANA à PARIS le 31 août 1997. Là encore, un responsable de publication interrogé sur FRANCE INTER déclara qu'en règle générale, les choses les plus importantes d'un dossier ou d'une affaire ne figuraient jamais dans les journaux...
De toute façon, le simple citoyen a d'autres préoccupations beaucoup plus substantielles que d'écouter FRANCE INTER ou d'autres médias...
DG : Ce central téléphonique bâti sur un marécage, est un chef d'uvre de technologie pour la NOUVELLE-CALEDONIE. Il peut l'être, pour la somme astronomique qu'il a coûté !
Ne devait-il pas être construit à KONE dans le Nord de l'île?
Cette construction sur NOUMEA au lieu de KONE avait entraîné une augmentation considérable du coût final de ce central, mais aussi une complexité accrue du système de communication.
ROSINE STREETER, secrétaire générale de L'U.S.O.E.N.C.- FONCTION PUBLIQUE avait été la seule à dénoncer cette situation, mais affaiblie par la querelle intestine de L'U.S.O.E.N.C. (profitant à qui en finalité ?), celle-ci ne devait se contenter que de signaler le fait.
Il est à noter que ROSINE STREETER est employée à l'office des postes et télécommunications de NOUVELLE-CALEDONIE. Le changement de lieu de construction n'a-t-il pas été une simple question de stratégie politique, KONE étant le centre administratif de la PROVINCE NORD, province indépendantiste ?
A la lecture de ce qui précède, est-ce la seule raison ?
- Quel est le rôle exact du service des postes et télécommunications dans la vaste opération de manipulation qui a lieu en NOUVELLE-CALEDONIE ?
NOTE SUPPLEMENTAIRE
A l'heure de la cellule d'écoutes téléphoniques de l'ELYSEE dirigée par le"superpréfet'' CHRISTIAN PROUTEAU, le nouveau central téléphonique du 5ème KM fait bien piètre figure...
Le 13 mars 1986 pourtant, des écoutes téléphoniques étaient signalées à un juge d'instruction du tribunal de NOUMEA. Ce n'est que deux jours plus tard que des branchements illégaux étaient mis à jour dans le central téléphonique de la rue GALLIENI - NOUMEA.
Le 24 octobre 1986, cent hommes de la"C.R.S.14'' étaient renvoyés précipitamment en France, après 3 semaines seulement de séjour en NOUVELLE-CALEDONIE. Le piratage des lignes téléphoniques n'était pas la seule raison de ce renvoi d'urgence, paraît-il ( source LE MEMORIAL CALEDONIEN ).
C'était en 1986, maintenant ce doit être beaucoup plus moderne
Extraits de la page 26 du magazine l'EXPRESS n° 2412 - Semaine du 25 septembre au 1er octobre 1997.
Article : "Les notes secrètes de FRANÇOIS MITTERRAND et CHRISTIAN PROUTEAU".
SE MEFIER DU MINISTERE DE L'INTERIEUR : 06 MARS 1986.
Nouvelle note en vue de la cohabitation : Se méfier du central téléphonique du ministère de l'intérieur !
'Après le 16 mars, dans l'hypothèse d'un changement de majorité et de la désignation d'un ministre de l'intérieur qui ne nous serait pas favorable, il sera important de se méfier de l'utilisation du téléphone du réseau interministériel.
En effet, le central de ce réseau se trouve au ministère de l'intérieur et il est extrêmement facile, sans que personne ne s'en rende compte et puisse le déceler, d'effectuer à partir du répartiteur des branchements''.
Le chef d'escadron CHRISTIAN PROUTEAU.
La méfiance règne dans le panier de crabes, n'est-ce pas ?
La seule différence entre la NOUVELLE-CALEDONIE et la FRANCE réside dans les poursuites judiciaires engagées dans le domaine des écoutes téléphoniques de L'ELYSEE.
Bien sûr, l'enquête avance à la vitesse de l'escargot, en vue d'un éventuel jugement mais il y a"carence'' de magistrats, paraît-il...
Dernièrement, le sieur CHRISTIAN PROUTEAU a été"lavé'' de tous soupçons par la"justice'' française.
Il existe donc des machines à laver judiciaires comme d'autres lavent l'argent ou le linge sale
Des hommes souillent leurs professions, comme certaines professions souillent les hommes qui les exercent !
J.W : Depuis les visites du chef du B. E. L.- D. G. S. E., le colonel GUY MASCRES, au CAMP-EST les 1er et 08 juin 1994 ( voir le registre des entrées de la prison ) sur la demande de GUY DIJOU, lequel lui déclarait entre autre : " Il y a une prostituée dans la couleur rouge du drapeau français, une putain qui tue ses enfants et ses gendarmes pour le dieu nickel... ", j'ai pu constater les faits suivants :
Outre les filatures de mon épouse, les visites bizarres d'inconnus d'origine métropolitaine au domicile de ma famille, les appels téléphoniques anonymes que subit ma famille, il y a des anomalies dans mon courrier personnel tant dans les délais de mes lettres que sur leurs destinations.
- Une lettre du 29 juin 1994 de BABETTE KONECO, secrétaire du COMITE CONSULTATIF DES ILES, m'a été remise le 06 juillet 1994. ( soit une semaine pour parcourir 3 km à vol d'oiseau, entre la prison du CAMP-EST et cette personne ).
- Dans une lettre postée à LIFOU le 24 juillet 1994 et reçue le 28 juillet 1994, ANNA WANINYA me signale que mon oncle BENOIT BONUA n'a jamais reçu mes 3 lettres expédiées de la prison du CAMP-EST, entre les 05 avril 1994 et 28 juin 1994.
- Lors de la visite hebdomadaire de mon père ALPHONSE WANANIJE le 06 août 1994, celui-ci me signale que ma dernière lettre est arrivée à KOUTIO DUMBEA avec 15 jours de retard !
De plus l'enveloppe d'origine avait été changée, et j'ai demandé à celui-ci de la conserver comme preuve.
Au cours des visites hebdomadaires des 16 et 30 juillet 1994, mon père, ma mère et mon beau-frère m'ont demandé si j'avais reçu deux mandats postaux de 5 000 CFP chacun.
A ce jour 08 août 1994, je n'ai aucune nouvelle de ces deux mandats.
Je tiens à préciser que suite à ces différents problèmes, j'ai déposé une plainte contre le chef du B.E.L. GUY MASCRES, auprès du procureur de la république en NOUVELLE-CALEDONIE, YVES LEBOURDON.
Le colonel GUY MASCRES m'a rendu visite le 1er août 1994 ( voir le registre des entrées du CAMP-EST ).
Au cours de l'entretien, celui-ci me déclarait : "Je ne suis en NOUVELLE-CALEDONIE que depuis un mois, et"on'' essaie de me faire porter le chapeau. Je n'ai rien à voir avec tous les problèmes de votre famille, je vous assure ".
GD : J'ai également constaté des retards dans la délivrance de mon courrier de l'ordre de 07 à 10 jours pour des lettres postées à NOUMEA, soit une distance de 2 / 3 km entre la prison du CAMP-EST et la ville de NOUMEA.
Le courrier de JOSEPH WANANIJE et le mien suit une filière"spéciale'' tant à l'arrivée qu'au départ, en ce qui concerne la censure. Celle-ci est assurée par le directeur du CAMP-EST, YVES DUPAS lui-même !
- Pourquoi et sur ordre de qui ?
- Quel est le rôle de l'office des postes et de télécommunications dans ces anomalies ?
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Ma mère BERNADETTE DIJOU, avait quant à elle reçu des appels téléphoniques orduriers, après le dépôt de nos plaintes.
Excédé par ce que vivait sa famille après les visites de GUY MASCRES au CAMP-EST, EMILE WANANIJE voulut se rendre directement au haut-commissariat de NOUMEA, en tant que frère de JOSEPH. En effet étant militaire français, celui-ci avait été envoyé au TCHAD et au LIBAN pendant les heures sombres de ces pays. Il possédait donc une certaine expérience en la matière, mais étant donné son caractère assez vif, c'est son
beau-frère SINYEUE SINYEUE qui se rendit à sa place au haut-commissariat de la république en NOUVELLE-CALEDONIE.Parvenu dans les locaux du B.E.L., il demanda au personnel en place de faire cesser immédiatement les intimidations dont faisait l'objet la famille WANANIJE.
Les choses rentrèrent dans l'ordre par la suite.
J.W : Vers les mois de septembre / octobre 1993 ( la date est facilement vérifiable ), ROSINE STREETER accompagnée de mon père me rendirent visite grâce à un permis exceptionnel.
Au cours de la discussion, celle-ci me déclara :
" JOSEPH, fais attention ! Le juge QUINIO s'en va et FRANCK WAHUZUE rentre la nuit au tribunal pour lire tes déclarations sur l'attentat de RICHARD KALOÏ, avec la complicité de FOTE TROLUE...
Deux personnes les ont vus... ".
Je dois préciser que j'étais au courant de cela et pour tester cette rumeur, j'avais changé le sens de mes déclarations. Peu de temps après, même mon père était au courant de ce changement et il m'avait dit lors d'une visite hebdomadaire : " Ne change pas tes déclarations ! ".
Durant l'instruction, j'avais signalé ce fait grave au juge d'instruction JEAN-LUC QUINIO chargé de mon dossier. ( FOTE TROLUE est un magistrat du tribunal de NOUMEA ).
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Le jour où JOSEPH WANANIJE a été averti par ROSINE STREETER est facilement vérifiable : Il eut deux parloirs dans la même journée, ce qui est réglementairement impossible au CAMP-EST !
Les relations ambiguës unissant le magistrat FOTE TROLUE et FRANCK WAHUZUE sont explicitées dans la note supplémentaire de la lettre du 03 décembre 1994. Celle-ci avait été adressée au procureur YVES LEBOURDON.