LE CAMBRIOLAGE DU
BUREAU DES PASSEPORTS
DE NOUMEA

Retour au sommaire

Les coffres fort de la B.N.P. et de la caisse d’épargne de GIVORS en FRANCE avaient néanmoins abrité successivement un lot comprenant :

- 1534 cartes nationales d’identité vierges.
- 150 passeports vierges également.

Ce matériel provenait du vol du bureau des passeports de NOUMEA lequel avait été effectué les 06 / 07 octobre 1991 pour l’identification complète des stagiaires kanaks s’étant rendus en LIBYE, en formation au terrorisme. C’est à ce titre que toutes les archives des passeports couvrant la période 1981 / 1991 furent systématiquement emportées et stockées dans le container de la zone industrielle de DUCOS ( SOLAR EDWARDS ), après un bref transit dans le garage de OUEMO. Ceci, en attendant une exploitation ultérieure sur ordinateur, entre autre.

En plus de ces archives, il y avait un butin considérable auquel je ne m’attendais pas du tout, le coffre-fort contenant les passeports étant bien fermé à clef mais sans brouillage de la combinaison.

C’est ainsi que le matériel suivant fut raflé :

    • - 250 passeports vierges.
    • - 1634 cartes d’identité vierges.
    • - Plusieurs centaines de passeports usagés ( entre 500 et 700 ).
    • - Tous les appareils et tampons nécessaires à la confection de ces documents ainsi que divers registres et timbres fiscaux.

L’argent étant le nerf de la guerre, c’est devant l’ampleur de cette prise que j’avais tenté un peu plus tard de vendre une grande partie de ce matériel en FRANCE, en nous réservant pour usage ultérieur :

- 100 passeports vierges.
- 100 cartes nationales d’identité vierges.

Le reliquat de documents administratifs à savoir 150 passeports vierges et 1534 cartes d’identité vierges également furent soigneusement dissimulés dans une minichaîne hi-fi.

Après accord avec HARRY DIJOUX, entrepreneur en bâtiment à NOUMEA, cet appareil fut expédié par mes soins en voie postale aérienne à CATHY SERVEAUX, en FRANCE.

CATHY SERVEAUX est la sœur de HARRY DIJOUX et de GELLY DIJOUX, ce dernier vivant en FRANCE également. Je précise que CATHY SERVEAUX était au courant qu’elle allait recevoir un colis postal de NOUMEA, en ignorant totalement ce qu’il y avait à l’intérieur.

Une fois l’expédition et la réception effectuées, ce matériel fut placé par mes soins aux endroits sus-cités à GIVORS, pour finalement être confié à la garde de GELLY DIJOUX résidant justement dans cette ville.

Sur ma demande, GELLY DIJOUX se chargea à l’occasion de prospecter très discrètement le"marché", en ayant pour consigne de me faire prévenir si l’affaire était intéressante mais en fait, c’était plutôt un recel que devait accomplir celui-ci.

A ma connaissance, seuls un passeport et une carte d’identité vierges ont été vendus comme échantillons, par une autre personne que GELLY DIJOUX.

MARTINE VARACHE,"juge d’instruction" chargée de ce dossier me raconta des salades quant au nombre total de documents administratifs trouvés en la possession de GELLY DIJOUX, dont une partie aurait été brûlée sur instruction téléphonique d’HARRY DIJOUX.

Cette destruction eut lieu juste après mon arrestation bien médiatisée en NOUVELLE-CALEDONIE.

Les salades du juge d’instruction MARTINE VARACHE étaient vraiment le cadet de mes soucis, puisque tout cela avait été monté pour lutter efficacement contre les stagiaires kanaks en LIBYE.

Stagiaires kanaks envoyés en formation au terrorisme grâce à la troisième section de manipulation du bureau d’études et de liaison ou à toute autre saloperie du même genre, saloperie française où travaillait FRANCK WAHUZUE.

Le " retour à l’expéditeur " lancé au visage de MARTINE VARACHE au tout début de l’instruction prenait ainsi toute sa dimension !

Ce n’est pas pour rien que les jugements de CATHY SERVEAUX et HARRY DIJOUX d’une part, et JEAN-MARIE LEBRETON d’autre part ont été volontairement dissociés de notre procès d’assises les 24 / 25 / 26 avril 1996.

En agissant ainsi, la politico-justice française classait à sa façon la filière d’envois de stagiaires kanaks en formation au terrorisme en LIBYE !

Retour au sommaire