LETTRES A LA
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUERetour au sommaire
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
PARIS LE 01 FEVRIER 1995
SC / 8 / H2869
MONSIEUR GUY DIJOU - CAMP-EST B.P.491
98845 NOUMEA CEDEX - NOUVELLE-CALEDONIEVotre message est bien parvenu à monsieur le président de la république française.
Sensible à votre témoignage, le chef de l'état m'a chargé de vous en remercier.
Veuillez agréer monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
FRANCOIS BRONNER
CHEF DU SERVICE DU COURRIER GENERAL DES ELUS ET ASSOCIATIONS.
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Cette réponse présidentielle de FRANCOIS MITTERRAND est intervenue à la suite d'un courrier de ma part, dont je n'ai pas conservé l'original. Néanmoins je peux affirmer que celui-ci était très"ZEN'', pour ne pas dire plus
En effet si mes souvenirs sont exacts, j'expliquais grosso modo que je comprenais l'attitude et les responsabilités d'un chef d'état de 58 000 000 d'âmes
58 000 000 d'âmes et de ventres sur deux pattes composant un peuple qui réclame à manger, à boire, du travail, des loisirs, de l'argent, du bonheur, quitte à ce que tout cela se fasse au détriment d'un autre peuple et sans qu'il le sache bien souvent
Ici de l'uranium, là du pétrole, du nickel en NOUVELLE-CALEDONIE Bref, tout ce qui est nécessaire à la production de richesses destinées à remplir tous ces estomacs ambulants, à les rendre"heureux''
But d'autant plus important que ce chef d'état a été élu pour ça !
Un psychiatre pourrait sans nul doute qualifier mon attitude de SYNDROME DE STOCKHOLM du nom d'une célèbre prise d'otages où ces derniers avaient bien plus que collaboré avec les preneurs d'otages
Etrange complexité de la psyché humaine
A la suite de cette réponse présidentielle, j'avais adressé plus tard un deuxième courrier à FRANCOIS MITTERRAND toujours président de tous les français et détenteur d'un pouvoir soi-disant suprême.
Dans celui-ci, je lui demandais une mise en liberté provisoire afin d'être candidat aux élections présidentielles de 1995, rien que ça ! Puisque tout n'était que foutaise, une plus de plus ou de moins
Avec un grand sourire, j'en avais informé le juge d'instruction MARTINE VARACHE qui avait reçu ce 'scoop'' d'un air mitigé, semble-t-il
Comme quoi on peut être seul, dans la merde jusqu'au cou, subir une pression et un choc psychologique énorme en découvrant que l'on s'est fait blouser pendant des années, et conserver le sens de l'humour n'est-ce pas ?
Toujours dans cette ligne de conduite"humoristique'', j'avais expédié un jour plusieurs enveloppes à YVES DUPAS, directeur du CAMP-EST.
Celles-ci étaient glissées les unes dans les autres et comportaient toutes la mention 'CONFIDENTIEL-DEFONCE''
Après mes"enveloppes-surprises-confidentiel-défonce'' expédiées de ma cellule d'isolement en souvenir de certains documents"découverts'' dans le garage de OUEMO, j'avais reçu la visite de JEAN-CLAUDE LAVIGNE, chef de service pénitentiaire premier échelon.
C'est ainsi qu'il déclara :
" Ca va monsieur DIJOU, pas de problèmes ? ".
Réponse :
" Ca va, sauf qu'il n'y a vraiment pas beaucoup de légumes et de produits frais dans la bouffe ! ".
JEAN-CLAUDE LAVIGNE :
" Mais à part ça, vous êtes sûr que ça va ? ".
Sans faire aucune allusion aux lettres"confidentiel-défonce'', bien sûr
Il paraît que je suis doté d'un humour parfois grinçant ( grain-sang ), comme le précisent BERNARD SYLVANO et THIERRY CADOR dans leur compte-rendu d'audience le 26 avril 1996
J'espère simplement que les doubles de ces lettres sont accrochés quelque part sur un mur de la centrale de haute sécurité de MOULINS-YZEURE en FRANCE, là où YVES DUPAS a été affecté après son départ de NOUVELLE-CALEDONIE.
Cela lui rappellera très certainement le"bon temps'', quand il m'avait dit un jour avec un petit sourire en coin :
" Ce doit être très intéressant ? ".
Ou encore :
" Nous avons les moyens de vous faire taire, monsieur DIJOU ".
J'étais en train de l'informer sommairement de tout ce que j'avais découvert avec JOSEPH WANAJIJE, à savoir l'implication des services spéciaux français dans tous les coups fourrés de NOUVELLE-CALEDONIE.
C'est du reste YVES DUPAS qui fit part au chef du B.E.L. au haut-commissariat, de mon désir de parler
( gentiment ) de tout cela à quelqu'un.
C'est ainsi que GUY MASCRES, colonel de l'armée française et chef du bureau d'étude et de liaison ( B.E.L. ), devanture officielle de services spéciaux pourris, vint me voir au CAMP-EST.
Celui-ci me reçut les 1er et 08 juin 1994, toujours dans le bureau déserté du chef de service pénitentiaire PASCAL WACAPO.
La"débourrée'' et les insultes qu'il a ramassées dans la tronche celui-là !
Plein la gueule pour tous les autres, cachés dans l'ombre du drapeau français...
Après m'être calmé, je lui avais dit que le pardon existait, et que je ne voulais en aucun cas de partie civile contre moi ; puisque tout ce que j'avais fait était conditionné par les actions dégueulasses de la FRANCE, les autorités françaises n'avaient qu'à rembourser, point final !
Elles devaient assumer les"pots cassés'' qu'elles avaient provoqués en NOUVELLE-CALEDONIE.
C'était la moindre des choses n'est-ce pas ?
Le colonel GUY MASCRES m'avait alors répondu qu'il ne pouvait pas prendre seul une décision comme celle-là car ce n'était pas de sa compétence, mais qu'il en informerait directement ALAIN CHRISTNACHT, haut-commissaire de la république en NOUVELLE-CALEDONIE.
D'autre part, il me précisa qu'il avait demandé l'autorisation de venir me voir au CAMP-EST au juge d'instruction MARTINE VARACHE, et que tout était en règle.
Le colonel GUY MASCRES me reçut une nouvelle fois le 08 juin 1994 dans le même bureau, pour m'annoncer que mes exigences étaient rejetées, ce à quoi je m'attendais bien entendu.
Pour pousser lâchement aux affrontements les deux couleurs de ce pays, il n'y avait pas de problèmes, mais il n'y avait plus personne pour en assumer les responsabilités, même indirectes !
Bien entendu, j'avais informé JOSEPH WANANIJE de toutes mes démarches et de la teneur de ces entretiens, en lui parlant par-dessus la porte blindée de la cellule du bloc C.
Ce même colonel vint également voir JOSEPH WANANIJE le 1er août 1994 et le reçut dans le même bureau ; par contre, il se présenta en uniforme de l'armée et non en tenue civile comme pour moi.
Il posa la question suivante à JOSEPH WANANIJE :
" Comment voyez-vous l'avenir en NOUVELLE-CALEDONIE ? ".
Réponse de JOSEPH WANANIJE :
" L'indépendance... ".
GUY MASCRES :
" Et la FRANCE ? ".
JOSEPH WANANIJE :
" Une coopération économique avec la NOUVELLE-CALEDONIE, c'est tout... ".
Après ces"visites'', la famille de JOSEPH WANANIJE eut quelques problèmes qui sont exposés dans le chapitre " COURRIER PERSONNEL " de la plainte conjointe du 30 juillet 1994, ma mère recevant quant à elle des appels téléphoniques anonymes.
JOSEPH WANANIJE déposa une plainte le 08 juillet 1994 contre ce colonel entre autres personnes, auprès du procureur YVES LE BOURDON, plainte qui ne fut jamais instruite.
En effet, les ennuis de sa famille débutèrent juste après mes entretiens avec ce fameux colonel.
Par la suite, le colonel GUY MASCRES fut nommé directeur adjoint du cabinet du délégué de gouvernement DOMINIQUE BUR, si je ne me trompe pas.
Et puisque l'heure est à la confidence, il me revient en mémoire l'anecdote suivante :
Celle-ci s'était déroulée au CAMP-EST, au début de ma première incarcération pour l'affaire HAM TRONIQUE en 1987.
Fort d'avoir pu obtenir 11 précieux jours de répit avec le commissaire de police ANDRE SAURA (ayant connu la guerre d'ALGERIE ), grâce à une fausse manuvre de reddition avec dépôt de nos armes à la clef, je décidai de pousser le bouchon beaucoup plus loin en tentant de négocier une sortie de prison d'un ou deux jours, afin de mener à bien cette initiative.
Un ou deux jours pendant lesquels j'espérais bien fausser compagnie à mes ''accompagnateurs''...
C'est ainsi que le directeur du CAMP-EST, GERARD PERRAUDIN à l'époque, prit lui-même l'initiative de faire rentrer incognito dans la prison un homme au signalement suivant :
AGE : 40 / 45ans. YEUX : gris.
TAILLE : 1,85 m environ. TEINT : mat.
POIDS : 75 / 80 kg de muscles. CHEVEUX : grisonnant.
Le parfait"petit baroudeur'' bien entretenu, en quelque sorte...
J'essayai mon manège une nouvelle fois mais il ne fonctionna pas, cet inconnu m'informant de l'impossibilité d'une telle initiative lors du deuxième entretien auquel assistait GERARD PERRAUDIN.
Celui-ci n'avait pas voulu rester dans la pièce la première fois.
Ces deux entretiens successifs eurent lieu dans un local inoccupé de l'infirmerie du CAMP-EST, et un gardien se souvient encore ce jour des mouvements dont je faisais l'objet, sortant d'une cellule pour entrer dans une autre en présence de ce directeur.
C'est après ce deuxième entretien infructueux que GERARD PERRAUDIN me conseilla de ne jamais parler de tout cela à quiconque, et de jeter toutes les armes de chez BALLANDE derrière les récifs
Là il me prenait vraiment pour un con et c'est exactement ce que j'avais pensé à l'époque ; c'est exactement ce que suis maintenant !
Le juge d'instruction MICHEL BLANC en charge de ce dossier fut très"surpris'' lorsque je lui déclarai :
" On rentre comme dans un moulin au CAMP-EST, on y reçoit parfois des visites bizarres... ".
Réponse du juge d'instruction :
" Je ne comprends pas du tout ce que vous voulez dire monsieur DIJOU, expliquez-vous... ".
Réponse de ma part :
" Non, rien... ".
Maître CHRISTIAN BOISSERY était présent dans le bureau de ce juge d'instruction en tant que défenseur, et si mes souvenirs sont exacts, c'était le jour de ma libération provisoire avec mise sous contrôle judiciaire, ou plutôt de la signification des conditions de ce contrôle qui allait durer près d'une année.
Quoi qu'il en soit et pour revenir à la discrétion demandée par GERARD PERRAUDIN à ce sujet, je me souviens parfaitement avoir lancé l'interrogation suivante à ce dernier :
" Mais n'est-ce pas lui, le colonel"FRANCOIS'' ? ", en parlant du mystérieux visiteur qui n'avait jamais décliné son identité.
Il y eut une grosse surprise sur le visage de GERARD PERRAUDIN :
" Comment savez-vous tout cela monsieur DIJOU ? ".
Je lui avais alors expliqué très rapidement que"nous'' étions un peu au courant de la présence de personnes"bizarres'' sur le territoire, comme le fameux colonel"François'' qui aurait remplacé le colonel CHARRIER.
Je tenais ces renseignements de la bouche même de BENOIT SAURAY à l'époque des événements, celle-ci débutant en 1984 pour s'étendre bien loin...
JACKY UICHI était également informé de la présence du colonel"FRANCOIS'' en NOUVELLE-CALEDONIE, pendant cette période plus que trouble.
Lors de mon incarcération en 1987, un projet de destruction par explosif du mur d'enceinte du CAMP-EST avait été élaboré par des membres de notre groupe de combat, ceci à titre d'avertissement et pour faire pression sur les autorités judiciaires.
Informé de cette initiative, je refusais catégoriquement car il n'y avait rien de grave dans mon dossier d'instruction. Lors de ma présente incarcération en 1994, un projet analogue avait été envisagé, mais je l'avais refusé également car cela n'aurait strictement servi à rien, j'en suis plus que sûr maintenant !
Je tiens à préciser que ce contact avec celui que je nommais le colonel"François'' a fait l'objet d'une correspondance adressée le 12 décembre 1994 au juge d'instruction MARTINE VARACHE.
Cette lettre venait en réponse à la question posée par cette dernière lors de l'instruction du 21 novembre 1994.
" Pendant la période des"événements'', n'avez-vous pas été en contact avec gens des services spéciaux français, monsieur DIJOU ? ".
Réponse :
" Non, je n'ai jamais été en contact avec ces gens-là ! ".
Ce qui est parfaitement vrai en ce qui me concerne, encore faut-il préciser que ces rats ne portent pas sur le front l'inscription D.G.S.E. , D.S.T. , R.G. , 2ème BUREAU MILITAIRE ou autres saloperies dans le même genre...
J'avais très bien compris la portée de la question de ce"juge d'instruction'', aussi lui avais-je adressé la lettre sus-citée qui répondait dans un tout autre sens que celui espéré par MARTINE VARACHE.
Colonel"FRANCOIS'' comme FRANCOIS DE ROUGET, bien que le signalement de ce dernier ne corresponde pas du tout à la description de l'inconnu dans l'infirmerie du CAMP-EST en 1987...
Inconnu certes, mais pas pour tout le monde...
FRANCOIS DE ROUGET aujourd'hui retraité de l'armée, ancien sous-préfet venu spécialement de FRANCE pour le procès d'assises des 24 / 25 / 26 avril 1996 à NOUMEA...
Une"pointure'' en somme, indigne d'une visite incognito à un obscur petit tôlard en 1987...
FRANCOIS DE ROUGET lui-même non ! Mais un de ses hommes très certainement !
FRANCOIS DE ROUGET faisant l'objet d'applaudissements soutenus du"public'' après avoir lancé une célèbre phrase : " Si tu veux la paix, prépare la guerre ". " Si vis pacem, para bellum ".
En matière de guerre, il en connaissait quelque chose puisque c'est lui qui tenait également le "nerf de la guerre'', c'est-à-dire l'argent en provenance directe du R.P.R. de JACQUES CHIRAC.
Argent entreposé dans un énorme coffre-fort de la tour B.I.S. / WESTPAC, dans les locaux du R.P.C.R. à l'époque
C'était peut-être les 180 millions CFP dont j'ai signalé l'existence antérieurement, mais je doute que cette somme n'ait pas été plus élevée dans sa totalité...
Outre les véhicules des milices du R.P.C.R., il y avait également le paiement des hommes qui les composaient.
FRANCOIS DE ROUGET faisant également l'objet d'un article plus qu'élogieux de la part des"journalistes'' des NOUVELLES CALEDONIENNES.
C'était bien normal, dans un procès complètement truqué
Et ne parlons pas de l'autre journal, le QUOTIDIEN CALEDONIEN !
Vraiment quelle information de qualité en NOUVELLE-CALEDONIE !
Il est vrai qu'il ne fallait pas faire apparaître les saloperies françaises en NOUVELLE-CALEDONIE, n'est-ce pas ?
DIJOU GUY
A
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
PALAIS DE L'ELYSEE - 55 - 57 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORE
75008 PARIS FRANCELE 22 MAI 1996
Par la présente, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance les faits suivants :
Le 26 avril 1996, au cours d'un déni de justice, j'ai été condamné à 5 ans de réclusion criminelle ainsi qu'au remboursement de 23 000 000 CFP au titre de dommages et intérêts.
L'iniquité de ce jugement prononcé par la cour d'assises de NOUMEA ne saurait vous échapper, pour la simple et bonne raison que votre pays en est la cause, directement ou indirectement.
Il est vrai qu'en matière de justice, si la parole est libre, la plume n'en est pas moins serve...
Je ne m'étendrai pas sur les faits graves et les coïncidences hasardeuses de cette procédure intervenue pendant l'anniversaire des événements d'OUVEA, événements dont vous avez été bien plus qu'un simple témoin.
Au cours de la plaidoirie assurée par mes soins car n'ayant absolument plus aucune confiance dans le système judiciaire, j'ai déclaré ne plus vouloir vivre une minute de plus sous le drapeau français ; et d'invoquer à ce titre l'article 32 de l'ancien code pénal, lequel cessant d'être applicable en NOUVELLE-CALEDONIE le 1er mai 1996 comme par"hasard''
Bien entendu ce cas de figure n'étant pas prévu par la loi, un détenu ne pouvant se condamner lui-même en quelque sorte, je n'ai pas été suivi dans cette voie, voie du bannissement.
Pourtant, dans le passé et au nom de ce même code pénal, celle-ci a été très largement utilisée par la FRANCE
( entre autres pays et en d'autres lieux ) dans un sens comme dans l'autre, franche ou déguisée, afin de coloniser ces terres nouvelles purement et simplement spoliées.
Non content de nous les avoir cédées ensuite à titre gracieux ou contre espèces sonnantes et trébuchantes, la FRANCE que vous représentez à présent a toujours pris un soin machiavélique à empêcher toute fusion entre le peuple colonisé et la population dont je suis issu.
Il ne s'agit pas de refaire l'histoire, mais des faits graves beaucoup plus récents relevés en ce sens font d'ailleurs l'objet d'une plainte avec constitution de partie civile.
Il est évident que je n'attends strictement rien de cette procédure au vu du fonctionnement des services judiciaires, pas plus que la reconnaissance politique du statut de"victimes de l'Histoire'' généreusement accordé à NAINVILLE-LES-ROCHES ne nous dispense du qualificatif de 'voleurs de Terres'', loin s'en faut.
J'ajouterai que lors du procès, le fait d'avoir jeté à terre les lois de votre pays montre bien le dégoût qui est mien, ainsi que ma détermination à ne plus être considéré comme un citoyen français, citoyenneté que je subis à présent plutôt que d'y adhérer ou pour le moins, de partager.
Pourtant, là n'est pas l'objet principal de cette correspondance, mais plutôt le remboursement des dommages et intérêts auxquels je suis condamné.
En effet, ayant été fonctionnaire depuis le 13 mai 1974 jusqu'à ma démission au début de l'année 1995, j'ai cotisé durant cette période à la caisse de retraite des fonctionnaires de NOUVELLE-CALEDONIE.
Cette démission, légalement acceptée par la mairie de NOUMEA avant d'être jugé, mon droit à la retraite ne saurait de ce fait être aliéné.
Je vous serai donc gré de bien vouloir user de votre autorité afin que le montant total desdites cotisations soit versé aux victimes de mes actions et ce, suivant des modalités qui m'importent peu.
Par ailleurs, il est hors de question pour moi d'envisager de quelconques grâces ou autres procédés visant à me permettre d'exercer une activité lucrative destinée à rembourser les parties civiles.
Ce faisant, je ne ferai que collaborer à renforcer l'injustice de votre drapeau ainsi que sa présence sur cette terre.
De plus, le comble de l'inversion des rôles serait que l'offenseur use d'un droit de grâce imaginaire et totalement déplacé vis-à-vis de l'offensé.
Le pardon existe, mais sur ma terre natale celui-ci est totalement assujetti à la vérité, vérité qui a brillé par son absence lors de ce procès inique.
En 1906 lors de l'affaire ALFRED DREYFUS, le procureur général BAUDOUIN déclarait devant la cour de cassation :
" On avait pris l'habitude dans ce métier ( le 2ème bureau Militaire ), et presque sans s'en rendre compte, des actes non seulement les plus illégaux, mais même les plus contraires à la morale et à la loyauté, et l'on y tenait pour de bonne guerre les pièges les plus malhonnêtes, comme l'emploi de lettres anonymes et de faux, dès qu'il s'agissait de rechercher et d'établir un acte de trahison et de dépister une manuvre d'espionnage. ".
Je ne m'appelle pas ALFRED DREYFUS, je ne me suis pas pourvu en cassation ( et pour cause... ), mais 90 ans plus tard, loin de s'arranger les choses ne font qu'empirer.
Ce ne sont plus des lettres anonymes mais des faits bien plus graves :
Meurtres de leaders politiques par personne interposée, manipulations en tous genres, bris de scellés, suppression de preuves et d'éléments de preuves, incitation à faux témoignages, fournitures de matériel militaire et de documents classés 'confidentiel défense'', et j'en passe...
Il est vrai que le courage est une vertu qui se perd, le procureur général BERNARD DE GOUTTES n'ayant pas la trempe du procureur général BAUDOIN, mais peut-être n'a-t-il pas reçu d'instructions écrites et courageuses de la part d'un homme courageux...
Le chef de l'état que vous êtes n'est-il pas souvent qualifié de"détenteur du pouvoir suprême'', comme vos prédécesseurs ?
Et de grâce monsieur le président, ne parlez plus des droits de l'homme car il est des paroles qui sonnent étrangement faux lorsqu'elles ne sont pas prononcées avec sincérité.
Veuillez agréer monsieur le président, l'expression de mes sentiments distingués.
GUY DIJOU.
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Cette lettre a fait l'objet d'un envoi postal normal resté sans aucune réponse.
Par la suite, elle fut réexpédiée en recommandée avec accusé de réception ( voir lettre du 03 octobre 1996 adressées au président de la république française ).
Celle-ci a été largement diffusée car jointe à différents courriers adressés au maire de la ville de NOUMEA, au trésorier-payeur général etc.
D'autre part, un pourvoi en cour de cassation était hors de question pour moi :
A partir du moment où j'avais jeté sur le sol les livres de lois françaises et ma nationalité française, je ne pouvais plus décemment les reprendre pour m'en servir à cette fin.
Mon geste était scellé, de même que mes paroles.
Quant aux droits à la retraite, mystère et boule de gomme...
De plus, le président JACQUES CHIRAC n'a jamais cessé de brandir les droits de l'homme à travers le monde, sans les respecter lui-même.
Encore un donneur de leçon dans le genre :
" Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ".
DIJOU GUY
A
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
LE 03 OCTOBRE 1996
Par la présente, j'ai l'honneur de vous faire parvenir sous pli recommandé avec accusé de réception une copie de la lettre du 22 mai 1996, lettre à laquelle vous n'avez pas daigné répondre.
Par ce biais, personne ne pourra en contester l'existence ni l'envoi, ainsi que les responsabilités que cette procédure entraîne de facto.
Si le fait d'utiliser de l'encre rouge peut vous paraître injurieux, qu'en est-il du sang que vos prédécesseurs et vous-même avez fait couler ici ?
Qu'en est-il de ce drapeau qui flotte au-dessus de ma tête ?
Veuillez agréer monsieur le président, l'expression de mes sentiments distingués.
GUY DIJOU.
COPIE : Madame BERNADETTE DIJOU
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Cette lettre a effectivement été rédigée à l'encre rouge.
Une copie du courrier en date du 22 mai 1996 et la présente correspondance ont fait l'objet :
D'un récépissé d'envoi recommandé n° 5599 Date : 07 octobre 1996
D'un avis de réception dûment signé n° 5599 Date : 11 octobre 1996
A partir du moment où un chef d'état est clairement informé d'une situation aussi scandaleuse et qu'il la passe sous silence, il prend ses responsabilités pour l'avenir !
DIJOU GUY
A
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
LE 04 NOVEMBRE 1996
Veuillez recevoir ci-joint en recommandé avec accusé de réception"quelques'' plaintes déposées auprès des services judiciaires de NOUVELLE-CALEDONIE, durant l'année 1994.
Inutile de vous préciser que celles-ci sont restées vaines malgré les faits très graves qui y sont dénoncés ; et de me souvenir d'une petite phrase prononcée par MARTINE VARACHE"juge d'instruction'' chargée de mon dossier à l'époque:
" vous savez monsieur DIJOU, votre dossier est directement suivi par la CHANCELLERIE, alors si vous avec un message à faire passer ", et pour cause n'est-ce pas ?
Aussi, doutant pour le moins de l'efficacité de ce suivi, l'envoi de ces documents ne permettra plus au"détenteur du pouvoir suprême'' que vous semblez être, de se cacher éternellement derrière un soi-disant"secret de l'instruction'' si tant il est vrai qu'il y en ait eu un.
Pourtant là où s'arrête la justice des hommes, celle-ci perdure sous une autre forme, écrite dans le TEMPS.
Je suis sûr que cette dernière touchera de près ou de loin toutes les personnes et les organismes ayant sciemment occulté les crimes et les malversations exposés dans les plaintes sus-citées et ce, tant sur la terre de FRANCE que de NOUVELLE-CALEDONIE ( et d'ailleurs... ).
Veuillez agréer monsieur le président, l'expression de mes sentiments distingués.
GUY DIJOU.
COPIE : Madame BERNADETTE DIJOU
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Cette lettre et toutes les pièces jointes ont fait l'objet :
D'un récépissé d'envoi recommandé n° 5593 Date : 05 novembre 1996
D'un avis de réception dûment signé n° 5093 Date : 12 novembre 1996
Au sujet d'une justice écrite dans le TEMPS, il convient de rappeler les faits suivants :
Au cours d'un entretien accordé à JEAN-FRANCOIS KAHN au mois de mars 1984, JACQUES CHIRAC déclarait entre autre :
" ON EST CONVOQUE PAR L'HISTOIRE, ON NE CONVOQUE PAS L'HISTOIRE ".
Or l'histoire est écrite dans le TEMPS, comme les actes, les paroles, voire les pensées...
Il y a bien longtemps JACQUES CHIRAC, n'avez-vous pas aussi déclaré à une délégation kanake s'étant rendue en FRANCE :
"VOUS VENEZ DEMANDER UNE AUTONOMIE INTERNE ?
MAIS C'EST l'INDEPENDANCE QU'IL VOUS FAUT ! ".Si cette histoire est authentique, vous portez là une bien lourde responsabilité à cause de ces paroles
Lourde responsabilité que la vôtre encore dans l'opération VICTOR, à GOSSANAH IAAI OUVEA...
19 Kanaks tués pour avoir demandé par les armes leur... indépendance !
Et je ne parle pas des gendarmes et des militaires morts eux-aussi pour une putain cachée dans leur"propre'' drapeau...
Rappelez-vous JACQUES CHIRAC, vous étiez le premier ministre de FRANCOIS MITTERRAND, en pleine campagne électorale pour devenir président de la république ou"le détenteur du pouvoir suprême''...
Rappelez-vous JACQUES CHIRAC, c'était le 05 mai 1988 à GOSSANAH IAAI, 'LE PAYS DE LA PAROLE'' donnée et... bafouée !
Il fallait des résultats rapides et spectaculaires, à porter à votre crédit bien sûr
Mais vous les avez quand même perdues, ces élections...
Ce qui permit à FRANCOIS MITTERRAND de faire procéder à l'élimination de JEAN-MARIE TJIBAOU et de YEIWENE-YEIWENE le 04 mai 1989, toujours à OUVEA IAAI.
IAAI LE PAYS DE LA PAROLE'' ASSASSINEE...
Bien sûr,"les victimes'' ou plutôt les familles des"victimes'' furent indemnisées... 201 634 678 CFP au total.
De quoi faire taire de nombreuses bouches à OUVEA IAAI"LE PAYS DE LA PAROLE'', bien que certaines et trop rares familles aient refusé cet argent.
Mais l'argent efface-t-il la souffrance, et la peur chez"les autres" quels qu'ils soient ?
Des années plus tard, les 24 / 25 / 26 avril 1996 eut lieu à NOUMEA un procès d'assises complètement salopé !
Rappelez-vous JACQUES CHIRAC, vous étiez alors président de la république, détenteur d'un pouvoir soi-disant suprême...
" ON EST CONVOQUE PAR L'HISTOIRE, ON NE CONVOQUE PAS L'HISTOIRE ".
Ce sont vos paroles monsieur le président, alors j'attends votre convocation par l'HISTOIRE en application de cette phrase qui vous appartient désormais !
Personnellement, j'ai eu ma part un certain 08 février 1994 lors du passage d'une frontière FRANCE / LUXEMBOURG et même bien avant...
DIJOU GUY
A
MADAME ANNIE LHERITIER
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
LE 13 DECEMBRE 1996
V / REF : LETTRE DU 14 NOVEMBRE EN PIECE JOINTE
Veuillez trouver ci-joint en retour votre correspondance en date du 14 novembre 1996.
En effet je n'attendais aucune réponse à mon courrier du 04 novembre courant, et surtout pas de cette qualité.
Il est vrai que la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, pierre angulaire de votre pays s'il en faut, stipule en son article 16 :
'toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution".
Si cette séparation est bien déterminée, pouvez-vous m'affirmer qu'elle est effective dans la réalité ?
Après avoir subi ce que j'ai subi au cours d'une"instruction judiciaire'' digne de la plus pure prévarication de la part des intervenants suivants,
MARC FORTIER - MARC REVAULT et CHRISTIAN GODEFROY gendarmes de la caserne MEUNIER
SIMIONE VANAI - FREDERIC JAMES -
MARTINE VARACHE - BEATRICE IMASSI - juges d'instruction du tribunal de NOUMEAYVES LEBOURDON - procureur de la république en NOUVELLE-CALEDONIE
BERNARD DE GOUTTES - procureur général de la république en NOUVELLE-CALEDONIE,
parmi tant d'autres personnes dont je n'ai pas les identités, lesquelles n'agissant certainement pas que de leur propre chef, pareils mensonges n'ont plus de prise sur moi quand bien même débités sur papier à en-tête de la présidence de la république.
Ce faisant vous me mentez mais fait plus grave encore, vous vous mentez à vous-même !
Occupant les fonctions qui sont vôtres actuellement, il est impossible que vous ne soyez pas informée de ce type d'affaires rongeant votre pays.
C'est au nom de tout cela réuni que le 26 avril 1996, j'ai jeté sur le sol d'une cour d'assises les livres de lois de la république française ; à partir de cette date j'ai cessé unilatéralement et définitivement d'être un citoyen français, bien que je subisse pour peu de temps encore cette nationalité.
Peut-être ne comprendrez-vous pas aisément la finalité de ma démarche, laquelle consistant à expédier différents courriers à"certaines personnalités'', mais je puis cependant vous affirmer ceci :
" TOUT SE PAYE UN JOUR OU L'AUTRE ! ".
Ce n'est qu'une question de temps, surtout à partir du moment où l'on a été informé de faits très graves que l'on s'évertue à toujours vouloir dissimuler.
Quoi qu'il en soit et par expérience, je n'ai plus aucune confiance en votre pays, pas plus qu'en mon île natale somme toute...
Autrefois il y a bien longtemps, la parole était sacrée ici ; mais avec le temps elle n'est plus devenue qu'un simple moyen d'expression véhiculant nombre de mensonges, à l'image du monde politique des soi-disant démocraties, entre autres domaines...
Il est vrai qu'en plaçant une pomme pourrie dans un sac rempli d'autres pommes, celle-ci ne devient pas plus saine pour autant, bien au contraire :
C'est exactement l'inverse qui se produit et le sac entier ne tarde pas à pourrir !
Continuez donc à faire planer bien haut votre drapeau de par le monde, mais il est hors de question que je participe un tant soit peu à cette mascarade, laquelle ne serait que douteuse si elle n'était entachée de sang, comme beaucoup d'autres drapeaux du reste...
Encore une fois et au risque de me répéter, je n'attends absolument aucune réponse à ce courrier ; laissons faire le TEMPS...
Celui-ci contient en son sein une justice d'un tout autre ordre, comme il contient le pardon également.
Il se trouve que sur cette île, troisième réserve mondiale de nickel à ce jour, il n'y a pas de pardon sans dire toute la vérité, à condition de le solliciter bien sûr...
Et encore l'on n'est même pas sûr d'obtenir une réponse autre que bassement politique, véritable science de la peste et du choléra réunis.
Je terminerai cette lettre par la phrase suivante : " La dignité ne s'achète pas ! ".
Veuillez agréer madame, l'expression de mes sentiments distingués.
GUY DIJOU.
Copie : Madame BERNADETTE DIJOU
P.J.:
V/lettre du 14 novembre 1996 en retour
V/enveloppe avec la mention suivante 'Ouverture par inadvertance mais non lue''
( censure du CAMP-EST
Lettre du 13 décembre 1996 adressée à monsieur le procureur général de la république en NOUVELLE- CALEDONIE.
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Cette lettre a fait l'objet :
D'un récépissé d'envoi recommandé n° 7281 Date : 16 décembre 1996
D'un avis de réception dûment signé n° 7281 Date : 24 décembre 1996Cette correspondance a été rédigée en réponse au courrier du 14 novembre 1996 d'ANNIE LHERITIER, laquelle exerce les fonctions de chef de cabinet à la présidence de la république française.
N'admettant pas de mensonges aussi grotesques, j'avais réexpédié son tissu de fadaises en même temps que la présente lettre.
Les termes en étaient approximativement les suivants :
" Le président de la république m'a chargée de vous informer qu'étant le garant de la constitution, il ne peut s'immiscer dans l'instruction d'un dossier en cours... ".
Cette réponse de qualité exceptionnelle faisait suite à l'envoi de mon courrier du 04 novembre 1996 adressé au président de la république, lequel était accompagné d'une copie manuscrite de presque toutes les plaintes déposées auprès du procureur de la république en NOUVELLE-CALEDONIE.
Plaintes n'ayant pratiquement jamais été instruites !
Par simple coïncidence, JACQUES CHIRAC avait annoncé en grande pompe la mise en place d'une commission de réflexion sur l'indépendance de la justice, peu après mes courriers...
C'était la fameuse 'COMMISSION TRUCHE'' ( la triche ).
Pourquoi ce jeu de mot ringard ?
Tout simplement parce qu'il n'y en a pas un pour relever l'autre, qu'il soit issu du monde politique droite / gauche ou judiciaire !
D'autre part, ce courrier présidentiel du 14 novembre 1996 avait été ouvert par la censure du CAMP-EST, avec pour justification la petite mention suivante : " ouverture par inadvertance mais non lue ".
Jamais sous-titre d'un manuscrit n'aura été si judicieux...
" LES MEMOIRES DE DEUX CONS ", ou une connerie de plus !
Il convient de préciser également les faits suivants :
- Le gendarme MARC REVAULT jouit d une retraite bien méritée après ses"bons et loyaux'' services rendus au drapeau français, mais sa petite phrase résonne encore dans ma mémoire :
" GUY j'en ai marre de ton dossier, je reçois des pressions de tous les côtés ".
Il travaille à présent dans une petite société de recouvrement, d'enquêtes diverses et de filatures en tous genres appelée THEMIS.
Pour la petite histoire, THEMIS était la déesse grecque de la justice, ses attributs étant le glaive et la balance.
Il y en a qui sont gonflés n'est-ce pas ?
- Le gendarme SIMIONE VANAII, un de ses collaborateur ayant également participé à"l'enquête' a été affecté le 13 novembre 1995 à CERGY-PONTOISE FRANCE.
- Les gendarmes CHRISTIAN GODEFROY et FREDERIC JAMES ayant falsifié les procès-verbaux des saisies effectuées dans nos deux dépôts, ont été cités comme témoins lors de notre procès d'assises.
Cités comme témoins à l'instigation du président JEAN VERMORELLE, rien que ça !
Sans aucun état d'âme, ces deux gendarmes étaient allés jusqu'au bout de l'ignominie en faisant de fausses déclarations devant la cour, sous serment !
Mais ils n'étaient pourtant pas les seuls à être parjures, loin de là...
Dans la salle d'audience de ce procès d'iniquité, le gendarme CHRISTIAN GODEFROY et le juge d'instruction MARTINE VARACHE étaient côte-à-côte et se marraient bien.
Quel '' beau- couple-la-magouille '' !
C'était avant que je ne jette les livres de lois françaises sur le sol et comme par"hasard'', ce"couple-la-magouille'' avait disparu de la salle au moment de ma plaidoirie...
- L'inspecteur extorqueur de fonds de la D.S.T. GUY BOULAY a été jugé devant le tribunal correctionnel de NOUMEA, puis en FRANCE à la suite d'un recours de sa part à ce qu'il paraît.
Un compte rendu d'audience signé DOMINIQUE.DELERS paru dans le journal LES NOUVELLES CALEDONIENNES du 13 octobre 1997 avait pour titre : " POLICIER CORROMPU OU ENQUETEUR MODELE ? ".
Jamais point d'interrogation n'aura été si judicieux en attendant le 21 novembre 1997, date du jugement définitif.
Bien curieusement encore, celui-ci ne connu aucune publicité médiatique...
Il est vrai que pour certains, l'opinion publique n'a pas plus de valeur qu'un vulgaire morceau de pâte à modeler et ce, dans de nombreux domaines...
Quoi qu'il en soit au sujet de cette"affaire dans l'affaire'', j'avais écrit précédemment :
" ET CE N'ETAIT ABSOLUMENT PAS SA PREMIERE AFFAIRE VEREUSE ".
En effet, GUY BOULAY s'était également livré aux mêmes pratiques douteuses envers d'autres personnes dont ALEXANDRE CHIT NAT HROUT, le propriétaire du complexe PARADISE PARK MOTEL à NOUMEA.
Un sacré modèle de policier en vérité !
Comme par"hasard'', cet hôtelier avait également été placé en garde à vue en même temps que JACKY UICHI et moi, dans les locaux de la bien trop"fameuse'' brigade de recherches de la caserne MEUNIER.
Et toujours comme par"hasard'', DAVID AMAR, l'associé d'ALEXANDRE CHIT NAT HROUT avait été placé dans le même bureau que moi durant toute la nuit...
Seuls mais très solidement gardés à l'extérieur, celui-ci m'avait alors déclaré que les gendarmes soupçonnaient son associé de détenir des armes ou quelque chose dans le même genre.
Ces deux personnes avaient ensuite été relâchées, en plus de n'avoir jamais eu de quelconques rapports avec notre groupe de"cons-bas''.
Rappelons également que l'arrestation du"policier modèle'' GUY BOULAY avait fait l'objet d'un article dans les NOUVELLES CALEDONIENNES.
L'édition du 21 novembre 1996 mentionnait également la mise sous contrôle judiciaire de trois policiers municipaux de la ville de NOUMEA, ces derniers ayant tabassé un jeune homme le 15 août 1996.
Bien sûr et pour faire bonne mesure, il y eut une réaction du parquet de NOUMEA sous forme de précision médiatique dans la même édition de ce"journal''.
Celle-ci émanait du procureur de la république JEAN-LOUIS CATEZ, le successeur d'YVES LEBOURDON à ce poste.
Voici un extrait de cette"précision'' :
" Les fautes de quelques uns, à les supposer établies ne sauraient entacher la réputation de corps qui ont fait la preuve de leur efficacité dans la lutte contre la délinquance ".
Plutôt douteuse cette efficacité, JEAN-LOUIS CATEZ, mais que deviennent vos fautes derrière ce paravent médiatique et judiciaire taillé sur mesure ?
Que deviennent les fautes de cette"justice'' que vous servez avec une docilité plus que compromettante ?
- YVES LEBOURDON est également retourné en FRANCE.
- BERNARD DE GOUTTES aurait été nommé avocat général de la cour de cassation à PARIS et serait maintenant membre du conseil supérieur de la magistrature.
Ceci est tout à fait normal après le service rendu à JACQUES CHIRAC,"président de tous les français'' lors d'un procès bidon de cour d'assises les 24 / 25 / 26 avril 1996.
Il est vrai que celui-ci avait pour toile de fond la troisième réserve mondiale de nickel, ainsi que la présence du drapeau français planté dedans.
Encore un scandale étouffé dans les 22 000 km séparant la NOUVELLE-CALEDONIE et la FRANCE...
Une distance parfois bien utile, n'est-ce pas mesdames et messieurs les RIPOUX ?
Loin d'être anti-français, bien que chaque peuple n'ait que les chefs ou les élus qu'il mérite, je sais quant à moi que je n'appartiendrai plus à cette nation dans peu de temps.
En effet, il est hors de question de cautionner pareille déchéance dans un pays qui fut la patrie des droits de l'homme.
CECI EST D'AUTANT PLUS VALABLE POUR LE FUTUR ETAT PRONE PAR CES SOI-DISANT INDEPENDANTISTES LOCAUX ET LEURS SOUTIENS INTERNATIONAUX.
Que la FRANCE"défende'' par des moyens maffieux ses intérêts dans le monde est certes horrible, mais le silence assourdissant du F.L.N.K.S. et des citoyens de NOUVELLE-CALEDONIE l'est encore plus.
Bien sûr il faut apporter des preuves, mais comment faire dès lors que des services officiels sont les principaux auteurs de toutes ces malversations, et que les témoins se taisent ?
Malversations ayant entraîné les nôtres pour une part importante de responsabilité, il ne faut jamais l'oublier !
Et je ne parle pas de la destruction systématique de ces preuves par les"autorités judiciaires''
Le présent manuscrit n'est absolument pas un S.O.S. ou une bouteille jetée dans l'OCEAN PACIFIQUE, car on peut être con dans la dignité au fond d'une prison française.
C'est plutôt et avant tout un hommage bien médiocre rendu aux victimes noires et blanches de ce pays, pour n'être ensuite qu'un témoignage sur les coulisses d'un drapeau, français en l'occurrence.
Un témoignage douloureux dédié aux jeunes inscrits automatiquement sur les listes électorales, futurs citoyens et jurés d'assises...
" Pauvres mômes, priez pour eux, encore et toujours ! ".
Le passé de la grande aventure humaine a durement et maintes fois prouvé que mensonges, corruption, crimes, injustices et indifférence parmi tant d'autres vices, ne restaient jamais impunis.
Encore faut-il avoir les yeux pour voir, les oreilles pour entendre, l'esprit pour comprendre et le cur pour s'en détourner.
C'est exactement ce que je n'ai pas su faire en temps utile, mais comment pouvait-il en être autrement de la part d'un con ?
Un con doublé d'un naïf croyant qu'il n'y a pas de pardon sans dire toute la vérité, le sacré con parfait en résumé.
Ainsi s'achève cette histoire authentique qui aurait pu se produire n'importe où sur cette belle petite planète constamment souillée.
Mille pensées de remerciement à ma vieille mère au grand cur et aux larmes à fleur de peau, aux bien trop rares personnes restées fidèles jusqu'au bout de cette épreuve et à celles m'ayant aidé à la rédaction de cet ouvrage.
Sans elles, ces"mémoires'' seraient restées enfermées dans un cur scellé par la vengeance jusqu'à son total assouvissement, au nom d'une loi qui m'était bien personnelle.
Cette conclusion serait bien incomplète si elle n'était pas également dédiée à tous les 'bien-pensants'' de tous bords m'ayant pris pour un simple malfrat ou un fou après la découverte de toutes ces saloperies.
5 ans déjà !
Il n'y avait que des paroles à l'époque, et gageons que ce manuscrit les fera rire encore plus à présent, surtout après la signature des"accords de NOUMEA'' le 05 mai 1998 et le scrutin du 09 mai 1999
MAIS RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER !
GUY DIJOU DIT"LE GRAND CON''
JOSEPH WANANIJE