LES CONFLITS SOCIAUX

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D.G./ J.W. : De la complexité de ce domaine, seule une analyse globale peut être effectuée ; le champ de revendications syndicales étant trop vaste et complexe, s'y aventurer ne relève pas de ce document dont le but initial est de prouver l'application délibérée dans ce domaine entre autres, de la doctrine diviser pour mieux régner.

Celle-ci est pensée, conçue et appliquée directement ou indirectement par des"correspondants''.

En effet, sous couvert de revendications syndicales multiples, ne voit-on pas une lutte d'influences entre deux syndicats puissants, l'U.S.T.K.E. et l'U.S.O.E.N.C. (pour ne citer que ceux-là) qui s'affrontent par grèves interposées.

Celles-ci ( 5 depuis le début de l'année ) paralysent le territoire pendant des périodes plus ou moins longues créant parfois les conditions idéales d'exaspération et d'affrontement comme ce fut le cas dernièrement dans un conflit survenu sur le port autonome de NOUMEA ( F.P.M.E.=> U.S.T.K.E.)

Bizarrement, ce sont les"deux poumons'' de l'économie calédonienne qui sont touchés :

- Aéroport de TONTOUTA.

- Port autonome de NOUMEA.

Force est de constater qu'outre le fait que deux leaders syndicaux kanaks indépendantistes de surcroît ( ceci étant dit sans a priori ), MARCEL NORARO et LOUIS KOTRA UREGEI s'affrontent syndicalement pour le contrôle du port autonome de NOUMEA, les grèves à répétitions ( dont nous ne nous permettons pas de juger le bien fondé ) ont le désavantage de dérouter parfois les navires sur d'autres pays et de nuire à la réputation de la NOUVELLE-CALEDONIE, comme ce fut le cas pour l'AUSTRALIE il y a quelques années.

Le port de NOUMEA n'est-il pas l'un des plus coûteux dans L'OCEAN PACIFIQUE, en matière d'acconage ?

Amoindrir son efficacité et sa réputation, ainsi que celle de l'aéroport de TONTOUTA, ne contribue-t-il pas à maintenir la NOUVELLE-CALEDONIE dans une sorte de faiblesse psychologique, puis financière, créant ainsi une dépendance vis-à-vis d'une"certaine FRANCE'' ?

La lutte de ces deux leaders syndicaux par exemple n'est-elle pas là encore le fruit pourri de manipulations conscientes ou inconscientes ( nous sommes bien placés pour le savoir ) orchestrées par la trop fameuse troisième section du B.E.L.- D.G.S.E. ?

Dans des conflits syndicaux qui perdurent, vers qui se tournent les antagonistes parfois excédés ? Toujours vers le HAUT-COMMISSARIAT !

Celui-ci, fort de savoir utiliser de manière optimale les compétences de ses services de manipulations sur les déséquilibres sociaux indéniables, les compétitions syndicales, voire les querelles intestines ( U.S.O.E.N.C.=> S.O.E.N.C.=> U.S.O.E.N.C.-FONCTION PUBLIQUE ), déclenche ainsi des grèves pour mieux s'ériger en médiateur !

Ce soi-disant médiateur constate les dégâts qu'il a lui-même causés et apporte le remède ( préparé à l'avance ), rendant ainsi sa présence indispensable en NOUVELLE-CALEDONIE, en prévision du scrutin sur l'indépendance de 1998 !

Il lui arrive même parfois de faire des propositions enchanteresses, comme"la création d'une plate forme pour l'examen de tous les problèmes sociaux du territoire'', mais non suivi d'effet pour cause de départ prématuré...

Dans cette optique, l'U.S.T.K.E. n'a-t-elle pas reçu une substantielle subvention d'état créant ainsi une jalousie syndicale en l'aidant à acquérir entre autres les moyens d'imprimer son propre journal, qui sans nul doute est un moyen d'information très puissant.

Dans la ligne des aides financières, n'avons-nous pas tous été consciemment ou inconsciemment, volontairement ou involontairement, l'objet de manipulations très subtiles conçues longtemps à l'avance et d'une manière très précise ?

Dans ce domaine, nous posons les questions suivantes dans un souci de justice car ayant cité le nom de l'U.S.T.K.E. :

- D'où proviennent réellement les fonds ou le matériel ayant permis la mise en place de RADIO DJIDO ?

- D'où proviennent réellement les fonds ayant permis le montage de RADIO RYTHME BLEU ?

Des donations diverses dans une période pré ou insurrectionnelle ont été effectuées sur le territoire, nous permettant ainsi de mieux nous affronter sur les ondes ou sur le terrain parfois...

Nous ne nous permettons pas de dire que tous les donateurs sont des"pourris'' mais il faut rechercher parfois très loin la source de ces crédits ou moyens matériels, source de manipulations diverses qui apparaissent tout le long de ce document avec toujours la même constante : la discorde !

D'autre part, pourquoi l'U.S.T.K.E. a-t-elle été le seul syndicat convié à la signature des fameux accords de MATIGNON ? C'est tout en son honneur nous le reconnaissons, mais encore une fois, pourquoi lui seul ? L'argument avançé est que l'USTKE est une des composantes du FLNKS, signataire des Accords.

L'U.S.O.E.N.C. en tant que syndicat puissant n'a pas été convié, créant ainsi une source de malaise propice à une mésentente syndicale notoire, ou plutôt visible dans certains secteurs. A qui profite-t-elle réellement ?

La réponse est claire : A une"certaine FRANCE !''

Il est intéressant de constater que cet état d'esprit de conflit social latent fait l'objet d'une rumeur persistante :

" Les prochains événements de NOUVELLE-CALEDONIE ne seront pas armés, mais sociaux... ".

Ce leitmotiv n'est-il pas lui-même une des subtiles créations des services de manipulations français présentement applicables sur le territoire ?

( Lettres I et E de l'effet"M.I.C.E.'', la lettre I étant dans ce cas un symbole d'idéalisme syndical ).

NOTE SUPPLEMENTAIRE

Il convient de préciser que les lignes ci-dessus datent du 30 juillet 1994 et depuis ce temps beaucoup de choses ont changé.

Le médiateur dont il est fait mention dans ce document n'est autre qu'ALAIN CHRISTNACHT, haut-commissaire de la république en NOUVELLE-CALEDONIE et délégué du gouvernement jusqu'au mois d'août 1994.

En effet, c'est lui qui avait proposé la mise en place de cette fameuse"plate-forme pour l'examen de tous les problèmes sociaux du territoire" juste avant son départ.

Il a été remplacé à ce poste par DIDIER CULTIAUX jusqu'au 18 août 1995.

Il est à noter que JACQUES LAFLEUR avait défini ALAIN CHRISTNACHT comme étant le"meilleur de la classe'' lors du départ de ce dernier...

De quel genre de classe voulait-il parler, puisque l'hôtel de la PROVINCE SUD et les barrières du haut-commissariat avaient été fortement endommagés pendant cette période ?

D'autre part et comme"par hasard'', le colonel GUY MASCRES, chef du B.E.L. avait été aperçu aux côtés de la direction du port autonome de NOUMEA, lors d'une grève des dockers paralysant cet organisme.

Et toujours comme"par hasard'', FRANCK WAHUZUE avait fait une apparition de l'autre côté, celui des grévistes...

JOSEPH WANANIJE avait obtenu tous ces renseignements lors d'une visite hebdomadaire de sa famille au CAMP-EST.

En ce qui concerne RADIO DJIIDO, OCTAVE TOGNA était allé chercher lui-même en ALLEMAGNE le matériel nécessaire au montage de cette station. Ce matériel aurait été offert par les"VERTS-ECOLOS'' allemands à ce qu'il paraît...

Selon BENOIT SAURAY, RADIO RYTHME BLEU aurait été montée par le R.P.C.R. pour la somme de 40 millions CFP sur la base d'une radio existante (Alouette FM, la radio de Philippe de Villiers) , si mes souvenirs sont exacts.

Ces fonds auraient été prélevés sur le trésor de guerre généreusement accordé par le R.P.R. de JACQUES CHIRAC au R.P.C.R. de JACQUES LAFLEUR, à l'époque de l'amour fou entre ces deux monstres politiques…

Et comme en amour il y a toujours des hauts et des bas…

Ceci est également à rapprocher avec la présence en NOUVELLE-CALEDONIE de FRANCOIS DE ROUGET, pendant les événements de 1984. En effet, c'est bien en tant que chargé de mission de la ville de PARIS que ce dernier avait été expédié en NOUVELLE-CALEDONIE.

Ce trésor de guerre se serait élevé à la somme de 180 millions CFP, trésor de guerre qui aurait été largement utilisé pour la mise en place de la couverture radio du R.P.C.R., l'achat de walkies-talkies et de véhicules, entre autres"bricoles''…

Ce serait dans un de ces véhicules qu'HENRI MORINI, bras droit de Jacques Lafleur fut grièvement blessé à CANALA lors de l'embuscade du 24 avril 1988. Touché au ventre par un tireur embusqué, Henri Morini s'était écroulé sur le volant et c'est grâce à la présence d'esprit de son passager qu'il fut sauvé. En effet, JOSEPH VAÏTANAKI était sorti de cette embuscade tendue par le F.L.N.K.S. en empoignant le volant, conduisant de côté et en appuyant sur le pied d'HENRI MORINI pour accélérer.

En remerciement de ce geste ayant sauvé la vie d'un"chef de guerre'' du R.P.C.R., JOSEPH VAÏTANAKI fût embauché en tant qu'ouvrier spécialisé premier échelon au service municipal d'hygiène de la mairie de NOUMEA, quelques années plus tard.

Quelle gratitude ! OS 1 pour cet ancien sergent de l'armée française et sauveur d'HENRI MORINI qui plus est… S'il avait progressé dans l'échelle des qualifications, c'était surtout grâce à l'action syndicale que nous avions menée collectivement dans cette section, mais certainement pas à la reconnaissance du R.P.C.R. à son égard.

Détails :

- L'AUSTRALIE faisait partie des pays ayant aidé financièrement le F.L.N.K.S. avant ou pendant les événements de 1984 en NOUVELLE-CALEDONIE.

- Les fonds nécessaires à l'acquisition d'un immeuble et du matériel d'imprimerie pour l'U.S.T.K.E. ont été accordés par ALAIN CHRISTNACHT, sur fonds publics. - Cette imprimerie sise 2 rue DONIAMBO, 2 ème VALLEE DU TIR, B.P. 4166 NOUMEA, porte le nom de S.C.O.V SARL (.SOCIETE DE COMMUNICATION OUVRIERE.), qui édite le bimensuel COMBAT OUVRIER de l'U.S.T.K.E.


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