DIJOU GUY
A
MONSIEUR LE PROCUREUR
DE LA REPUBLIQUE
EN NOUVELLE-CALEDONIE
LE 03 DECEMBRE 1994
Par la présente, j'ai l'honneur de vous remercier pour le service de sécurité mis en place lors de notre extraction du 1er décembre 1994.
En effet, celui-ci était impressionnant par le nombre de personnes affectées à ce dispositif, et son efficacité.
Je sais qu'il fait suite à ma déposition en tant que témoin des circonstances étranges qui ont précédé la mort des deux leaders indépendantistes JEAN-MARIE TJIBAOU et YEIWENE YEIWENE, et également à ma demande d'assistance adressée à maître JACQUES VERGES et maître MOURAD OSSEKINE.
Dans cette dernière, j'exposais mon intention de détruire totalement les structures de type petite ''O.A.S.'' mises en place avec la manipulation active et passive des services spéciaux français.
Lors de notre dernier entretien du 17 novembre 1994, je vous faisais part de ma stratégie destinée à clarifier l'ensemble de la période couvrant les événements de 1984 jusqu'à ce jour.
NOTE SUPPLEMENTAIRE
Ceci n'est qu'un extrait de la lettre adressée en totalité au procureur YVES LEBOURDON.
Elle a été rédigée dans plusieurs buts, au nombre de quatre exactement et qui sont les suivants :
1°) Laisser une trace indélébile de ma déposition en tant que témoin des circonstances étranges qui ont précédé la mort de JEAN-MARIE TJIBAOU et de YEIWENE YEIWENE, leaders assassinés à OUVEA le 04 mai 1989. " Du sang noir va couler,"on'' vous demande de ne pas verser d'huile sur le feu... ".
En effet, après avoir découvert que les services spéciaux français étaient les véritables instigateurs de l'envoi de stagiaires kanaks en formation au terrorisme en LIBYE, j'étais devenu extrêmement méfiant vis-à-vis du juge d'instruction MARTINE VARACHE.
C'est pour cette raison qu'au tout début de l'instruction des faits qui nous étaient reprochés, je lui avais répondu " Retour à l'expéditeur ! " lorsque celle-ci m'interrogeait sur le vol des archives, des passeports et des cartes d'identité du bureau des passeports de NOUMEA.
Cette opération n'était initialement prévue, rappelons-le, que pour l'identification complète de ces stagiaires kanaks afin qu'ils soient pour nous les premières cibles à abattre en cas de conflits, sans toucher des innocents.
Devant l'air faussement étonné de celle-ci, j'avais alors ajouté à ma déclaration :
" Vous ne comprenez pas ? Eh bien, vous comprendrez plus tard et je n'ai plus rien à déclarer sur l'ensemble de ce dossier ! ".
Je précise que maître CHRISTIAN BOISSERY avait assisté à la totalité de cet entretien très court, c'est le moins que l'on puisse dire...
A la sortie du bureau du juge d'instruction, j'avais demandé à maître CHRISTIAN BOISSERY :
" Tu crois qu'elle a compris ? ".
En fait, elle avait tellement bien compris le rôle des autorités françaises dans ce merdier, car il faut bien appeler cela un merdier, que jamais elle n'alla jusqu'au fond de ce problème pour faire procéder à l'arrestation des véritables investigateurs de cette filière terroriste.
MARTINE VARACHE se contentait d'une instruction de surface, de façade serait un terme plus juste, se bornant, uniquement aux faits qui nous étaient reprochés
A partir de cet instant, j'ai observé avec beaucoup d'attention les attitudes et les paroles de cette personne, les dossiers qu'elle"instruisait'', ceux qu'elle évitait avec précaution, l'ordre chronologique de ces derniers etc.
Celui de la mort des deux leaders indépendantistes à OUVEA mérite vraiment d'être décrit ici :
J'étais dans le bureau de ce"juge d'instruction'', assis en face d'elle ; il y avait également sa secrétaire sur le côté et deux policiers derrière moi, dont RENE ROSSARD dit"NENE''.
Celui-ci est bien connu dans le milieu calédonien car il a été garde du corps de JACQUES LAFLEUR après avoir été agent des renseignements généraux, pour revenir à la police en uniforme.
Il était à peu près 11 h / 11 h 15, et une séance de mensonges au sujet de je ne sais plus quelle foutaise de dossier venait juste de se terminer.
C'est alors que je déclarai : " Et le dossier de la mort de TJIBAOU et de YEIWENE, qu'est-ce qu'il devient ? ".
Réponse du juge d'instruction MARTINE VARACHE : " Il faudrait savoir monsieur DIJOU, vous ne voulez pas parler... ".
Réponse :
" Je ne vous ai jamais dit que je ne voulais pas parler au sujet de ce dossier ! Auparavant ce n'était pas le moment, mais quand allez-vous prendre ma déposition à ce sujet ? ".
Là, je vis tout de suite que j'avais touché au bon endroit, là où ça gêne, là où ça fait mal...
En effet, ayant tout à coup perdu un peu de son assurance et de sa superbe de"juge d'instruction'', elle répondit d'une manière fort embarrassée : " Eh bien heu... Il est tard... Heu... Les policiers ont faim... On va tous aller déjeuner, et cet après-midi je vous fais ressortir du CAMP-EST... ".
Comme ça sentait l'embrouille et le coup fourré, j'ai aussitôt déclaré :
" Non ! Ma déposition sur ce dossier, on va la prendre maintenant !
Depuis le mois d'août une plainte a été déposée auprès du procureur de la république, mais vous ne m'avez jamais interrogé sur ce dossier ; est-ce que vous l'avez fermé ? ".
Réponse du juge d'instruction :
" Non, le dossier n'est pas fermé, il est là dans le meuble derrière vous, mais il est tard ".
Je le sentais venir ce coup fourré, gros comme une maison celui-là !
Elle ne voulait pas que je fasse une déposition au sujet du fameux message reçu quelques jours avant la mort de ces deux personnes : " Du sang noir va couler,"on'' vous demande de ne pas verser d'huile sur le feu ".
Devant mon insistance et ma détermination, elle fut bien obligée de la prendre en considération ; de plus, cela faisait"mauvais effet'' devant deux policiers calédoniens de refuser de prendre ma déposition de témoin au sujet d'un double assassinat...
Enfin, si cinq ou six lignes peuvent être considérées comme une déposition...
Dans le cadre d'un double assassinat, ce"juge d'instruction'' ne m'accorda que cinq ou six lignes pour une déposition en tant que témoin, expédiant pour le moins cette procédure en me faisant comprendre que mon témoignage n'était pas si important que cela...
C'est ça la justice en NOUVELLE-CALEDONIE, l'apparence et rien d'autre...
'L'appât-rance'' serait un terme plus juste, à mon avis...
C'est une des rares auditions où j'acceptais de signer des"papelards'' tellement écuré par tout ce que j'avais découvert Enfin, c'était mieux que rien.
Il y aurait toujours une trace de ma déposition car la vérité finit toujours par ressortir un jour ou l'autre, bien qu'elle figure dans la plainte consignée du 30 juillet 1994, adressée au procureur YVES LEBOURDON le 16 août 1994, plainte saisie le 13 août 1994 sur ordre du directeur du CAMP-EST YVES DUPAS.
Sur le chemin du retour au CAMP-EST et tout en conduisant le fourgon de police, monsieur RENE ROSSARD me confia amicalement en me tutoyant : " Tu sais heu... quand j'étais aux R.G."on'' m'a bien fait comprendre qu'il valait mieux se taire sur ce qu'on pouvait voir ou entendre ; c'est trop dangereux parfois. Un truc à se retrouver avec une balle dans la tête... ".
JEAN-MARIE TJIBAOU et YEIWENE YEIWENE ont été assassinés le 04 mai 1989 à WADRILLA OUVEA par DJOUBELLY WEA, point final pour"l'histoire officielle'', mais ma déposition sera toujours là pour contrecarrer cette histoire incomplète qui arrange bien les autorités françaises et locales, précisons-le !
Juste après le dépôt de la plainte du 30 juillet 1994 et avant la mutation de JOSEPH WANANIJE, celui-ci me dit : " GUY, c'est vraiment étrange On écrit une plainte à ce sujet, et je sais par les visites de ma famille que des"gens'' de la justice française sont passées voir les familles des victimes Tout cela pour leur demander s'il n'y avait pas d'objections à ce que le dossier de JEAN-MARIE et YEYE soit refermé... ".
2°) Comme il est précisé auparavant, je portais une attention particulière à ce juge d'instruction, étudiant ses paroles, gestes, attitudes, ordre et chronologie des dossiers examinés etc.
La réponse, ou plutôt la"riposte'' à ma déposition gênante en tant que témoin relative au double assassinat de JEAN-MARIE TJIBAOU et YEIWENE YEIWENE ne se fit pas attendre.
Celle-ci eut lieu le 1er décembre 1994, jour où des policiers en surnombre furent affectés à notre extraction du CAMP-EST vers le tribunal de NOUMEA : Motards, G.I.P.N. ( groupe d'intervention de la police nationale ), nombreux fourgons en convoi prioritaire avec sirène aux carrefours, feux tricolores grillés, la totale quoi !
(Un"qu'on-voit''" digne d'un grand spectacle qui serait vraiment minable s'il n'y avait pas tous ces... cadavres dans les coulisses!).
Le juge d'instruction MARTINE VARACHE ayant apporté un soin tout particulier à sa mise en scène et au décor, celle-ci nous attendait dans une petite salle du tribunal, les membres du G.I.P.N. se postant aux portes, aux fenêtres et autour de la table centrale sur laquelle trônait un petit carton en provenance directe du dépôt clandestin de OUEMO.
Petite salle du tribunal choisie"par hasard'', la grande salle étant très certainement occupée à ce moment précis, car il ne faut pas voir le mal là où il n'y en a pas, n'est-ce pas ?
Grande salle où lors d'une ouverture partielle des scellés contenant nos moyens de radiocommunications saisis auparavant, le gendarme CHRISTIAN GODEFROY avait brûlé la main de son collègue avec de la cire rouge à cacheter bouillante... Juste retour des malversations de la brigade de recherches de la caserne MEUNIER dans ce dossier d'état ( et tas de nickel... ).
Ce jour-là MARTINE VARACHE était devenue toute pâle, et moi je n'en avais strictement rien à foutre !
Je la regardais s'émouvoir sur la petite menotte brûlée d'un magouilleur de gendarme, mais qu'en était-il de nos blessures, nos larmes, nos souffrances et nos morts, qu'ils soient noirs ou blancs ?
Je dois même dire que c'est avec un certain plaisir que je les voyais paniquer pour la petite paluche brûlée d'un magouilleur...
Et c'est encore avec un plus grand plaisir que je vis le gendarme CHRISTIAN GODEFROY et son collègue à la pogne brûlée partir très rapidement au service des urgences de l'hôpital de NOUMEA.
Il était revenu seul plus tard, en disant que ce n'était pas grave...
Dommage, au regard de toutes leurs saloperies en NOUVELLE-CALEDONIE !
Donc, petite salle du tribunal pour"le spectacle'' du 1er décembre 1994...
Bien à l'étroit, les nombreux policiers kanaks et métis du G.I.P.N. allaient pouvoir assister gratis à la mauvaise pièce de théâtre mise au point par le"juge d'instruction-metteur en scène'' MARTINE VARACHE.
Mauvaise pièce certes, mais grand art tout de même, chauffant doucement mais sûrement"son'' public grâce aux documents qu'elle sortait du petit carton situé au milieu de la table, avec un art consommé du suspens, allant en crescendo...
" Et ça, monsieur DIJOU, qu'est-ce que c'est ? Une pochette avec une inscription"singes à exterminer'' contenant des photographies de mélanésiens...".
Bel effet sur certains"spectateurs colorés'' présents dans la salle,
bravo"juge'' MARTINE VARACHE, bis !
" Et ça, monsieur DIJOU, qu'est-ce que c'est ? Un listing informatique contenant des noms et adresses d'indépendantistes... Comment avez-vous pu être en possession de pareil document ? 'Confidentiel Défense'' en plus ! Alors, monsieur DIJOU ? ".
Vraiment digne du"jeu des 1 000 francs'', si l'enjeu n'avait pas été fort différent...
Là encore et bien qu'étant présent dans la salle, JACKY UICHI fut étrangement silencieux sur la provenance de l'enveloppe portant l'inscription"singes à exterminer'', contenant des photographies de militants indépendantistes des années 1984 / 1985.
Pourtant, ces documents anciens provenaient bien du domicile de ce dernier.
Ils étaient accompagnés de vieux journaux datant à peu près de la même époque ( les NOUVELLES CALEDONIENNES ). Il avait retrouvé ces"vieilleries'' en faisant un nettoyage de son habitation sise 28 rue VARIN LOGICOP DUCOS NOUMEA et avait lui-même décidé de les déposer dans la"planque'' de OUEMO...
La seule fois où je l'ai entendu parler au cours de ce mauvais"spectacle'', c'était pour dire :
" Les fréquences radios inscrites sur cette feuille m'ont été données par quelqu'un ayant quitté le territoire, et dont j'ai oublié le nom... ".
C'était juste au moment où ce"juge d'instruction'' me posait une question à ce sujet.
Pieux mensonge puisque l'ancien militaire lui ayant remis ces renseignements n'était autre que l'intermédiaire-fournisseur des pains d'explosif"plastic'' et T.N.T., ainsi que quelques détonateurs pyrotechniques.
Il vit sur le territoire...
Ces faits sont expliqués dans la note supplémentaire de la plainte du 02 juillet 1994 adressée au procureur YVES LEBOURDON.
En ce qui me concerne, j'avais répondu que les photographies contenues dans cette enveloppe étaient anciennes, comme le prouvaient les vieux journaux les accompagnant.
Pour le listing informatique comportant les noms, prénoms et adresses de très nombreux militants indépendantistes, je me contentais d'expliquer qu'il m'avait été remis par une tierce personne, mais qu'il provenait très certainement du 2ème bureau militaire ou d'une autre saloperie du même genre.
Je ne dénonçai pas DOMINIQUE ... membre de notre groupe de combat, lui-même responsable d'un autre groupe... Eh oui ! c'est ainsi...
Au lieu de dormir en prison avec nous, il était libre, avec sa compagne et ses enfants ; comme je l'ai précisé dans mes notes supplémentaires, je suis absolument sûr que cela n'aurait servi à rien !
Lors de cette séance, je lui fis tout de même remarquer qu'il ne fallait pas sortir uniquement les documents intéressants pour elle, mais aussi le certificat de propriété du coffre-fort de la S.L.N. / THIO par exemple...
Lorsque j'avais"ouvert'' ce coffre, j'avais découvert ce certificat comportant certains détails sur les changements de combinaisons de coffres-forts, aussi avais-je décidé de le garder.
Il avait été stocké avec tous les documents dont nous disposions à l'intérieur d'une cantine orange, d'où provenait également le"petit carton-boîte de Pandore'' très cher à MARTINE VARACHE.
Jamais ce document ne fut retrouvé, surtout après la plainte concernant l'escamotage de cette affaire par le gendarme MARC REVAULT.
Toujours au cours de cette séance de"mensonges / spectacle'', destinée à épater la galerie fortement colorée du G.I.P.N., MARTINE VARACHE sortit de"son'' carton un chapelet de balles"à blanc'' de calibre 5,56 mm de l'armée française.
J'avais bien reçu le message, madame le juge d'instruction, et depuis fort longtemps qui plus est...
J'avais bien compris que ce n'était qu'une pseudo-instruction, une instruction bidon avec un jugement en tribunal correctionnel vite"expédié'' et"léger'', si j'étais un petit garçon bien sage, cocu et content de plus !
La foutaise du procès d'assises des 24 / 25 / 26 avril 1996 est bien là pour confirmer mes dires, malheureusement.
Mais non, le petit garçon n'était pas sage, et même pas du tout ! C'est pour cette raison que je demandais où étaient passées toutes nos munitions de guerre de calibre 5,56 mm et 9 mm, qui n'étaient pas"à blanc'' comme les"siennes !
En 1987, lors de mon arrestation par les forces de police de NOUMEA dans le cadre de l'affaire HAM TRONIQUE, les inspecteurs avaient déclaré : " On le tient le GRAND CON, il va craquer ; ce n'est plus qu'une question d'heures... ". Et ils ont attendu longtemps pour... RIEN !
En 1994, le GRAND CON que j'étais l'est toujours autant, sinon plus ! Comme le mot KANAK autrefois une injure est devenu un symbole de fierté,"les mémoires de deux cons'' le sont pour moi !
C'est toujours dans cette ligne de conduite et à la fin d'une de ces séances de mensonges menées par MARTINE VARACHE, que je répondis à JACKY UICHI, debout et bien en face de ce dernier : " Non JACKY, il y a tout ce dispositif de sécurité car je viens juste de faire ma déposition sur l'assassinat de TJIBAOU... ".
Il était justement en train de demander l'allégement dudit dispositif de sécurité, en toute connaissance de ce message plus qu'étrange que je lui avais transmis moi-même avant ces assassinats :
" Du sang noir va couler,"on'' vous demande de ne pas verser d'huile sur le feu. ".
Là encore, il était"amnésique''... Une fois de plus !
3°) Ce troisième point concerne l'entretien du 17 novembre 1994 que m'avait accordé le procureur YVES LEBOURDON.
Avant même d'entrer dans son bureau, celui-ci me dit : " Vous n'avez pas l'intention de me frapper, monsieur DIJOU ? ", alors que le policier d'escorte lui demandait s'il devait m'accompagner.
A ce moment là, j'avais pensé : " Pourri, et foireux en plus ! ".
Si j'avais voulu le frapper, ce n'est pas l'unique policier d'escorte qui aurait pu m'en empêcher, au moins au début...
Combien de fois ne me suis-je pas dit : " Allez, vas-y, fonce, chavire ce bureau sur la gueule du juge VARACHE, écrase-là contre le mur ", quand elle mentait plus qu'elle ne respirait ( ou"instruisait'' )...
Pourtant, je suis toujours resté"calme'', me retenant uniquement parce que tout se paye un jour ou l'autre...
Là encore, ce ne sont pas les deux policiers qui auraient pu arrêter ce geste de dégoût, de colère et de haine!
Un jour, j'ai déclaré à ce"juge d'instruction'' : " J'ai honte pour vous ! Vous êtes juge et vous cachez des choses très graves Je préfère être à ma place qu'à la vôtre, mais un jour vous allez descendre dans le trou comme tout le monde et là il y aura une justice ! ".
Enlevez le titre ou l'uniforme, il ne reste plus rien !
Toujours est-il qu'au cours de cet entretien, YVES LEBOURDON m'avait déclaré entre autres conneries :
" Mais le gendarme MARC REVAULT a agi ainsi de sa propre initiative... ".
Réponse :
" Monsieur le procureur, vous n'allez pas me faire croire cela ; il a agi ainsi sur ordre ! ".
Le procureur :
" Vous savez monsieur DIJOU, je ne suis pas d'accord avec la prison ; ce n'est pas toujours la solution car c'est une perte de temps... ".
Une belle perche tendue, perche que je n'attrapais pas car même avec une grande fourchette, on ne dîne pas avec le diable
Après lui avoir expliqué tout ce que je savais sur les magouilles françaises en NOUVELLE-CALEDONIE sans donner d'identité particulière, celui-ci me déclara tout de go : " Mais pourquoi ne dites-vous pas tout cela, tout ce que vous savez à votre juge d'instruction ; elle est bien madame VARACHE, non ? ".
Réponse :
" Je n'ai aucune confiance en cette personne, mais je vous ai envoyé plusieurs plaintes concernant ces faits".
Pourri, foireux, et en plus il me prenait vraiment pour un con !
Le procureur :
" Oui je sais, votre"mémoire'' ".
Réponse :
" Non, ce n'est pas un"mémoire'' mais bien une plainte ! ".
Le procureur :
" Monsieur DIJOU, pour qu'il y ait une plainte il faut avoir subi un préjudice. Non, c'est plutôt un"mémoire''".
Réponse :
" Et les treize années de mensonges et de manipulations des gouvernements français, ceux qui sont morts pendant les événements de 1984, les magouilles dans notre dossier, ce n'est pas un préjudice ça ? ".
Il y eut un grand silence tout à coup ; il ne savait plus quoi répondre.
Puis je lui dis encore la chose suivante :
" Il y a trois membres de ma famille qui sont allés à la guerre, pour défendre votre pays.
Deux en 14 / 18 : Le premier est revenu avec du gaz de combat dans les poumons, et le deuxième parlait bien trop souvent de la guerre, tellement il avait été marqué par celle-ci.
Un en 39 / 45 : Il a été tué par une mine dans un désert d'AFRIQUE, et c'est comme cela que vous nous remerciez en faisant toutes vos saloperies ici ! ".
Je ne baissai pas les yeux quand mes larmes coulèrent, larmes de dégoût, larmes de haine
MON DIEU, heureusement que tu m'as permis de découvrir toute cette merde entre les quatre murs d'une cellule, sinon j'aurai fait sauter cette fosse à purin de tribunal avec tout le monde dedans, au lieu d'attendre qu'il soit vide !
MON DIEU, comme j'ai soif du sang de tous ces salopards parfois
4°) Le quatrième point qui ne figure que sur l'original de cette lettre du 03 décembre 1994 concerne plus particulièrement FRANCK WAHUZUE et la"coutume kanake''.
Si la totalité de cette correspondance n'est pas rapportée ici, c'est que des notions comme la vérité et le pardon en constituent l'essentiel, valeurs qui n'ont plus vraiment cours à présent, à part l'aspect folklorique principalement...
Folklorique également quand celle-ci n'est destinée qu'à asseoir de gros intérêts financiers issus bien souvent d'un monde politique en putréfaction... C'est du moins ce que je ressens actuellement, bien qu'il existe encore des vrais coutumiers que l'on ne voit pas en général, car ils ne se montrent pas dans les médias.
Ils doivent très certainement se méfier de la mascarade politique et financière qui sévit également en NOUVELLE-CALEDONIE, comme partout du reste...
Mais revenons au cas de FRANCK WAHUZUE, cas particulièrement intéressant si l'on tient compte de la présence de ce dernier dans toutes les affaires plus que sordides ayant entaché ce pays.
Présence très bien dissimulée, rappelons-le toutefois...
En effet, au cours de l'entretien avec le procureur YVES LEBOURDON, il me fût clairement exposé que FRANCK WAHUZUE était quelqu'un d'important, de protégé en quelque sorte.
Du temps où JOSEPH WANANIJE était encore au bloc C d'isolement, il m'avait expliqué tout cela en me donnant de très graves informations sur certaines personnes, et en particulier sur FRANCK WAHUZUE.
Aussi, après avoir constaté le non-suivi de nos plaintes, la mutation de JOSEPH WANANIJE, le refus des différents avocats dans nos demandes d'assistance etc., je décidai de révéler en partie ce qu'il m'avait appris dans cette lettre du 03 décembre 1994 adressée au procureur YVES LEBOURDON.
Je voulais que le maillon essentiel constitué par la personne de FRANCK WAHUZUE tombe une fois pour toute, et crache ainsi toute la vérité.
Dans la plainte cosignée par JOSEPH WANANIJE en date du 30 juillet 1994, il est fait mention du ferry-boat PRESIDENT YEIWENE assurant la desserte maritime entre les ILES LOYAUTES et la GRANDE TERRE. Celui-ci avait été baptisé ainsi en souvenir du leader indépendantiste assassiné en même temps que JEAN-MARIE TJIBAOU, le 04 mai 1989 à WADRILLA - OUVEA.
Inutile de préciser qu'en plus de l'énorme magouille financière et politique entourant l'achat de ce navire et son réaménagement, FRANCK WAHUZUE était encore dans cette affaire en tant que"satellite''.
C'est ainsi que PAUL GIOVANNONI, exploitant ce navire par le biais de la S.M.I.L. (société maritime inter-îles ), versait des dessous-de-table à FRANCK WAHUZUE. Ces dessous-de-table étaient assez conséquents vu l'épaisseur de la liasse de virements bancaires de la B.N.P.
( banque nationale de PARIS ), et le nombre de zéros des sommes versées...JOSEPH WANANIJE avait tout simplement été informé de cette affaire par PAUL GIOVANNONI lui-même, qu'il connaissait très bien. Ce dernier lui avait même dit un jour : " FRANCK WAHUZUE ? Je le tiens avec ça ! ", en montrant à son interlocuteur lesdits virements contenus dans un classeur cartonné gris, grand modèle.
Ce classeur était ensuite rangé dans un meuble bas situé au rez-de-chaussée de sa villa sise 12 rue GUIRAUD, près de l'église du vu NOUMEA. Une petite précision au passage : PAUL GIOVANNONI est également franc-maçon, comme me l'a confirmé dernièrement une personne lui ayant prêté de l'argent lorsqu'il était dans le besoin.
Plus tard, la S.M.I.L. connaissant de très graves difficultés financières, celle-ci fut mise en liquidation judiciaire. Lors de la décision de justice, jamais le nom de FRANCK WAHUZUE et ses dessous-de-table n'apparurent au grand jour, tout en précisant bien que ces derniers étaient antérieurs aux problèmes financiers de la S.M.I.L., et ne relevaient pas directement de cette société.
Toutefois, il ne faut jamais oublier que ces dessous-de-table conséquents étaient versés directement par le gérant de ladite société en difficulté.
De nombreuses personnes perdirent leur emploi, d'autres furent reclassées ailleurs, mais jamais FRANCK WAHUZUE ne fut inquiété par la justice française, et surtout pas par le procureur YVES LEBOURDON que j'avais personnellement informé de ces malversations.
Il avait bien reçu ma lettre du 03 décembre 1994 pourtant, mais peut-être n'était-il plus en NOUVELLE-CALEDONIE comme par"hasard'', lors de la décision de justice intervenue au début de l'année 1997, si mes souvenirs sont exacts.
Cette liquidation judiciaire avait fait l'objet d'une émission radiophonique sur la station indépendantiste RADIO DJIDO. Celle-ci, intitulée RIEN QUE LA VERITE était animée par DOMINIQUE DEVAMBEZ, conseillère juridique et fondatrice du C.D.D.J.C. le comité de défense des justiciables et des contribuables.
Ayant assisté à l'audience publique de cette décision de justice, DOMINIQUE DEVAMBEZ insistait particulièrement sur l'attitude bizarre du substitut du procureur de la république EMENI SIMETE, dans le compte-rendu de son émission radiophonique...
Selon elle, ce magistrat avait le nez dans son code pénal au moment le plus important de cette audience...
En parlant d'attitude bizarre voire douteuse, DOMINIQUE DEVAMBEZ était vraiment bien placée pour parler, car la majeure partie de l'ensemble de notre dossier lui avait été remise en main propre par ma mère BERNADETTE DIJOU.
En plus de ces documents, ma mère paya la somme de 10 000 CFP à cette dernière pour devenir membre du C.D.D.J.C., et 5 000 CFP supplémentaires pour frais de poste.
Ces frais de poste concernaient les envois recommandés de mon dossier vers la FRANCE et ont fait l'objet du reçu n° 512 du 15 novembre 1994 dûment signé en plus du tampon"JURISCONSULTE AGENCE TEL : 43 62 88 IMMEUBLE IAORA PK7''.
Cette démarche ne fut pas d'une quelconque utilité, car jamais DOMINIQUE DEVAMBEZ ne s'occupa réellement des faits pourtant graves dénoncés dans ces documents.
Par contre, peu de temps après le procès d'assises des 24 / 25 / 26 avril 1996, elle anima une émission bidon sur la même station de radio.
Elle avait également déclaré qu'étant présente lors de notre procès et en possession de notre dossier, j'avais dit aux jurés : " Je ne veux plus vivre en face du drapeau français ", juste avant de balancer les deux livres de lois françaises devant la cour d'assises, livres qui finirent leur vol plané aux pieds du procureur-menteur BERNARD DE GOUTTES.
La speakerine de RADIO DJIDO et DOMINIQUE DEVAMBEZ n'étaient pas vraiment sûres de cette phrase, la première disant " sous " et la deuxième " en face ".
La principale phrase était la suivante lorsque je m'adressais au procureur général-menteur BERNARD DE GOUTTES : " Vous m'avez humilié tout au long de l'instruction, mais en m'humiliant ainsi vous vous êtes humilié vous-même, et vous avez humilié les lois de votre pays ! Nous sommes ici sur des terres volées, et je ne veux plus vivre une minute de plus sous le drapeau français ! ".
Ceci expliquait ma demande d'application de l'article 32 de l'ancien code pénal toujours en vigueur lors du procès. L'article 32, c'est le bannissement pur et simple !
A cette phrase, le président de la cour d'assises JEAN VERMORELLE répliqua par :
" Vous resterez ici au moins jusqu'à la fin du procès, monsieur DIJOU. Etait-ce bien utile de faire ce geste ? ".
J'avais fait une grossière erreur de tir dans cette affaire, car c'est en pleine gueule de ce dernier que j'aurai dû envoyer un de ces maudits bouquins qu'ils ne respectent pas eux-mêmes, et l'autre dans la tronche de ce procureur-menteur en face de moi !
C'est étrange, car au cours de cette émission bidon sur RADIO DJIDO, jamais il ne fut rapporté le mystérieux message suivant : " Du sang noir va couler,"on'' vous demande de ne pas mettre d'huile sur le feu. ".
C'était quelques jours avant l'assassinat de JEAN-MARIE TJIBAOU et YEIWENE YEIWENE...
Cette phrase clef faisait partie de ma plaidoirie DOMINIQUE DEVAMBEZ, et vous étiez pourtant en possession du dossier complet où elle était écrite, dossier complet remis entre vos mains en 1994 alors que nous avons été jugés en 1996...
Vous n'avez pas pu"rater'' cette phrase puisque ma mère l'a entendue, bien qu'étant située loin derrière les places réservées aux médias...
Médias bien silencieux, quand ils n'amputèrent pas carrément ce message qui devint sous la plume de BERNARD SYLVANO, des NOUVELLES CALEDONIENNES : " Du sang noir va couler, ne pas mettre d'huile sur le feu. ". Bulletin de désinformation n° 7497 des 27 / 28 avril 1996.
Quant au QUOTIDIEN CALEDONIEN de DIDIER LEROUX, n'en parlons pas...
Lorsqu'on anime une émission intitulée RIEN QUE LA VERITE, on ne peut"oublier'' un élément aussi important DOMINIQUE DEVAMBEZ, qu'il s'agisse d'assassinats d'hommes politiques ou non !
Il n'y a pas deux vérités mais une seule, commune aux habitants de ce pays et quelle que soit la couleur de la peau.
Cette vérité ne m'appartient pas personnellement, mais on ne peut y puiser les éléments intéressants dans un but personnel sans prendre tout le reste. N'est-ce pas DOMINIQUE DEVAMBEZ ?
Avec un cur pourri et une station de radio, qu'est-ce qu'on en débite des demies-vérités, quand ce ne sont pas des mensonges ! A l'exemple d'une autre émission portant exactement le même nom aguichant sur RADIO RYTHME BLEU...
Quelles foutaises !
Et que dire de votre interlocutrice et speakerine de RADIO DJIDO, DOMINIQUEDEVAMBEZ, lorsque cette dernière déclara carrément sur les ondes : " Vous ne pensez pas que ce genre de procès devrait avoir lieu en FRANCE ? ".
Ben voyons ! on cache tous ces crimes et malversations à 22 000 km de la NOUVELLE-CALEDONIE pour mieux continuer ses saloperies ici, n'est-ce pas ?
Et que dire de cette radio indépendantiste qui plus est, cachant à ses auditeurs les dessous de l'assassinat de leurs deux principaux leaders ?
Ces exemples plus que précis mettent particulièrement en évidence la synergie des médias lorsqu'il s'agit d'occulter ou d'amputer une vérité, pour lui substituer un autre message à la place, politique ou judiciaire par exemple
Il existe ainsi une"synergie du silence'' au"pays du non-dit'' qui pourrait aussi bien porter le nom de"pays de non-droit''. Cette façon de procéder est clairement exposée dans la synthèse de la plainte conjointe du 30 juillet 1994.
Aux dernières nouvelles, DOMINQIUE DEVAMBEZ a fait l'objet d'une garde à vue dans les locaux des"forces de l'ordre'', et d'un jugement au"tribunal correctionnel'' de NOUMEA le 23 mai 1997...
Deux bien grands mots pour pas grand chose !
Quoi qu'il en soit, l'affaire du ferry PRESIDENT YEIWENE était pratiquement close avec la liquidation judiciaire de la S.M.I.L. Close à la manière de la bouche de JACQUES LAFLEUR et de tant d'élus de NOUVELLE-CALEDONIE ( et d'ailleurs du reste.. ).
En effet, j'avais fait prévenir ce dernier des dessous ( de table ) de cette affaire par maître CHRISTIAN BOISSERY et JEAN-LUC CHENU, un relais, qui avait ses entrées au R.P.C.R. de JACQUES LAFLEUR.
C'était l'époque où"maître'' CHRISTIAN BOISSERY représentait encore mes intérêts, si tant il est vrai qu'il les ait réellement représentés, ne serait-ce qu'une seule minute...
Pour ce faire, j'avais écrit un pli qui fut ensuite confié à cet avocat lors d'un entretien au CAMP-EST, pli dans lequel était expliquée avec de nombreux détails cette affaire de dessous-de-table versés par le gérant du ferry-boat PRESIDENT YEIWENE.
Je dois dire que ROSINE STREETER a également servi de relais à cet avocat, afin de tenir au courant JACQUES LAFLEUR de nos découvertes communes, JOSEPH et moi.
Cette procédure était illégale, mais qui, et qu'est-ce qui était légal dans ce merdier ?
JOSEPH WANANIJE procéda aux mêmes initiatives de son coté, en utilisant des méthodes plus kanakes...
C'est ainsi que je peux affirmer que la plupart des hommes politiques de ce territoire ont été informés des saloperies que nous avions découvertes au CAMP-EST, quoi qu'ils puissent en dire et ce, qu'ils soient indépendantistes ou non.
Pour JOSEPH WANANIJE et moi, c'était un devoir de prévenir l'extérieur, et nous avons utilisé tous les moyens possibles et imaginables à cette fin.
Le seul résultat tangible à cette"histoire du ferry-boat'' intervenant peu de temps après"La guerre des communiqués'' ou"guerre des fax'' fut son extinction pure et simple.
'Pure'' n'est peut être pas très approprié comme terme, surtout dans cette affaire de gros sous et de basse politique...
Un jour, les deux petites fiches vertes cartonnées au nom de JACQUES LAFLEUR disparurent comme par enchantement du classeur mural situé à gauche en entrant dans le bureau du juge d'instruction MARTINE VARACHE ( et hop ! On referme"le cercle des affaires disparues''... ).
Ces fiches sont relatives aux personnes faisant l'objet de procédures judiciaires en cours, puisque j'y ai vu mon nom, celui de JACKY UICHI et d'autres inculpés.
Fiches vertes pour les délits. Fiches rouges pour les crimes.
Il convient de rappeler que"la guerre des communiqués'' aussi appelée"guerre des fax'' a opposé JACQUES LAFLEUR"l'homme du R.P.C.R.'' à GASPARD"BILL'' RAVEL"l'homme du ferry'', lequel résiderait en AUSTRALIE depuis quelques années à ce qu'il paraît.
Cette"guéguerre'' est d'ailleurs explicitée dans la plainte cosignée du 30 juillet 1994.
Il suffit de relire les journaux de l'époque pour en jauger la virulence, et en particulier les numéros 27 du 10 mars 1994 et 28 du 20 mars 1994 du bimensuel COMBAT OUVRIER, organe de presse de l 'U.S.T.K.E. dirigé par LOUIS KOTRA UREGEI.
Ces deux exemplaires sont vraiment intéressants sur plus d'un point, d'autant plus que peu de temps après leurs parutions, JOSEPH WANAJINE avait personnellement fait prévenir HNALAÏNE UREGEI des agissements occultes de la FRANCE en NOUVELLE-CALEDONIE.
A cette fin, il avait utilisé entre autres moyens les visites hebdomadaires de sa famille, moyen qui rappelons-le avait été fort efficace.
Rappelons également que HNALAÏNE UREGEI est le frère de LOUIS KOTRA UREGEI, et qu'il participe activement à la rédaction dudit journal comme le prouve sa signature au bas d'un article vraiment"remarquable'' intitulé O.A.S. dans le numéro 28 du 20 mars 1994.
Chose curieuse, l'imprimerie de l'U.S.T.K.E. mise en place grâce à l'argent public aimablement donné par le haut-commissaire ALAIN CHRISTNACHT devint bien silencieuse au sujet de notre arrestation
L'affaire DIJOU évoluait en affaire DIJOU / WANANIJE, pour être l'affaire de la NOUVELLE-CALEDONIE dans un silence vraiment éloquent...
En agissant de la sorte, c'est-à-dire en donnant des éléments tangibles comme l'existence de virements bancaires de la B.N.P. en guise de preuves, j'espérais faire coincer FRANCK WAHUZUE dans la liquidation judiciaire de la S.M.I.L. gérante du ferry-boat PRESIDENT YEIWENE, et remonter ainsi sur d'autres affaires beaucoup plus graves à savoir :
A L'affaire des stagiaires kanaks envoyés en formation au terrorisme en LIBYE.
Celle-ci est amplement développée dans les plaintes précédentes, et n'est pas couverte par la deuxième loi d'amnistie car des stagiaires kanaks sont partis en LIBYE bien après les accords de MATIGNON.
B L'affaire de Tiendanite.
Le 05 décembre 1984 à 20 heures, dix militants kanaks étaient abattus à cet endroit, mais c'était JEAN-MARIE TJIBAOU qui était principalement visé en tant que leader du F.L.N.K.S.
Vu l'ancienneté de ce drame, celui-ci est couvert par la deuxième loi d'amnistie spécifique à la
NOUVELLE-CALEDONIE.C La première affaire d'OUVEA du 22 avril au 05 mai 1988.
Bilan officiel : 25 morts répartis comme suit :
19 militants kanaks indépendantistes.
4 gendarmes de FAYAOUE.
2 militaires français.
En plus d'avoir été le premier à faire circuler les photos des 19 cadavres alignés sur le sol parmi les militants du l'U.C / LIFOU ( voir plainte du 30 juillet 1994 ), FRANCK WAHUZUE occupait un poste de responsabilité dans la préparation de ces actions au sein du F.L.N.K.S. à cette époque.
Cette affaire est couverte par la deuxième loi d'amnistie.
D La deuxième affaire d'OUVEA le 04 mai 1989.
Bilan : Deux leaders du F.L.N.K.S. assassinés, JEAN-MARIE TJIBAOU et YEIWENE YEIWENE.
Un militant kanak indépendantiste, DJOUBELLY WEA tué par les gardes du corps des leaders sus-cités.
Si le plan araignée n'avait pas fonctionné correctement à TIENDANITE le 05 décembre 1984, plan utilisant pratiquement à leur insu le clan LAPETITE, MAURICE MITRIDE et ROBERT SINEIMENE, le F.L.N.K.S. était définitivement amputé de ses deux principaux leaders.
Il est à signaler que FRANCK WAHUZUE est interdit de séjour par les autorités coutumières du nord de l'île d'OUVEA IAAI, depuis le 05 mai 1988.
Cette affaire n'est pas couverte par la deuxième loi d'amnistie.
E L'affaire des événements de LIFOU en 1990 / 1991 et au-delà.
Bilan : Habitations brûlées, violences diverses, divisions internes etc.
JOSEPH WANANIJE impliqué dans cette affaire fut l'objet d'un jugement décentralisé à LIFOU le 11 août 1994, en compagnie de CONO HAMU et d'autres militants.
Condamné à une peine de prison avec sursis qu'il n'acceptait pas du tout car ayant découvert le fil des événements de 1981 à ce jour, il fit appel de ce jugement par écrit.
En effet le marché de 3,8 milliards CFP pour la construction de 240 villas n'était pas étranger à cette flambée de violence.
JOSEPH WANANIJE a été libéré le 07 mai 1996.
Cette affaire n'est pas couverte par la deuxième loi d'amnistie.
F L'affaire du saccage des locaux d'AIRCAL à MAGENTA le 19 juillet 1992.
Celle-ci n'est absolument pas couverte par la deuxième loi d'amnistie.
Avant de développer cette affaire, il convient de rappeler que JOSEPH WANANIJE a fait l'objet de poursuites judiciaires pour les faits suivants, dans l'ordre chronologique :
- Evénements de LIFOU en 1990-1991 et au-delà, en se rendant coupable de violences physiques sur autrui et en les subissant lui-même.
- Saccage des locaux de la compagnie aérienne locale AIRCAL à MAGENTA le 19 juillet 1992.
- Attentat contre le véhicule de fonction du président indépendantiste de la PROVINCE DES ILES RICHARD KALOI, le 19 mars 1993 à NOUMEA. Le véhicule vide de tout occupant avait été complètement détruit.
Comme il me l'avait affirmé au bloc C d'isolement du CAMP-EST, JOSEPH WANANIJE s'était rendu coupable de cet acte en tant que militant déçu, écuré par ce qu'il voyait et vivait tous les jours, une dérive constante et quotidienne de l'idéal indépendantiste en quelque sorte
Si le nom de FRANCK WAHUZUE n'apparaît pas en tant que responsable dans le dossier d'attentat, il ne faut tout de même pas oublier que ce dernier paya les honoraires de maître CHRISTIAN BOISSERY pour la défense de JOSEPH WANANIJE.
Il ne faut pas oublier non plus que FRANCK WAHUZUE a violé le secret d'une instruction judiciaire en cours, à savoir celle du juge d'instruction JEAN-LUC QUINIO en charge de cette affaire.
Et que dire de cette violation du secret de l'instruction en cours grandement facilitée par un autre magistrat du tribunal de NOUMEA, FOTE TROLUE pour ne pas le nommer ?
Dans le passé et au cours de"ses multiples fonctions'', FRANCK WAHUZUE avait été responsable d'un organisme officiel appelé PROMOTION MELANESIENNE, promotion mélanésienne dont FOTE TROLUE avait grandement bénéficié au point de devenir juge d'instruction, puis juge d'application des peines au tribunal de NOUMEA, bien après la disparition de cet organisme.
C'était donc un juste retour des choses que FOTE TROLUE"aide'' FRANCK WAHUZUE, afin que celui-ci puisse lire les déclarations de JOSEPH WANANIJE contenues dans le dossier d'instruction du juge JEAN-LUC QUINIO Juste retour des choses digne de la lettre C de l'effet M.I.C.E., mais il est des complicités qui dépassent largement le stade d'une simple corruption, n'est-ce pas ?
L'attentat contre le véhicule de RICHARD KALOI ayant été commis le 19 mars 1993, JOSEPH WANANIJE fut placé sous mandat de dépôt le 15 avril 1993. PATRICK GRAU, CHARLY"BOLE'' WASSAKUA, EMILE NYITREIJ, CLAUDE DALMAS furent également incarcérés au CAMP-EST.
Il est un détail important, une coïncidence étrange si je puis dire : En effet, le mercredi 07 avril 1993, JOSEPH WANANIJE avait rendu visite à FRANCK WAHUZUE au domicile de ce dernier sis 12 RUE LE CARROUR OUEMO MAGENTA, et il était accompagné par ANTOINE HONAKOKO.
Après que JOSEPH WANANIJE eut fait boire du whisky plus que de raison à FRANCK WAHUZUE, celui-ci se laissa aller à certaines confidences...
Et c'est ainsi que FRANCK WAHUZUE montra à ses deux invités le fameux"vrai-faux'' passeport lui ayant permis de monter la filière d'envois de stagiaires kanaks en LIBYE, en y allant lui-même comme en témoignaient les tampons d'entrée et de sortie de LIBYE figurant sur ce passeport si particulier...
FRANCK WAHUZUE étant agent de la 3ème section de manipulation du B.E.L.- D.G.S.E. au haut-commissariat de NOUMEA, quoi de plus facile pour lui que voyager avec un 2ème''vrai-faux''passeport, ceci afin de ne pas laisser de traces trop visibles...
Ces faits font d'ailleurs l'objet d'une plainte en date du 09 juillet 1994 adressée au procureur YVES LEBOURDON.
Celle-ci est également cosignée par JOSEPH WANANIJE, mais n'a jamais fait l'objet d'une quelconque instruction judiciaire.
JOSEPH WANANIJE m'avait confié qu'il avait profité de cette occasion pour faire boire de l'alcool à ce dernier, en forçant les doses sans finir lui-même ses verres, très discrètement.
Il voulait rester parfaitement lucide pour faire parler son interlocuteur pourtant connu pour sa sobriété, mais l'alcool aidant, il relâcha son attention pour se laisser aller aux confidences.
FRANCK WAHUZUE aurait dû se méfier davantage, lui qui s'était rendu au château de NAINVILLE-LES-ROCHES du 08 au 12 juillet 1983 avec une palanquée d'hommes politiques de l'époque, ceci ayant débouché sur les fameux accords de NAINVILLE-LES-ROCHES du nom d'une petite ville de l'ESSONNE FRANCE.
Splendide château ancien appartenant au ministère de l'intérieur, avec une très belle salle d'accueil à damier noir et blanc sur le sol, et grand parc
Dans ce parc, un petit monument sur lequel figure une maxime de SOCRATE : " Protège-toi de toi-même ".
Tu aurais dû t'intéresser d'un peu plus près à cette maxime FRANCK, mais surtout à son auteur qui fut un grand philosophe grec des temps anciens ( 470 / 399 avant J.C. ). Il fut condamné à boire la ciguë paraît-il, sous l'accusation d'impiété envers les dieux mais aussi de corruption de la jeunesse ; un de tes amis en bref...
Pour clore cette cession politique, il y eut une grande photographie de"famille'' dont un exemplaire figure dans le chapitre " PHOTOS ET DOCUMENTS ".
Celle-ci est digne d'intérêt car y figurent entre autres"personnalités'' :
CHRISTIAN BOISSERY Dernier rang à droite
FRANCK WAHUZUE Premier rang à droite
JACQUES LAFLEUR Premier rang à gauche
BERNARD DE GOUTTES Dernier rang à gauche, en tant que sous-directeur de
la D.P.A.F. et futur procureur général en CALEDONIE.
Inutile de préciser que ce dernier fut également avocat général lors du déni de justice que nous avons subi les 24 / 25 / 26 avril 1996 à NOUMEA.
A la vue de cette photographie, FRANCK WAHUZUE ne risquait pas de faire l'objet de poursuites judiciaires, n'est ce pas ? FRANCK WAHUZUE parmi tant d'autres, bien sûr
Pour en revenir à JOSEPH WANANIJE, celui-ci suivait de très prés FRANCK WAHUZUE, l'observait toujours car il ne comprenait pas son comportement et ses attitudes, comme ses demandes réitérées de le faire entrer dans la"célèbre'' 3ème section de manipulation du bureau d'étude et de liaison ( B.E.L. ) du haut-commissariat de la république en NOUVELLE-CALEDONIE.
SACCAGE DES LOCAUX D'AIRCAL
Cette très grande parenthèse étant refermée, l'affaire du saccage des locaux de la société AIRCAL commis le
19 juillet 1992 peut maintenant être décrite en détail, affaire où FRANCK WAHUZUE apparaît encore une fois mais avec beaucoup de retard, en tant que président directeur général de ladite société...C'est au cours d'une réunion au domicile de FRANCK WAHUZUE, qu'il fut convenu entre celui-ci et JOSEPH WANANIJE de commettre quelques dégradations contre les locaux de la société AIRCAL à MAGENTA.
PATRICK GRAU était présent lors de cette réunion, bien qu'y ayant assisté très passivement.
FRANCK WAHUZUE ayant contacté par téléphone son frère NOEL, celui-ci fit une brève apparition ce jour-là.
C'est ainsi que JOSEPH WANANIJE et CLAUDE DALMAS se rendirent plus tard à l'aérodrome de MAGENTA afin de procéder aux dégradations demandées par FRANCK WAHUZUE, ce dernier ne participant jamais directement aux actions sur le terrain mais se contentant de tirer les ficelles de loin, comme d'habitude.
Une précision toutefois :
Si CLAUDE DALMAS ne participa pas à la réunion préparatoire du saccage en question, il fut tout de même contacté à cette fin par FRANCK WAHUZUE un peu plus tard.
Toujours est-il que sur les lieux en question, JOSEPH WANANIJE eut la désagréable surprise de voir CLAUDE DALMAS sortir un gros bidon d'essence du coffre de la voiture.
Selon CLAUDE DALMAS le bidon était nécessaire pour la destruction de la salle des ordinateurs de ladite société, mais surtout de l'ordinateur central.
JOSEPH WANANIJE s'opposa vivement à cette initiative qui n'avait pas été prévue lors de la réunion initiale avec FRANCK WAHUZUE, à savoir que des vitres brisées, des graffitis et quelques dégradations annexes figuraient uniquement au programme.
JOSEPH WANANIJE et CLAUDE DALMAS ayant des liens d'amitié à l'époque, CLAUDE DALMAS put tout de même incendier quelques ordinateurs, des terminaux et du mobilier en plus du plan originel de dégradations prévues.
L'ordinateur central ne fut pas touché car JOSEPH WANANIJE refusa catégoriquement cette destruction, pressentant là un coup fourré de FRANCK WAHUZUE, point sur lequel il ne se trompait pas, loin de là
En 1993, JOSEPH WANANIJE ne donna jamais tous ces renseignements aux inspecteurs de police et au juge d'instruction JEAN-LUC QUINIO, pas plus que les autres inculpés du reste
Il est vrai que les relations entre JOSEPH WANANIJE et ce juge d'instruction ne furent pas toujours de tout repos, comme en témoigne le magistral " va te faire foutre ! " qu'adressa l'inculpé au juge JEAN-LUC QUINIO, au cours d'une audition...
Ce juge d'instruction fit tout de même remarquer à JOSEPH WANANIJE qu'il avait découvert des choses fort intéressantes sur les comptes bancaires de certaines"personnalités'' du territoire, et en particulier celles du monde politique...
Selon ses investigations, les montants de leurs comptes bancaires ne correspondaient pas du tout avec les sommes qu'ils percevaient en tant qu'élus politiques...
Ceci est très certainement une des raisons de la présence d'environ 250 dossiers fiscaux"fantômes'' avec accès réservé uniquement à la direction des services fiscaux de NOUVELLE-CALEDONIE
Direction toujours assurée par un cadre métropolitain, car étant spécifiquement un poste d'état.
Qui paie commande, n'est-ce pas ? Ces faits sont également exposés dans la plainte cosignée du 30 juillet 1994 et la note supplémentaire qui l'accompagne.
Le juge d'instruction JEAN-LUC QUINIO quitta la NOUVELLE-CALEDONIE juste après la clôture du dossier de JOSEPH WANANIJE, vers les mois d'août ou de septembre 1993 ( août 1993 peut-être ).
Il paraît qu'il était en fin de séjour, mais d'autres magistrats restent en poste beaucoup plus longtemps en NOUVELLE-CALEDONIE...
Ceci étant dit, une question importante se pose : " Pourquoi l'ordinateur central d'AIRCAL devait-il être détruit par le feu ? ".
FRANCK WAHUZUE et CLAUDE DALMAS étant indiscutablement en accord sur ce point précis et ce, par-dessus JOSEPH WANANIJE...
Quant on connaît la personnalité plus qu'obscure de FRANCK WAHUZUE, sa très longue expérience des coups fourrés et son habitude de la manipulation d'autrui, on ne peut s'empêcher de penser à l'argent comme mobile principal.
En effet, l'ordinateur central d'AIRCAL centralisait entre autre et comme son nom l'indique, toute la comptabilité de cette société dont il était le P.D.G. rappelons-le.
Dans cette histoire de gros sous, de coups fourrés et de P.D.G. véreux, que deviennent les achats en leasing, des 3ème et 4ème avions A.T.R. 42 effectués par cette société quelque temps avant ce saccage.
Qu'est devenue la fameuse commission financière généralement accordée par le vendeur à l'acheteur lors de ce type de marché ?
Dans le cas présent, c'était un marché de 2,6 milliards CFP, le 3ème A.T.R. 42 ayant coûté la somme de
1,2 milliard CFP et le 4ème 1,4 milliard CFP.Qui a donc empoché cette fameuse commission, si commission il y eut ?
A moins que les recherches ne doivent s'orienter vers les prix d'achats initiaux, ou les organismes intermédiaires ayant permis la mise en place de ces crédits-leasing.
Pourquoi donc FRANCK WAHUZUE président directeur général D'AIRCAL voulait-il faire détruire l'ordinateur central de"sa'' propre société, après l'achat d'avions A.T.R. 42 ?
Oui pourquoi FRANCK WAHUZUE paya-t-il les frais d'avocats de JOSEPH WANANIJE, alors que ce dernier était le principal inculpé dans l'attentat de la voiture de RICHARD KALOI ?
La réponse est simple, sur ce point uniquement : FRANCK WAHUZUE avait peur que JOSEPH WANANIJE ne parle de tout ce qu'il savait sur lui, aussi lui envoya-t-il"maître'' CHRISTIAN BOISSERY au CAMP-EST.
" FRANCK WAHUZUE m'a demandé de te défendre dans l'affaire KALOI, et il se charge lui-même de mes honoraires ". Telles furent les paroles de maître CHRISTIAN BOISSERY qui fut également mon avocat un peu plus tard, avant d'être"remercié'' par la suite.
Il devient aisé de comprendre la raison de notre recherche d'autres avocats dont certains à l'extérieur de la NOUVELLE-CALEDONIE, recherches s'étant toutes avérées vaines il faut le préciser !
Toujours est-il qu'après avoir découvert le fil conducteur de tous les événements de NOUVELLE-CALEDONIE grâce à la mise en commun de nos connaissances, JOSEPH WANANIJE déposa une plainte contre FRANCK WAHUZUE au sujet de l'affaire d'AIRCAL, en le désignant clairement comme étant le commanditaire réel de ce sabotage.
Cette plainte en date du 08 juillet 1994 avait été expédiée par courrier interne du CAMP-EST au procureur YVES LEBOURDON. Celle-ci figure dans les toutes premières plaintes que nous avons déposées parfois conjointement, parfois en solo.
Je peux tout de même affirmer que cette plainte fut pratiquement la seule à faire l'objet d'un semblant d'instruction de la part des autorités judiciaires Non pas que les inspecteurs de police JEAN-PATRICE HAUSTIEN et FRANCK YANNICK chargés de l'enquête aient pu faire l'objet de doutes de notre part, mais le moins que l'on puisse dire c'est que les deux frères WAHUZUE n'en firent qu'à leur guise en ne se rendant pas aux convocations successives des inspecteurs en question.
Mais tout d'abord, procédure policière oblige, JOSEPH WANANIJE fut confronté aux coïnculpés suivants aux dates sous-citées :
Le 1er août 1994 avec PATRICK GRAU incarcéré au CAMP-EST pour l'attentat contre la voiture de RICHARD KALOÏ. N'ayant assisté que très passivement à la réunion préparatoire du saccage d'AIRCAL au domicile de FRANCK WAHUZUE, PATRICK GRAU ne se souvenait plus de rien. Il déclara ensuite à JOSEPH WANANIJE qu'il n'avait personnellement aucun grief à l'encontre de FRANCK WAHUZUE.
Le 04 août 1994 avec CLAUDE DALMAS incarcéré pour l'attentat en question et d'autres affaires. C'est au cours de cette 2ème confrontation que JOSEPH WANANIJE entendit CLAUDE DALMAS lui déclarer en langue DREHU : " JOSEPH, tu as commencé et il faut que tu ailles jusqu'au bout maintenant. Je ne te suis pas pour cette affaire, car je ne peux pas mordre la main qui me nourrit ". Il parlait ainsi de FRANCK WAHUZUE qui l'employait plus ou moins comme garde du corps, entre autres fonctions
Le 28 septembre 1994 avec NOEL WAHUZUE uniquement, FRANCK WAHUZUE ne daignant pas se rendre au commissariat de police malgré la 6ème convocation.
Peut-être que compte tenu du résultat des confrontations du 1er et 04 août 1994, celui-ci préféra envoyer son frère NOEL en éclaireur
28 septembre 1994, pour une plainte plus que grave en date du 08 juillet 1994 déposée directement auprès du procureur YVES LEBOURDON, celle-ci faisant partie d'un lot dénonçant nombre de malversations de l'état français en NOUVELLE-CALEDONIE B.E.L. exemple de lenteur judiciaire.
Toujours est-il qu'au cours de cette confrontation, NOEL WAHUZUE versa tout de même deux petites larmes de crocodiles en écoutant les paroles de JOSEPH WANANIJE.
Celui-ci parlait calmement mais sûrement, à la manière de la vraie coutume kanake, celle qui ne ment pas, celle qu'il n'aurait jamais due quitter au profit de la voie politique pourrie, voix de mensonges dans notre pays comme ailleurs du reste
Le 29 septembre 1994, FRANCK WAHUZUE ne se présenta pas à cette nouvelle convocation.
Le 06 octobre 1994 avec FRANCK WAHUZUE dans un premier temps.
avec NOEL WAHUZUE dans un second temps.
avec FRANCK et NOEL WAHUZUE dans un troisième temps.
Les principaux témoins étant devenus subitement"amnésiques'' et les deux frères WAHUZUE niant toute responsabilité dans le saccage des locaux d'AIRCAL, cette affaire fut définitivement classée par les"autorités judiciaires'' de NOUVELLE-CALEDONIE.
C'est justement à cette époque que j'avais croisé l'inspecteur JEAN-PATRICE HAUSTIEN dans le bâtiment réservé aux parloirs des détenus, celui-ci venant interroger un prisonnier du CAMP-EST. M'étant présenté à cet inspecteur, ce dernier déclara :
" L'affaire d'AIRCAL ne sortira pas car les coïnculpés de JOSEPH WANANIJE refusent tous de témoigner
C'est malheureux pour JOSEPH, mais il aurait dû me parler de tout cela avant, au lieu de se taire lors des interrogatoires. Je sais que FRANCK WAHUZUE est dans de nombreuses affaires louches, mais pour le coincer c'est autre chose ".
Avec le recul, je me dis qu'il ne risquait pas de se faire coincer, le FRANCK WAHUZUE, car c'est la justice française elle-même qui le protège ! Une petite phrase de"maître'' CHRISTIAN BOISSERY me revient également en mémoire :
" FRANCK WAHUZUE ? Il va finir avec une balle dans la tête car il est dans toutes les affaires louches
Juste après l'arrestation de JOSEPH WANANIJE, il était à Singapour ou dans les environs et attendait la suite de l'affaire pour rentrer en NOUVELLE-CALEDONIE.. A l'époque, c'était moins une qu'il ne prenne un mandat d'arrêt aux fesses ! ".
Si la fin d'un tel personnage doit être de"finir avec une balle dans la tête'', ce qui serait vraiment dommage pour la vérité cachée dans ce pays, je me demande bien quelle peut être celle d'un avocat véreux ?
Je me demande bien qu'elle peut être celle d'un pays ayant pourtant vu la naissance des droits de l'homme en 1789 ? Un pays qui rabâche des mots vides comme : " LIBERTE EGALITE FRATERNITE ", en prenant bien garde de ne pas les appliquer lui-même
Un pays nommé FRANCE, ce qui rime avec souffrance et rance !
Deux mots qui colleraient beaucoup mieux avec la réalité !
Je me demande bien quelle peut être celle d'un pays appelé NOUVELLE-CALEDONIE, ce qui rime avec félonie, comme KANAKY du reste...
Pauvre JOSEPH ayant cru en cet idéal comme j'ai pu croire en la justesse de mon combat
Pauvre KANAKY, morte avant même de naître
Morte dans le silence corrompu de tes dirigeants, ceux qui sacrifiaient tes enfants en ton nom
Ils n'hésitaient pas à l'époque, mais ils se taisent maintenant !