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DIJOU GUY

A

MONSIEUR LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE EN NOUVELLE-CALEDONIE

LE 25 OCTOBRE 1994

NOTE SUPPLEMENTAIRE

Le dernier exemplaire en ma possession de cette plainte a été expédié au président de la république française, avec un dossier complet par voie recommandée avec accusé de réception.

Récépissé d'envoi n° 5093 Date : 05 novembre 1996

Avis de réception n° 5093 Date : 12 novembre 1996

Tampon de réception : présidence de la république française : Courrier arrivé (voir chapitre " PRESIDENCE DELA REPUBLIQUE FRANCAISE ").

Comme par hasard, ma mère n'a jamais reçu aucun exemplaire de cette plainte du 25 octobre 1994...

Celle-ci concernait toutes les infractions relevées dans le pénitencier du CAMP-EST envers le code de procédure pénale, et en particulier les deux points suivants :

 

1°) Mort du jeune... MITRIDE en 1987.

Celui-ci décédait lors d'une crise nocturne d'asthme aigu dans une cellule qu'il partageait avec MAURICE MOINDOU, à l'infirmerie du CAMP-EST.

A maintes reprises, MAURICE MOINDOU avait appelé les gardiens à travers les barreaux de la"fenêtre'', celle-ci se trouvant pratiquement en face du poste de garde.

Excédé, il avait même lancé : " Gardiens ! Le jeune va crever ! ".

Son agonie avait duré de longues heures car les gardiens étaient à la recherche de MATTHIEU PABOUTY, l'infirmier du CAMP-EST qui n'était pas à son domicile administratif situé dans l'enceinte du pénitencier.

Malheureusement, le jeune homme était mort lorsque celui-ci vint l'ausculter le matin de bonne heure.

MATTHIEU PABOUTY ne peut toutefois pas être incriminé, car il n'avait pratiquement pas de repos bien défini étant l'unique infirmier du CAMP-EST, résidant sur place qui de plus est.

Il n'avait jamais d'horaires lorsqu'il s'agissait de soigner un détenu malade ou blessé la nuit ou le dimanche par exemple. Ce fameux soir, il n'était pas là et un jeune homme est mort...

Bien sûr, celui-ci avait une constitution et une santé fragiles.

Il y eut un semblant d'enquête menée par un des inspecteurs de police m'ayant interrogé auparavant dans le cadre de l'affaire HAM TRONIQUE, l'inspecteur FRANCOIS GIACOMOTTO pour ne pas le citer…

Bien qu'étant dans la cellule jouxtant celle du jeune MITRIDE, ma déclaration ne fut pas prise en compte, pas plus que celles d'autres détenus nommés FRANCOIS TOURNIER et JEAN-LOUIS ROCHER.

Le premier était membre de la famille de JAMES TOURNIER-FELS abattu à THIO le 15 novembre 1986.

Et cette mort tomba dans les oubliettes...

Le directeur GERARD PERRAUDIN ne fut jamais inquiété, pas plus que la hiérarchie du pénitencier du reste.

Un détenu à peine sorti de l'adolescence était décédé dans une infirmerie faute de soins et après une agonie de plusieurs heures, mais il n'y eut aucune suite comme d'habitude…

Le seul scandale ayant éclaboussé le CAMP-EST remonte aux 30 / 31 décembre 1966, avec le tabassage mortel du détenu MICHEL ARSAPIN par des gardiens.

 

2°) Suicide d'ANGELO WAHOO le 10 juin 1994.

Ce fait tragique est amplement décrit dans la note supplémentaire de la lettre du 21 août 1994 adressée à maître CHRISTIAN BOISSERY ( voir rubrique " AVOCATS " ).

Là encore, le directeur YVES DUPAS et la hiérarchie du camp-est ne furent jamais inquiétés, et il n'y eut jamais d'enquête au bloc C d'isolement du CAMP-EST.

Quant à l'absence de cellules de psychiatrie au pénitencier, n'en parlons pas… Peut-être sont-elles prévues pour l'an 3000 !

Par contre, les rations alimentaires journalières augmentèrent considérablement pendant une dizaine de jours environ, après le suicide d'ANGELO WAHOO... Il s'agissait de calmer ceux qui avaient l'esprit dans l'estomac en quelque sorte ; le ventre bien plein cette"mésaventure'' passait mieux n'est-ce pas ?


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