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06/12/04
Je signe la même lettre des deux mains... (greg)
LETTRE OUVERTE A J.C. RUFFIN / JE SUIS ANTISEMITE
La lecture du rapport Rufin m'a enfin ouvert les
yeux ...
[Email de Marc Saint-Upéry - 26
Novembre 2004]
La lecture du rapport Rufin m'a
enfin ouvert les yeux. L'heure n'est plus aux euphémismes, aux rationalisations
et aux tergiversations. Il nous faut désormais, moi et, je suppose,
tous ceux qui partagent des opinions analogues, regarder la réalité en
face. Pourquoi le cacher ? Nous sommes tous des antisémites.
En tout cas, en ce qui me concerne, il est désormais clair que je
suis un antisémite dans la mesure où je suis globalement d'accord
avec les opinions qui suivent :
" Aujourd'hui, la
nation israélienne
s'appuie sur un échafaudage de corruption, lui-même posé sur
des fondations d'oppression et d'injustice. En tant que telle, la fin
de l'entreprise sioniste est déjà à notre porte.
Il existe une vraie probabilité que notre génération
soit la dernière
génération du sionisme. Il se peut qu'il y ait un État
juif, mais il sera d'un autre genre, étrange et affreux. [...]
Il apparaît que ces deux mille ans de lutte du peuple juif pour
sa survie se réduisent à un État de colonies, dirigé par
une clique sans morale de hors-la-loi corrompus, sourds à la fois à leurs
concitoyens et à leurs ennemis. [...] Une structure construite
sur de l'insensibilité à l'Homme s'effondrera d'elle-même,
inévitablement. Prenez bien note de cet instant : la superstructure
du sionisme s'effondre déjà [...]. Seuls les fous continuent à danser
en haut de l'immeuble, alors que les piliers s'effondrent. " Avraham
Burg, membre du parti travailliste israélien, ex président
de la Knesset
" La vérité déprimante,
c'est que le comportement actuel d'Israël n'est pas seulement néfaste
pour les États-Unis, bien qu'il le soit indéniablement. Il
n'est même pas seulement néfaste pour Israël lui-même,
comme de nombreux Israéliens le reconnaissent tacitement. La vérité déprimante,
c'est qu'Israël est néfaste pour les Juifs. " Tony
Judt, historien juif anglo-américain libéral se réclamant
de Raymond Aron et de François Furet.
" Je ne suis pas psychologue, mais je
crois que quiconque vit avec les contradictions du sionisme est condamné tôt
ou tard à sombrer dans la folie. Il est impossible de vivre comme
cela. Il est impossible de coexister avec une injustice aussi terrible.
Il est impossible de vivre avec des critères moraux aussi contradictoires.
Quand je contemple non seulement les colonies, l'occupation et la répression,
mais aussi le mur démentiel derrière lequel les Israéliens
tentent de se cacher, j'en viens à la conclusion qu'il y a quelque
chose de très profond dans notre attitude à l'égard
du peuple autochtone de cette terre qui nous fait complètement délirer. " Haïm
Hanegbi, israélien, membre du mouvement pacifiste Gush Shalom.
A quelques nuances près, donc, je
souscris largement à ces propos et à bien d'autres de la même
eau que je lis régulièrement dans la presse israélienne
en anglais, car, comme tous les antisémites, je suis obsédé par
ce que font et disent les Juifs et Israël. En raison de mes activités
professionnelles et militantes, je suis aussi obsédé par pas
mal d'autres choses qui n'ont rien à voir avec les Juifs et Israël
et je lis très régulièrement des organes de presse américains,
britanniques, italiens, espagnols, mexicains, brésiliens, argentins,
péruviens, boliviens, équatoriens et, à l'occasion,
tchèques, mais ce n'est pas une excuse. Du seul fait de ce " goût étrange
pour le peuple Juif ", comme dit Roger Cukierman, je suis quand même
un antisémite. De fait, quelle autre raison pourrait avoir un intellectuel
goy français de lire Haaretz qu'un antisémitisme sournois ?.
En outre, pour bien saisir la perversité de
mon antisémitisme, il faut savoir qu'il se masque derrière
une apparence de déconstruction fallacieuse du discours antisioniste
vulgaire. Dans un ouvrage publié par les éditions La Découverte*
(éditeur crypto-antisémite qui masque lui aussi hypocritement
ses activités antisionistes répugnantes par la publication
d'ouvrages d'auteurs sionistes comme Mitchell Cohen ou même Theodor
Herzl en personne, sans parler de nombreux ouvrages consacrés à la
Shoah), j'écrivais ainsi : " Le sionisme n'est pas le fruit d'un
sinistre complot impérialiste, mais un mouvement d'auto-émancipation
des masses juives d'Europe centrale et orientale et une critique politique
et culturelle des illusions assimilationnistes répandues en Occident
- critique que la première moitié du XXe siècle européen
justifiera pour bonne part, et de façon tragique. "
Je dénonçais par ailleurs
le " simplisme de certains discours pro-palestiniens, qui participent de
la pensée pieuse dont se nourrit un gauchisme doloriste et manichéen " et
j'ajoutais, feignant de critiquer la diabolisation unilatérale d'Israël : " Parfois
décrit comme le Œpéché originel' d'Israël,
ce passé [à savoir les excès de la guerre d'Indépendance
et l'expulsion de 700 000 Palestiniens] n'est pourtant pas plus coupable
que celui, point très éloigné, de bien des membres tout à fait
respectables de la communauté internationale. " Enfin, je me prononçais
vigoureusement contre toute complaisance à l'égard des actes
antijuifs : " Ses agresseurs [ceux d'un jeune collégien juif],
tous comme ceux qui s'en prennent à des symboles ou des institutions
de la communauté juive, sont au mieux de jeunes fier-à-bras écervelés,
au pire de petits crétins racistes. Les autorités de la République,
pas plus que l'administration scolaire, ne sauraient tolérer de tels
dérapages au nom de je ne sais quelle complaisance tiers-mondiste
ou de la susceptibilité des populations immigrées. "
Bien entendu, aucun " décrypteur " intelligent
de mon discours antisioniste ne se laissera prendre à ces pitoyables
manoeuvres de diversion. Comme le déclarait il y a quelque temps un
spectateur enthousiaste du film de Jacques Tarnéro à un journaliste
de Libération : " Maintenant, il y a des antisémites qui
reconnaissent la Shoah, ça ne prouve rien en leur faveur ! " Grâce
au travail pionnier d'analyse symptômatologique effectué par
les courageux déconstructeurs de la " nouvelle judéophobie ",
on devinera sans peine que ces propos cauteleux rédigés par
ma plume machiavélique ne sont que la preuve que je suis prêt à tous
les compromis de surface pour faire passer mon message antisioniste-antisémite
de délégitimation insidieuse d'Israël et, par conséquent,
de légitimation subreptice des incendies de synagogues, des profanations
de cimetière et des pogroms de demain.
Car il faut bien comprendre la manoeuvre.
S'opposer, par exemple, à la diabolisation unilatérale et à la " nazification " d'Israël
pour la simple et vulgaire raison qu'elle serait empiriquement indéfendable
et qu'elle reflèterait la mauvaise foi ou l'imbécillité de
l'infime poignée d'ultra-gauchistes tarés et/ou d'islamo-fascistes
délirants qui la pratiquent, et non pas parce qu'elle serait sacrilège
en soi, c'est précisément légitimer par la bande la
comparabilité historique de tout avec tout, et en particularité celle
de l'incomparable et intouchable Israël. Les gens qui, comme moi, se
plaisent à couper les cheveux en quatre et feignent d'attribuer une
certaine pertinence historique au sionisme et de reconnaître le droit à l'existence
d'Israël tout en soumettant les pratiques de cet État à une
sociologie comparative de l'oppression et de la domination hypocritement " nuancée ",
les gens qui, comme Dominique Vidal, ratiocinent avec une fausse innocence épistémologique
pour savoir dans quelle mesure les pratiques de l'Etat juif ressemblent ou
ne ressemblent pas à celles de l'apartheid sud-africain, sont donc
des antisémites sournois bien plus dangereux que les simples négationnistes
et judéophobes déclarés.
Une autre raison pour laquelle il est clair
que je suis un antisémite " par procuration ", selon la jolie formule
de Jean-Christophe Rufin, c'est que je n'ai même pas honte. Je suis
en effet favorable à une offensive intellectuelle agressive et sans
pitié contre le chantage idéologique permanent exercé en
France par une poignée d'intellectuels juifs et non juifs. Je suis
un antisémite parce que je refuse de me laisser intimider et de faire
acte de contrition. Je suis un antisémite parce que j'éprouve
la plus profonde admiration intellectuelle et humaine pour des gens comme,
par exemple, Rony Brauman, Daniel Lindenberg ou Pierre Vidal-Naquet _ intellectuels
aux options politico-idéologiques par ailleurs assez différentes
mais qui, comme chacun sait, ont en commun d'être de typiques Juifs
honteux et d'ignobles " self-haters ". Je suis un antisémite parce
que je me solidarise avec eux et avec bien d'autres, juifs et non juifs,
qui partagent des positions analogues. De la même façon, et
pour les mêmes raisons, je suis un antisémite parce que que
j'éprouve le plus profond mépris pour Alexandre Adler, Alain
Finkielkraut, Jacques Tarnéro, Pierre-André Taguieff et bien
d'autres, juifs et non juifs, qui partagent les objectifs de leur campagne
hystérique contre la " réprobation d'Israël ".
Je ne ressens pas par rapport à ces
derniers une simple divergence d'opinion. Je ne les perçois pas comme
des gens qui sont seulement en désaccord avec moi, mais comme des
propagandistes manipulateurs qui pratiquent le chantage victimiste sournois
et le lynchage moral comme méthode de débat permanent. Le fait
que leur volonté de salir systématiquement leurs adversaires
ait parfois des effets d'intimidation sur des personnes parfaitement honnêtes
n'est que la preuve de leur dangerosité. Pour moi, ces intellectuels
sont moralement du même acabit que les compagnons de route du totalitarisme,
les virtuoses staliniens de la dénonciation de la " complicité objective " avec
la réaction, les sophistes justificateurs du " bilan globalement positif " de
l'Union soviétique ou, pour un exemple plus contemporain, l'inénarrable
Ignacio Ramonet léchant les bottes du dictateur Castro sous prétexte
que l'ennemi de mon ennemi est mon ami. Ces gens-là ne méritent
pas notre respect. Ils ont failli comme intellectuels et, en mettant la mission
qui lui a été confiée au service de cette propagande
de bas étage, Jean-Christophe Rufin a lui aussi gravement failli à l'éthique
du service public.
Comme les idéologues monomaniaques
dont le rapport Rufin se fait subrepticement l'écho sont des malades
ou des salopards, et souvent les deux à la fois, il faut les traiter
comme tels, et cesser d'être sur la défensive. Il faut les attaquer
publiquement et casser leur sophistique misérable (qui ferait d'ailleurs
rire pas mal de gens en Israël, où on est nettement plus lucide
et autrement moins tortueux) sans inhibition. Il faut cesser d'être
tétanisé, il ne faut pas ou plus se demander " mais si je dis ça,
malgré ma bonne volonté, est-ce que ça ne risque pas
d'être interprété comme un discours antisémite,
ou comme un raisonnement qui m'entraîne sur la 'pente glissante' ? ".
Il n'y a pas de pente glissante, il y a les faits, leur interprétation
empiriquement contrôlable et la recherche de la vérité qui
s'effectue à travers elle. Et il n'est pas de vérité,
partielle ou synthétique, transparente ou complexe, qui ne serait
pas bonne à dire ou à écrire sous prétexte qu'elle " faciliterait " le " passage à l'acte " de
crétins et d'illuminés qui, de toutes façons, ne se
soucient pas de la vérité et ne fréquentent pas les
lieux où elle se cherche et s'énonce.
Il y a des moments dans l'histoire où l'honneur
de l'esprit mérite d'être défendu, y compris face aux
formes d'ignominie intellectuelle qui se drapent dans la vertu dénonciatrice
et dans la parodie cynique d'une moralité supérieure. C'est
aujourd'hui toute une collectivité humaine et politico-intellectuelle
(le mouvement altermondialiste, les Verts, l'extrême-gauche et par
association, tous ceux qui, réformistes, sociaux-démocrates
ou libéraux, partagent telle ou telle de leur position sur le conflit
israélo-palestinien) qui est mise sur la sellette en bloc, jugée
en termes de responsabilité collective et mise en demeure d'abjurer
des convictions certes parfaitement discutables dans les détails,
voire parfois simplificatrices dans leur formulation sténographique,
mais malheureusement largement fondées pour l'essentiel. Et quand
cette mise en demeure se fait au nom d'un phantasme idéologique concocté par
une petite mafia de pervers qui vivent de la promotion d'un narcissisme communautaire
paranoïaque (heureusement loin d'être hégémonique
chez les Juifs de France) et de la pornographie mémorielle au service
d'une raison d'Etat coloniale sans vergogne, il est de notre devoir de réagir**.
C'est pour cela que, si c'est là le prix de cette bataille pour la
vérité et la dignité, j'accepte qu'on me colle l'infamante étiquette
et je ne chercherai pas à dissimuler ce qui, désormais, crèvera
les yeux de tous mes lecteurs de bonne foi : oui, encore une fois, je
suis un antisémite.
Marc Saint-Upéry [éditeur,
journaliste et traducteur]
*AA.VV., Antisémitisme : l'intolérable
chantage. Israël-Palestine, une affaire française ?, La
Découverte, Paris, 2003.
** Bien qu'elle révèle nettement
mon obsession antisémite (et, très probablement, mon négationnisme
larvé), la notion de " pornographie mémorielle " n'est pas
de moi, mais de l'historienne israélienne Idith Zertal, auteure de
Death and the Nation. The Holocaust in Israel's Discourse and Politics (Dvir,
2003 ; à paraître aux Editions La Découverte).
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OUTFOXED Rupert Murdoch's War on Journalism de Robert Greenwald Disponible en DVD Sortie en salles le 22/10/2004
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UNCONSTITUTIONAL Patriot Act: The War On Our Civil Liberties de Robert Greenwald Sortie en DVD en Sept. 2004
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UNPRECEDENTED The 2000 US Presidential Election de Robert Greenwald Disponible en DVD
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Le Monde selon Bush de William Karel
Sortie le 26 Juin 2004
en collaboration avec Eric Laurent
auteur de La guerre des Bush et Le monde secret de Bush
(Editions Plon)
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Fahrenheit 911 de Michael Moore
Sortie le 07 Juillet 2004
Qui a dit que l'agit prop devait être chiante ? Un film a voir absolument...
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S 21, la machine de mort khmer rouge
Sortie le 11 Fevrier 2004
Rithy Panh : un homme face au génocide khmer : "Etre un passeur de mémoire me rend vie..." Rithy Panh avait 11 ans quand les Khmers rouges l'ont envoyé dans un camp. Rescapé parmi deux millions de fantômes, depuis, il filme. S 21, la machine de mort khmère rouge est ce récit de l'enfer.
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VOLTAIRE
le quotidien
du Réseau Voltaire
Magazine quotidien d'analyses internationales
Depuis deux ans le Réseau Voltaire a développé ses publications jusqu'à proposer trois services quotidiens, deux services hebdomadaires et de nombreux articles et enquêtes supplémentaires. Progressivement, nous avons constitué un ensemble d'outils de veille documentaire, d'information, d'analyse et de prospective qui, regroupés de manière cohérente, lui permettent aujourd'hui de proposer un magazine quotidien de politique internationale.
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Le Cartel Bush
("Fortunate Son" de J. Hatfield)
Traduction française
Il y a les biographies de George W. Bush écrites par les communicants de la Maison-Blanche ou les journalistes « amis ». Et il y a Le Cartel Bush, la biographie non autorisée. Celle qui explore en détail l'entourage du président des États-Unis, ses affaires, ses retournements de veste, le financement de ses campagnes électorales, son addiction à la cocaïne… L'auteur, James Hatfield, fut menacé par deux proches conseillers du président devant témoins et retrouvé peu après, mort, dans un motel. La police assure qu'il s'est suicidé. Sa famille prétend qu'il a été assassiné. Ce document exceptionnel a été traduit en français. Le Réseau Voltaire en assure la diffusion exclusive en France
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Un film de Errol Morris
avec Robert S. McNamara
Sortie le 14 Janvier 2004
Ce documentaire est l'histoire de l'Amérique vue par l'ancien Secrétaire de la Défense américaine, Robert S. McNamara, personnalité parmi les plus controversées et les plus influentes de la scène politique internationale. A travers son analyse, nous redécouvrons les événements majeurs du XXe siècle.
Du bombardement de 100 000 civils japonais à Tokyo en 1945 au risque imminent de catastrophe nucléaire pendant la crise des missiles cubains, en passant par les effets dévastateurs de la guerre du Vietnam, The Fog of war examine la psychologie et les raisonnements des décisionnaires du gouvernement qui ont envoyé les hommes au combat.
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Un documentaire de Rodrigo Vasquez
Sélection au Festival de Cannes
Sortie le 21 Janvier 2004
C'est au nom de "la lutte contre le terrorisme" qu'une opération spéciale - nom de code CONDOR - a été menée dans les années 70 et 80 en Amérique du Sud. Cette lutte lancée par le Chili après le coup d'état du 11 septembre 1973 d'Augusto Pinochet, ciblait les mouvements de gauche.
Condor devint rapidement un réseau reliant les dictatures militaires, soutenu par le département d'Etat américain et la CIA.Le film de Rodrigo Vazquez, jeune cinéaste argentin, accompagne plusieurs victimes de CONDOR, toujours à la recherche de la vérité.. Il pousse certains leaders de Condor, hélas toujours en place, à témoigner. Depuis les évènements du 11 septembre 2001, ceux-ci revendiquent ouvertement être les pionniers de l'actuel combat contre le "terrorisme international"
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